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LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ

« La Commune de Paris nomme le citoyen Charles Beslay en qualité de son délégué à la Banque de France. »

Signé :

» Les délégués au Comité exécutif,

» Lefrançais, Tkidon, Félix Pyat. »

« — Vous devez, citoyen, vous douter du motif qui m'amène; je suis délégué de la Commune. »

Je lui rappelai alors notre conversation de l'avant-veille, et je lui déclarai qu'il ne pouvait être délégué que dans les conditions que je lui avais déterminées d'avance, c'est-à-dire avec la faculté de connaître mes rapports avec le gouvernement de Versailles et avec la Commune, et rien de plus.

« — Mais vous ne voyez donc pas» citoyen, que nous sommes la force ?»

Je dus lui répondre que la force n'avait pour moi qu'une mince v'aleur, que j'étais beaucoup mieux que cela, puisque j'étais le droit, et que je maintenais absolument mon programme. Ce n'était chez mon iuUrlocuteur qu'une bouffée d'orgueil qui ne changeait rien à ses intentions.

Le lendemain, je rJui.is le conseil qui se trouvait réduit à cinq derniers membres. M. Durand, le doyen, qui, malgré son âge, a été pour tous un exemple de sagesse et de ferait té, M. Davillier, M. Dinieie, M. Millescamp et M. Fère, censeur, pour loue donner connaissance de ces incidents.

Un membre. — Vous habitiez seul, Monsieur, dans l'hôtel?

m. de ploeuc. — J'étais seul, comme gouverneur, à y hululer, mais les quatre chefs principaux demeurent aussi à la Banque.

Le lendemain, les fédérés nous enserrèrent encore davantage en occupant le timbre, l'enregistrement et la mairie du deuxième arrondissement.

J'installai Beslay dans un cabinet en face du mien, afin de le conserver autant que possible près de moi. A partir de ce jour, il nous a, comme j'aurai occasion de le montrer, aidé dans la mesure de son autorité, et je déclare que, sans le secours qu'il nous a apporté, la Banque de France n'existerait plus.

Un membre. — La lettre qu'il a publiée dans les journaux n'est pas exagérée alors?

m. de ploeuc. — Non, il est dans le vrai, quoique peut-être il eût mieux fait de ne pas l'écrire.

Un membre. — Celle qu'il a écrite de Genève est mieux.

Un membre. — Oui, elle est assez convenable.

Un membre. — Il est à Genève ?

Un membre. — On lui a donné alors le droit de s'en aller?

m. de ploeuc. — Permettez-moi de jeter un voile sur cela. Il est en Suisse.

m. le président. — Les quelques paroles que vient de prononcer M. de Plœuc, quand il vous a dit : « sans M. Beslay, la Banque de France n'existerait plus », expliquent tout.

Un membre. — Je crois qu'il est des Gôtes-du-Nord ; il a été député du Morbihan après 1830, et en 1848 il a été à l'Assemblée constituante.

m. de ploeuc— Il appartient, je crois, à une famille d'entrepreneurs.

Le même membre. — Son père a été député sous l'Empire et la Restauration.

m. de ploeuc. — Député de Dinan, je le crois. M. Beslay est un de ces hommes dont l'imagination est sans contre-poids et qui se complaisent dans l'utopie ; il rêve de concilier tous les antagonismes qui sont dans la société, les patr©nset les ouvriers, les maîtres et les serviteurs.

La situation se tendant de plus en plus, je crus devoir aller le 2 avril à Versailles, dont je ne recevais que les avis les moins justifiés.

Je savais qu'il pouvait y avoir dans la garde fédérée trente ou quarante mille bandits et assassins et je craignais que le premier coup de canon lire ne fût le signal d'une attaque contre la Banque. — Les émissaires que j'avais envoyés à Versailles m'avaient rapporté que l'action militaire devait s'engager au jour le plus prochain, et je venais demander au chef du pouvoir exécutif que les premières troupes qui entreraient dans Paris vinssent à mon aide, parce que je ne me défendrais qu'à la condition d'être secouru.

