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TOME II. JO

1Z|6 HISTOIRE RÉVOVUTIONNAIRE

très-secrètement, et, en dehors de la préfecture de police elle-même, qui n'était pas outillée pour exercer une surveillance utile de ce côté. On m'avait signalé la présence du général Fleury, je n'ai pas pu la constater, mais il est certainement venu à Paris, en octobre, un personnage important. Pourquoi ? Je ne me suis expliqué cela que plus tard. Seulement, je sais que vers la fin d'octobre, le parti bonapartiste avait modifié son attitude, qu'il reprenait courage et qu'il y avait des allées et venues à travers le camp prussien, dans la direction de Reims, sans pouvoir affirmer que ces menées se lient à l'insurrection du 31.

M. Adam, p. 158.

M. le président. — Auriez-vous quelque raison de croire.que les Prussiens fussent favorables à la Commune ?

m. tirard. — Je n'ai que des présomptions.

m. le président. — Et le parti bonapartiste?

m. tirard. — Quant aux bonapartistes, j'ai entre les mains quelque chose qui m'a semblé un indice. Mais c'est tellement vague, que je préfère le passer sous silence. C'est un fait qui a eu lieu après l'affaire de la place Vendôme, mais qui n'est pas suffisant pour formuler une accusation contre un parti.

m. vacherot. — Le fait auquel vous faites allusion n'est pas décisif?

m. tirard. — Non, c'est un fait plus moral que matériel.

M. Tirard, p. 243.

m. picard. — Pour le mouvement bonapartiste, je crois qu'il a été pour beaucoup dans l'insurrection de Montmartre. Lors de l'assassinat des généraux Lecomte et Clément Thomas, il y avait là un jeune officier de marine, que je connais particulièrement, et qui a failli être fusillé comme eux. 11 a tout vu, et voici ce qu'il m'a dit : Ce sont des soldats qui ont assassiné le général Clément Thomas. C'est un homme en costume n'officier de marine qui a commandé le feu. Sans lui, jusqu'à un certain moment, on pouvait espérer que ces malheureux généraux seraient relâchés. On ne sait pas d'où vernit cet homme. Le jeune officier dont je veux parler est resté à Paris ; il a cherché à le retrouver partout, il ne l'a pas pu. Quel est cet homme qui assiste à une exécution semblable et qui disparaît? D'où viennent ces ordres qui ont fait mettre le feu au ministère des finances?

Un membre. — Ah! il y a bien des explications possibles de ce fait.

11 y avait au ministère des pièces comptables qui pouvaient être fort compromettantes.

J/. Puant, p. 58.

Un membre. — Amiral, vous avez dit tout à l'heure que vous aviez des raisons de penser que l'incendie avait été soudoyé par des agents bonapartistes.

m. l'amiral saisset. — Non! non! je ne puis vous donner que le résultat des conversations que j'ai eues avec des francs-tireurs, un tas de gredins.

Amiral Saisset, p. 318.

m. le vicomte de meaux. — Plusieurs personnes ont dit qu'on avait trouvé dans les préparatifs de l'insurrection la main des Prussiens ou des bonapartistes ; l'avez-vous remarqué ?

m. jules favre. — Ni pour l'un, ni pour l'autre, je n'ai rien vu qui m'autorise à accuser soit les Bonaparte, soit la Prusse. — On l'a dit.

Quant aux Prussiens, j'ai plus de compétence, puisque j'ai négocié avec eux. Quant aux Bonaparte, je n'en sais rien, je n'ai rien qui m'autorise à les accuser d'avoir fomenté le 18 mars.

M. Jules Favre, p. 56.

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