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^^ Plutarque^ Numa y pag. 71 > D. Ici encore apparaît le nombre trois. U est peut-être inutile de montrer quelle est son erreur, lorsqu'il voit dans les corporations d'ouvriers un mojen de fondre en subdivisions les plus anciennes tribus. Ces corporations ne renfermaient point de Quirite, encore inoins des patriciens.
tail. L'habitude de rédiger Huémlemetit les affaires judiciaires et administratives remonte bien haut, et il nous en reste encore beaucoup à'acta. On verbalisait toutes les délibérations du sénat, tous sts Ak* crets étaient formulés : sans doute aussi que les affaires traitées par le préteur n'étaient pas uniquement confiées à la mémoire. Le cens, à lui seul, occasionait de nombreuses écritures; la gestion des finances et la questure en exigeaient encore plus. Jamais le fils d'tm Romain libre ne se livrait à ces occupations; c'était le fait des greffiers, quand toutefois on ne les confiait jmis à des esclaves instruits à ce métier : ceux->ci, après leur affranchissement, ache* taient une place dans les tribus constituées et arrè^ tées d'après i^n cens déterminé. Ainsi l'antiquité connaissait aussi cette partie essentielle du service, et ces fonctions qui nourrissent toute la classe in* férieure des employés; mais ce n'^était point un ap-^ prentissage qui conduisît au maniemoit des affaires publiques : un gouffre immense séparait des hon* neurs ceux qui les exerçaient. Outre ces occupations officielles, ces greffiers ou notaires gagnaient beaucoup d'argeot à rédiger les conventions et les titres des particuliers.
Cette tribu comprit qu'elle était pour le gouvernement un instrument nécessaire; ses richesses et son importance grandissaient sans cesse. Quand Rome étendit son territoire, les compagmes financières et
rÉtat lui-même employaient un nombre toujours croissant de scribes et de teneurs de livres. Vers les derniers temps de la république, grâces à la mobi* lité des richesses, ils constituaient en quelque sorte une seconde noblesse, et une noblesse plus puissante : ils demandèrent alors que Tensemble, la corporation de ces officiers, composât un troisième ordre, et cette prétention leur fut réellement accordée; Au temps d'Appius l'Aveugle, ils ne s'étaient pas encore élevés si haut: on ne les distinguait pas, des autres libertini; dès-lors, les scribes durent être les premiers défenseurs des réclamations conununes, et d'autant plus qu'à leur tête on voyait Cn. Flavius , sans contredit l'un des hommes les plus marquans de l'époque. On nous atteste formellement que ce fut lui qui négocia avec Appius Claudius.^^9
Sous la république, ces notaires, sous différens noms , compostent une puissante corporation, bien qu'il se formât et s'établît en dehors de celle-ci une autre classe d'employés. Vers la fin de l'empire, et tant que dura, sous la suprématie de Byzance, l'organisation du décurionat, il y eut dans la classe des professores et à c6té d'eux dans les tribus, un état de choses analogue à ce qui se pratiquait à Rome avant Appius; la tribu des notaires devint la pre-
W Tite-IWe, \. cU.$ Diodcm, XX, 36$ Pline, If. N.,
xxxra, 1?
( 4ie )
^mière ou Tune des premières. L'analogie est encore plus frappante pour les villes lombardes, où les maisons nobles formaient un nouveau patriciat : un jurisconsulte, d'un esprit très -clairvoyant, a émis une pensée dont la seule énonciation prouve la justesse , c'est que le Droit romain fut conservé en Italie par les notaires. Les héros et les législateurs de Rome doivent donc l'admiration que la postérité professe pour leur lé^slation et ses développemens, à une tribu qu'ils ne regardaient pas sans raison comme un germe de décadence, et dont les prétentions dès-lors excitaient leur juste mécontentement On était dans la quinzième année d'une guerre sanglante; on eut apparemment de fortes raisons de fermer les yeux sur les maximes politiques, et de prévenir l'épuisement de la partie de la nation soumise au service militaire.. Il importait d'admettre à cet honneur et de choisir un certain nombre de dtoyéns de naissance inférieure, et il ne serait pas juste d'oublier que telle était la pensée qui préoccupait Appius. Mais il reçut parmi les plébéiens toute la masse des libertini^ soit qu'il les distribuât lui-même dans les tribus selon son bon plaisir ^^o,
5*® Humiîibus per omnes tribus liVww. Tite-Live, 1. cit. L'éptiisemeiit des recrues devait être plus grand dans la trîba Romilia que dans la tribu Scàptia ^ mais d'un autre côté l'adjonction d'un petit nombre d'habitans de la ville à une tribu éloignée^ dont les membres fréquentaient peu les fioadces.