Pendant que j'étais dans le cabinet du Président de la République,

j'entendis les premiers coups de canon, et je le quittai promptement pour revenir à mon poste, ayant, hélas! constaté qu'on avait ignoré à Versailles la situation vraie de la Banque de France. — On la croyait presque vide de valeurs.

La Commune, pendant ce temps, rendait un décret pour dissoudre les compagnies spéciales et les fondre dans les bataillons. Comme il n'existait à cette époque, en dehors des cadres, que le bataillon de la Banque de France, je ne doutais pas que ce décret n'eût pour objet d'en préparer ia dispersion. — Mais les archives de la Banque possédaient un décret de 1792, qui assignait aux employés des grandes administrations leurs bureaux comme poste de combat quand la patrie est en danger. Ce décret a été mon talisman contre la dissolution de notre bataillon, essayée de mille façons.

La date vénérée que j'avais à opposer à ceux qui s'adressaient à moi pour cet objet faisait courber les têtes, et nous gagnions quelques heures, après lesquelles, emportés par les événements, ils ne pensaient plus à nous.

Toutes les tentatives pour dissoudre notre bataillon sont consignées dans le rapport du commandant Bernard.

Il renferme des détails pleins d'intérêt sur toutes les péripéties par lesquelles nous sommes passés. Si vous jugez utile de le connaître, je pourrai en faire le dépôt entre vos mains.

m. le président. — Parfaitement.

m. de ploeuc. — Vous verrez, Messieurs, combien il a fallu à ce vieillard d'énergie et de finesse pour déjouer toutes les tentatives faites pour disperser et détruire notre seule force armée, soit qu'un décret appelât tous les hommes de 20 à 40 ans au service extérieur, soit qu'on bornât les exigences du service aux mairies, service que nous promettions et ne faisons jamais, soit encore qu'on nous demandât nos armes à tir rapide, que nous promettions et ne remettions point.

Le 6 avril, je fus averti par Beslay qu'à la requête de Baoul Bigault j'allais être arrêté. Beslay me priait instamment de pourvoir h la sécurité de ma personne, me disant très-naïvement que, quoique membre de la Commune, il n'était pas sûr de pouvoir me faire mettre en liberté si une fois j'étais pris. C'était le lendemain ou le surlendemain de la loi des otages et de l'arrestation de l'archevêque.

A dater de ce jour, je cessai d'habiter la Banque, et je n'y vins plus que par intermittence, de façon à déjouer autant que possible les tentatives qui pouvaient être faites contre ma personne. On décidait dans une séance orageuse qu'on arrêterait le sous-gouverneur de la Banque, et le lendemain ces résolutions de la veille étaient emportées par de

nouveaux incidents. Telle est l'explication qui me fut donnée par quelqu'un très au courant de ce qui se passait, de leurs vaines tentatives pour m'arrêter. Le conseil de régence ne pouvait plus désormais se réunir à la Banque; nous choisîmes pour nos réunions le domicile de M. Daviller, jusqu'au jour où nous fûmes avertis que les comités avaient décidé l'arrestation des régents. Chacun des membres du conseil de régence pourvut à sa sécurité personnelle, mais le conseil continua à se réunir comme par le passé. — Les réquisitions continuèrent dans les mêmes conditions. Je refusais toujours jusqu'à ce que le conseil eût statué ; nous gagnions ainsi quelques heures.

Le 13 avril fut un jour de très-grand péril. Les délégués trouvèrent au ministère des finances un procès verbal, dans lequel M. Rouland était intervenu comme gouverneur, et d'où l'on pouvait conclure que les diamants de la couronne étaient à 1a Banque de France.

En conséquence, la Commune avait donné ordre â ses délégués d'exiger la remise des diamants, mais de tenter de les obtenir par la voie amiable avant d'employer la force.

