‹ Histoire révolutionnaire contemporaineChapitre 72 sur 92 · CHAPITRE XLVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVII

Accusations dirigées contre le parti Impérialiste à propos du 18 mars.

Incriminations dirigées par le gouvernement de M. Thiers contre le parti impérialiste. — Accusations de M. Adam. — Affirmations hésitantes de M. Tirard. — Allégations de M. P.icard. — L'amiral Saisset et M. Jules Favre les contredisent catégoriquement.

Au moment où éclate la Commune, le gouvernement de M. Thiers ne craignit pas d'accuser les partisans de l'Empire d'avoir contribué à cette iusurrection. Un télégramme officiel signala même au pays la présence à Boulogne de deux anciens dignitaires, dont la sûreté fut menacée et à la liberté desquels il fut porté atteinte. M. Adam, M. Picard et M. Tirard ont insinué dans l'Enquête, qu'ils avaient surpris la main de bonapartistes dans le 18 mars, et M. Picard accuse l'Empire d avoir fait flamber finances. 11 oublie que du 4 septembre au 18 mars, on avait pu fouiller à l'aise dans la comptabilité de l'Empire, qui a été régulièrement apurée, tandis que les seuls comptes liquidés par le feu sont ceux que n'ont rendus ni M. Ferry, maire de Paris, ni M. Picard, ministre de^ finances.

M. l'amiral Saisset a repoussé loin de lui la pensée qu'on lui attribuait d'accuser les impérialistes, et M. J. Favre a déclaré que rien ne lui permettait de les incriminer.

Après le 31 octobre, les agents bonapartistes qui s'étaient, introduits dans Paris ont disparu comme par enchantement. J'ai moi-même, à cette époque, quitté la préfecture de police et je n'ai compris l'importance des intrigues nouées à Paris pendant le mois d'octobre, qu'après avoir connu les intrigues nouées à Metz et à Londres pendant le même mois.

M. Adam, p. 158.

Faut-il soupçonner le parti bonapartiste ?

Avant le 31 octobre mon attention avait été appelée sur les menées des bonapartistes. Je n'ai pas fait de bruit de cette affaire. Je l'ai suivie

Page 1