soit qu'il permit à chacun de choisir la sienne. ^^^ Dans tout État libre, une classe de citoyens voit avec non moins de défaveur que l'oligarque le plus endurci, une autre classe participer aux droits dont jusque-là elle était exclusivement en possession. 14^1 prétentions des colonies américaines n'avaient pas dans le cabinet d'adversaire plus passionné que dans les cabarets. Nous ne saurions pas historiquement qu'il s'établit une discorde entre la plebs et cette faction du marché, que nous devrions la supposer ^12^ C'est au grec que l'on a emprunté cette dénominatipn pour désigner les ouvriers, les marchands, les scribes, et elle leur convenait, parce qu'ils étaient toujours au marché ^^^; peut-être les historiens seuls en ont-ils fait usage. Life hommes de basse condition l'emportèrent, ainsi que le prouve l'élection de Cn. Flavius, qui eut lieu quelques années plue tard. Non -seulement les élections, dont ils étaient précédemment exclus y mais encore les plébiscites, furent souvent en leur pouvoir. La république en fut continuellement agitée; chaque élec-v ûon , chaque réunion exigeait des soins préalables,
devait avoir une influence égale à celle de l'adjonction d'im^ plus grand nombre à une tribu voisine àfi la ville.
5" Diodore, 1. cil.
^" Dans Tile-Live, 1. cit., et parce que Cn. Flavius opéra le rapprochement de ces ordres. Pline, '/f* TV., XXXDI, i.
^'^ etyofouoç ox^oç*
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( 4ï8 ) des conférences et des négociations voisines de Fintrigue : la nation se serait promptement corrompue, si une longue paix eût été possible à Rome.
Cette faveur pour les gens de basse condition est e^ contraste bien bizarre avec rinimiiié d'Appius' contre les plébéiens. Dominé par ce sentiment, il n'est rien qu'il ne fît, soit comme interroi5>4, soit comme candidat ^^5, pour exclure ceux-ci du consulat, en dépit de la loi de Licinius. L'on dit aussi qu'il s'éleva contre la loi Ogulnia. D'après les idées qu'on se faisait autrefois de l'ordre plébéien, ce serait une inconcevable inconséquence; mais c'est précisément ce qui nous donne le mieux l'explication de toute sa^ conduite. Parmi les maisons patriciennes il n'y en avait qu'un petit nombre qui fussent restées ou devenues riches et puissantes; c'était une véritable noblesse, semblable à celle dès , républiques aristocratiques des temps modernes. A côté d'elle s'élevait, en menaçant de la surpasser, la noblesse plébéienne. L'oligarchie déteste surtout les honlmes de naissance indépendante qui se sentent ses égaux; elle voit dans le bas peuple un allié coiik tre d^ ennemis communs, et souvent elle le protège avec une bienveillance extraordinaire. La noblesse vénitienne se familiarisait avec le gondolier;
*'4Cicéron,£ra/., i4 (55):
*»^ Tite-Live, X, iS.
mais elle était insolente envers le gentilhomme de terre ferme. Si un changement clans la constitution eût été possible, le sénat, plutôt que de consentir à la proposition de Mafiei, se serait déterminé à recevoir dans le grand conseil les bateliers et les colporteurs, parce qu'ils n'auraient point eu de prétentions aux hautes dignités du gouvernement* L'histoire romaine elle-même nous en oflFre un exemple mémorable. Sylla ne put faire rétrograder la constitution au-delà de la loi de Licinius , parce que les familles patriciennes étaient la plupart éteintes, et que les familles de noblesse plébéienne voulaient aussi trouver des avantages dans son système j mais tandis qu'il avait pour l'oligarchie les mêmes petichans qu'Appius, tandis qu'il écrasait l'ordre des chevaliers, il éleva fort haut, et même jusqu'au sénat, des hommes de la plus basse condition.
Si vers le milieu du cinquième siècle des oligarques purent concevoir la pensée d'anéantir, après cinquante ans , les effets de la loi de Licinius , ils ne durent imaginer d'autre moyen d'y parvenir, que l'altération des élémens constitutifs de la commune plébéienne. Quiconque descendait d'un esclave, à quelque degré que ce fût, ne devait point rêver l'espérance d'atteindre jamais au consulat. Aussi, l'inimitié, l'envie s'attachant toujours à ceux qui sont immédiatement supérieurs, les libertini se détachèrent du second ordre.
si Ton admet que les sénateurs etclus de Tin* convenante liste d'Âppîus étaient plébéiens » celi6 observation acquerra d'autant plus de vraisemblancéà Or, personne ne nous dit le contraire. Rien n'ia* dique non plus que le sénat, qui rejeta cette liste f fut en majorité composé de patriciens. En eût-il été ainsi, il y en avait assurément beaucoup (notam-^ ment Q. Fabius) qui regardaient l'entreprise d'iiiii aveugle faction non-seulement comme insensée, mais encore comme criminelle.