Les registres des dépôts ne portant aucune mention des diamants de la couronne, la Commune pouvait croire à une dissimulation de notre part et ordonner une perquisition qui eût été désastreuse. Nous fîmes demander par M. Beslay un laisser-passer à Raoul Rigault, et nous envoyâmes à Versailles pour demander des éclaircissements au gouverneur de la Banque de France. Ses réponses nous permirent d'affirmer de nouveau que les diamants que réclamait la Commune n'avaient jamais été déposés à la Banque, et Beslay, convaincu, nous aida, non sans peine, à convaincre les délégués Jourde, Varlin et Amouroux, qui vinrent dans l'après-midi. Ils vinrent réclamer ces diamants, et après avoir examiné les registres de dépôt, ils nous déclarèrent néanmoins, qu'en dissimulant les diamants, la Banque de France faisait acte politique, qu'elle cessait d'être un établissement exclusivement commercial, et qu'elle ne pouvait plus bénéficier de la neutralité qu'elle réclamait chaque jour.

La lettre de Delescluze que je joins ici fera mieux comprendre à quel point la situation était tendue :

« Commission executive.

» 13 avril.

» Citoyens délégués aux finances, » La Commission executive, après avoir entendu le citoyen Beslay, » estime qu'avant d'user à l'égard de la Banque de France d'aucun » moyen de rigueur, il convient qu'une démarche soit faite par ledit

» citoyen Beslay, afin d'obtenir amiablement la remise des diamants de » la couronne, sauf, en cas d'insultes, à employer la force.

» Le citoyen Beslay promet d'apporter une solution définitive à » quatre heures de relevée. Le citoyen Beslay a besoin des procès- » verbaux de dépôt des diamants, et cela se conçoit. Veuillez les » lui confier sur sa décharge. — Sa probité le met' au-dessus du » soupçon, d'autant plus que l'anéantissement des procès-verbaux ne » détruirait pas les droits de la Commune, aujourd'hui représentant » d'État.

» La commission vous prie de ne voir dans cette invitation que le » désir de ménager les rapports de la Commune et d'un établissement » financier qui nous a été et nous sera encore utile.

Signé: » Ch. Delescluze.

» G. Tridon. »

m. martial delpit. — M. Picard n'avait-il pas été informé par M. Magne des dispositions prises au mois d'août pour les diamants, dispositions dans lesquelles M. Rouland était intervenu?

m. de ploeuc. — Je le crois, mais il était regrettable que je ne le susse pas. J'affirmais qu'ils n'étaient pas à la Banque, à tous risques. Ce n'est que le lendemain que j'appris de M. Rouland la vérité, et que les diamants étaient en lieu sûr.

Vers le milieu du mois d'avril, la Commune de Paris paraissait se croire viable, et voulut battre monnaie. M. Beslay fut son intermédiaire. Nous avions des lingots pour d'assez fortes sommes, mais nous n'auons conservé, dans nos écritures apparentes, que 1,100,000 francs. La Commune me fit demander de les lui livrer.

Je me retranchai derrière le conseil de régence, qui n'avait pas délibéré, et je gagnai quelques jours. M*is ils revinrent à la charge et se heurtèrent à cet argument tenu en réserve, qu'aucune administration des monnaies n'existait. Nous ne pouvions donc nous prêter à ce qu'on nous demandait.

Après quinze jours ou trois semaines de débats, ils nous notifièrent la formation d'une administration complète, à la tête de laquelle était un ouvrier bronzier, nommé Camélinat. Cette iotilication, signée Clément, Billioray et Jourde, détruisait notre dernier argument et était une mise en demeure sans réplique.

Le conseil de régence désigna trois de ses membres pour s'entendre et discuter avec cette administration les voies et moyens. Camélinat s'appuyait sur la nécessité de fa\oriser la reprise du travail, avec une insistance qui nous laissait pressentir L'emploi de la force si nous résis-

tions. Nous lui répondions que la Commune nous paraissait sortir du cercle des attributions municipales, que le droit de battre monnaie était un droit régalien, etc., etc.

Mais nous étions au terme de toute résistance et je fis une première livraison de lingots. J'obtins cependant une concession importante : je déclarai que bien qu'il s'écoulât ordinairement un délai de dix jours entre la livraison des lingots et la restitution en monnaie frappée, je ne consentirais à donner des lingots que pour un délai de quarante-huit heures.

Camélinat se tournant vers un autre membre de la Commune avec un accent de menace, lui dit : « Vous remarquerez que le citoyen se métie de nous. » Je répondis : « Oui, mais ce n'est pas une méfiance qui puisse vous offenser. Je ne sais qui triomphera de la Commune ou de Versailles, mais supposons, par impossible si vous voulez, que ce soit Versailles, je dois croire que vous quitterez rapidement vos ateliers. Et qui m'assure qu'entre vo're dépôt et la reprise de possession par le Gouvernement de Versailles, il n'y aura pas une lacune qui permettra à quelqu'un de s'emparer de vos fontes, qui, après tout, sont à moi ? »

Cet argument qui laissait supposer toute la bonne fois du monde, apaisa mon interlocuteur; et sur ma déclaration que tel était mon ultimatum, il prit l'engagement de me remettre les pièces fabriquées quatre jours après la réception des lingots.

Je n'ignorais pas que ce délai de quatre jours eût été insuffisant, et je le reconnus avec lui, — mais je lui fis remarquer qu'ils devaient avoir de l'aryent en fusion provenant soit des églises, soit des palais, ce qu'il ne nia pas.

En résumé, nous livrâmes successivement nos lingots, mais par fractions de 200,000 francs. — Leurs engagements ont été tenus, et ils nous ont restitué les pièces fabriquées dans le délai convenu.

Un membre. — Ils avaient des effigies, des coins pour battre leur monnaie?

m. de ploeuc. — Tout le matériel, y compris les poinçons et les coins, avait été. abandonné.

Le même membre. — Ils ont fait des pièces républicaines alors?

M. de ploeuc. — Ils se sont servis des coins de 1848.

Un membre. — Billioray était-il réellement le joueur de vielle?

m. de ploeuc. — Non, mais un modèle d'aielier.

'Un antre membre. — Quel intérêt avaient-ils à battre de la monnaie?

m. de ploeuc — Ils faisaient acte de souveraineté.

Le lendemain de notre dernière conférence avec Camélinat, le G mai, Jourde vint exposer son projet financier, dont le résultat devait être la réalisation d'économies importantes; mais en attendant qu'il fût appliqué, il nous demandait un million par jour pendant dix jours. MM. Davillier et Denières, régents de la Banque, assistaient à cette conversation.

Accueilli par un silence significatif, Jourde comprit qu'il faisait fausse route et que mieux valait arriver directement à l'objet de sa visite. — Il venait nous proposer l'encaissement des revenus de la Commune qu'il évaluait à 600,000 francs par jour, de telle sorte que la Banque n'aurait eu, selon lui, que 400,000 francs à donner. — Nous nous y refusâmes absolument, mais en faisant ressortir que puisque les revenus de la ville étaient de 600,000 francs, au lieu de nous demander un million, elle devait réduire la demande à 400,000 francs. Après de longs débats, il y consentit. — Jourde nous proposa en outre de consentir un emprunt sur dépôts de titres trouvés au ministère des finances. Il ne pouvait nous'convenir de prêter sur un gage qui n'appartenait pas à celui qui l'avait entre les mains, et nous refusâmes, sans qu'il insistât trop.

La ville de Paris, par une heureuse fortune pour nous, au 18 mars, avait laissé un solde créditeur d'environ 9,400,000 francs. C'est à ce solde que chaque jour, quand nous étions trop pressés, quand nous lisions dans les yeux de nos interlocuteurs que la résistance n'était pas possible, que nous prenions les sommes livrées. — Mais ce compte s'épuisait, et il ne convenait, ni à moi, ni aux régents restés à Paris, d'aller au delà et de donner ce qui ne nous appartenait pas sans une autorisation du Gouvernement. — Cela fut vers la fin d'avril l'objet de négociations avec Versailles. — Nous n'obtînmes pas satisfaction trèsfacilement, mais enfin le ministre des finances, qui avait écrit à M. Rouland, à Versailles, une première lettre qui ne nous convenait en aucune façon, sur une nouvelle insistance de notre part, nous donna satisfaction.— Je n'ai pas besoin de vous lire la correspondance échangée à cette occasion, quoiqu'elle ne soit pas sans intérêt par certains côtés.