Appius n'ayant jamais été ni fou ni extravagant^ ceux que ne satisferait point mon explication , suJH poseront nécessairement qu'il visait à la tyrannie; car cette conduite lui en eût aplani le chemin* Néanmoins à cette époque un tel projet ne pouvait entrer que dans ime tête égarée. Il ne faut donc pas s'arrêter à ce qu'on nous dit de P. Glaudius, fils d'Âppius, et de sa sœur, non. plus qu'au récit rela* tif à un Claudius qu'on ne peut désigner autrement^ et qui sans doute a vécu du temps de la première guerre punique. On rapporte qu'il se fit élever près de Forum Appii une statue coiffée d'un diadème, et qu'il chercha à s'emparer de l'Italie au moyen de ses diens.^'^
Les ouvrages qui ont immortalisé la censure d' Appius, furent cause qu'il brava les lois et les usages ;
^'* Suétone Tiberius, c a.
(4ai) et malgré les poursuites sévères du tribun P. Sempronius, il ne se démit point de sa charge h l'expiration des dix-huit mois ; car il ne voulait pas laisser à un autre l'honneur d'achever ses monumens. Néanmoins il ne garda pas sa dignité pendant tout le lustre; vers la fin de la quatrième année pu «peu après, il obtint le consulat qu'il voulait cumuler avec la censure. L*exemple'de C. Maenius prouve qu'elle était compatible avec la préture 5^7 j mais la réunir au consulat dont on l'avait séparée pour prévenir un excès de puissance, était tout autre chose. Le danger s'accroissait à raison du caractère d'un tel homme : on craignait qu'en sa qualité de consul il ne convoquât le sénat d'après sa liste. Un tribun , L. Furius , le contraignit à abdiquer la censure, avec menace , s'il ne le faisait, de le conduire en prison comme un séditieux. Âppius, consul, resta dans Rome; Q. Fabius demeura général de l'armée qu'il aurait di^' commander : probablement on lui enviait l'achèvement de ses monumens; on ne voulait pas qu'il en poussât plus loin la construction.
Le plus important de tous était la voie Appienne de Rome à Capoue : elle doit être considérée comme son ouvrage, bien qu'il paraisse impossible qu'en
^*7 Les Fastes auxquels on s'en réfère ici de mémoire, ne contiennent pas de pareille indication- pour 435, année de la censure de Mscnius.'
quatr^ ou cinq ans elle ait pu être tracée et construite dans toule sa longueur, c'est-à-dire l'espace de cent vingt milles. Le pavé en polygones de lave, qui fait l'excellence des routes romaines, n'y a été ajouté que beaucoup plus tard; car ce ne fut qu'en 45 1 (457) que le premier mille, à partir de la porte Capène jusqu'au temple de Mars, fut dallé en pierres taillées (péperin) pour l'usage des cavaliers et des piétons. Ce fut une semila^^^. En 4^3 (4^0) toute la route fut pavée en lave jusqu'à BovillaB5^9. Mais le principal c'étaient le tracé, les fondations, les ponts, la section des hauteurs et rétablissement du canal à travers les marais Pomptins, dans la double vue de débarrasser le terrain des eaux et de faciliter le transport à Terracine des objets nécessaires à la
^•* Semita^ sans égard à la largeur, signifie aussi une cor* donaia ou un chemin gravissant une hauteur, construit eo marches larges et hasses, reposant sur des fondations, et muré en saillie. Les hétes de somme j marchent sûremehl et commodément : les charrois peuvent, tout au plus, en descendre, Clhus est un chemin de voilure. Une inscription très-connue dit que sur la voie Appienne, auprès du temple de Mars, il jr avait un clivus à côlé duquel la semita prenait sans doute la forme d'une cordonaia. De ce genre, ainsi que le démontre clairement la localité, était l'ancienne semita qui, de la su^ hurra, passait près de S.** Agata et montait au Quirinal. Il jr a des cordonates romaines o.u latines dans le nicme sjstéme qu'aujourd'hui, mais d'un stjle absolument diSereut^ sous les portes des villes cjclopéennes<
«'9 Tite-Live, X, 23,47.
guerre du Latium, chose fort importante pour^un Ëtat qui ne régnait point sur les mers. Ce canal faisait partie de la route, et en rejoignait les deux parties; car Appius ne la ^plongea point dans les marais : il parait que Trajan fut le premier qui la compléta. C'était la voie Setia qui servait de route militaire de Caaipanie à Vélitres jusqu'à Terracine. Il est impossible, surtout en été, d'atteindre en une seule marche Terracine en partant de Cistema : camper entre l'une et l'autre serait mortel, en été et en automne : dans les mois chauds, une seule nuit passée près de Cisterna donnerait la fièvre à la moitié d'une armée ^*<^. Forum Appii, située sur ce canal, était sans doute une création de cet Appius Claudius : le commerce avec la capitale allant toujours croissant, ce bourg devait être très-fréquenté en hiver, mais il ne renfermait que des bateliers et des cabaretiers.^^*
s*® Horace et son Jbalelier posèrent la nuit sur le canal , mais c'était en hiver « saison où cela ne serait pas plus dangereux aujourd'hui.