Nous avions donc un blanc-seing, mais, comme pour le solde de la ville, c'est pied à pied que nous continuâmes de défendre notre situation, et nous n'avons livré, du jour auquel nous sommes arrivés (fin avril) au jour de notre délivrance, que 7,290,000 francs.

Depuis que j'avais été.'prévenu le 6 avril que je devais être arrêté et que plusieurs foisBeslay m'avait fait savoir qu'on s'impatientait que je ne le fusse pas encore, je ne venais à la Banque que par instants et irrégulièrement. — Le 11 mai, fatigué de cette vie errante, je rentrai

dans mon appartement. — Le 12 au malin, la Banque était investie par un bataillon de fédérés, les vengeurs de la République, et un détachement de garibaldiens. J'eus à peine le temps de me mettre à l'abri, une minute avant que l'investissement fût complété.

J'envoyai, chercher Bsslay, mais avant qu'il fût arrivé, un commissaire de police, appelé Lemoussu, voulut pénétrer dans les cours.

Ce Lemoussu, m'a-t-on dit, est originaire des Côtes-du-Nord.

Un membre. — Des Côtes-du-Nord? Est-ce un ingénieur?

m. de PLŒUc. — C'est un très-jeune homme, que l'on m'a dit avoir été fusillé ; c'est tout ce que j'en sais.

Le commissaire de police demanda à faire une perquisition, parce qu'il y avait, disait-il, un dépôt d'armes à la Banque.

Beslay arriva, et je dois lui rendre la justice de dire qu'il usa trèsénergiquement de son autorité pour s'opposer à toute perquisition, et qu'il parvint à faire retirer les troupes.

L'extrait ci-dessous du procès-verbal de la séance du conseil de régence du vendredi 12 mai, qui rappelle ces faits, ne sera peut-être pas sans intérêt pour vous.

Dans l'après-midi, Jourde me fit demander ; je ne refusai pas, pensant que cette demande se rattachait aux événements du matin. Les régents de la Banque, ou si ce ne furent pas les régents, les chefs principaux, étaient présents, comme de coutume, à cette entrevue.

« La Banque de France, me dit Jourde, est accusée d'avoir des dépôts » d'armes, de faciliter des conciliabules, et enGn il s'y trouve des per- » sonnes qui, par leur situation, sont justement suspectes au Comité. »

Je lui répondis : « Par ce mot de « personnes justement suspectes », » vous entendez ma personne, n'est-il pas vrai? Vous n'aurez pas re- » cueilli un grand avantage quand vous m'aurez arrêté. Quant à » favoriser des conciliabules, il m'est bien facile de vous répondre. » Comment! Moi qui ai refusé aux maires et aux députés de Paris, pen- » dant le séjour de l'amiral Saisset, une salle pour délibérer, et cela à » des personnes qui ne me demandaient pas d'argent, avec accompa- » gnement de bataillons, vous voulez que je favorise des conciliabules » quand je suis sous votre dépendance cpmme maintenant! Mais ceux » qui portent contre moi cette accusation ne disent pas leur véritable » pensée.

> Quant à des dépôts d'armes, vous allez avec moi, mais avec moi » seul, visiter la Banque, et si vous trouvez une arme en plus que je » n'ai d'hommes, vous me fusillerez. » A ces arguments sans réplique, Jourde abandonna ce terrain, et me dit : « 11 faut en tout cas donner » satisfaction à l'opinion publique ; en temps de révolution, i 1 faut tran-

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