^^^ Il est physiquement impossible que les marais Pomptins n'aient pas été d'abord un bas -fond derrière les danes; les eaux Tajant comblé avec du limon , il s'j forma un marais qui s'éleya peu à peu et lentement. La narration sur les villes abîmées en cet endroit est pure fable; ce qu'on nous dit de Suessa Pometia, qui j aurait été située, et qui faisait .dajQS le pays Pomptin des achats de grains pour Rome, n'a pu être appliqué .à ces contrées que par un malentendu, et les contemporains d'Auguste en commettaient quelques-uns de
La voie Âppienne était surnommée la reine des routes, et l'était en efièt; mais l'opinion qui la fait en même temps la plus ancienne parmi ies grandes voies romaines, n'est py établie sur des preuves, et même elle ne pourrait être justifiée quand on re$« treindnait cette priorité à la construction; car les Romains n'apprirent cet art que des Carthaginois.^^ Les voies Laline et Salaria, ne portant le nom d'aucun^fondateur, avaient peut-être en leur faveur l'opinion d'une plus haute antiquité.
Mais l'aqueduc d'Appius est sans contestation le plus ancien ouvrage de ce genre que possédât Rome ^^^. Nés du besoin, ils se multiplièrent peu à peu à un point extraordinaire. On s'était jusqu'alors con-* tenté de l'eau dé quelques sources et de quelques
00 genre. Comme il fant une lijpotbése pour expliquer ce qu'on ne peut rejeter comme dénué de fondement, |e ne Tois rien qui empêche d'admettre que cette Suessa était la même qui fut dans la suite appelée Aurunca {Suessam con^ munisse, qum nunc j4urun(a appellata. Tite-Iire^ YIII, i5)| on pourrait entendre par pa^s Pomptin les riches champs de blé de l'embouchure du liris , qui ne faisaient pas partie de )a Campanie. (Vojez Tom. III, pag. 124, remarque 186.)
5" Isidore, XV, 16.
^*^ Je dis, à Rome; car la construction des routes de Tasculum révèle aussi une haute antiquité. «Ceux qui ont p^tîé les canaux de décharge des lacs, les ont nivelés si bien et H bien bâtis ^ que sans doute aussi ils ont su cpnduire le«i ^QX pi) il en manijuait,
, ' (4^5) puits 5^4 : on buvait même l'eau salée du Tibre. Les
^^4 Sous le nom de puiei on peut avoir Compris des citeiv iies (yojrez Fronlin ^ de aquœd./^)^ aujourd'hui même oq ne les appelle pas autrement que pozzi, c'est aussi le nom qu'on donne aux récipiens de l'huile. Mais il reste encore des puits de l'ancienne Rome^ et le yojageur qui yeut révérer ilinçcrement le peu qui nous reste de ses ruines ^ devrait les •rechercher. Le plus intéressant est celui du Gapitoie^ taillé dans le tuf à une immense profondeur, et il est à coup sûr plus ancien que le siège de Rome par les Gaulois ; car autrement d'où les assiégés auraient-ils puisé de l'eau ? Quand on eut construit des aqueducs , quand le danger d^étre assiégé dans la citadelle disparut de plus en plus de l'ordre des choses probables ; il n'j eut plus aucune raison pour entreprendre im si grand travail ; Car l'eau ne pouvait servir que dans un très-grand dangef , et n'était pas même nécessaire au service divin. Ce puits a toujours beaucoup d'eau , mais elle est horriblement salie par une ouverture visible qui a été pratiquée dans un jardin de Monte Caprîno. Depuis le palazzaccio on j arrive en passant sous le flanc du roc Tarpéien, qui fait £sice au mont Palatin , à l'endroit d'où l'on précipitait les coiw damnés; l'on traverse de très -antiques galeries également taillées dans le tuf, c'est un labjrînthe sons le Gapitole^ et Lien certalÉement il va jusqu'à l'Inlermontium. Ce sont d'anciennes carrières ; probablement les ^/SyfzVjœ.. Malheureusement elles sont la plupart encombrées et murées 5 il serait donc fort difficile d'en lever un plan. Le travail nécessaire à le$ déblayer serait récompensé avec usure, non-seulement par Ja découverte d*objets d'art (la. grande représentation du culte de Mjthres que l'on garde au Vatican jr a été trouvée au quinzième siècle) ^ mais principalement parce qu'il y a des inscriptions* C'est dans ces. galeries que mes amis et
(4^6) ikttbourgs au bord de ce fleuve 5^? n'en pouvaiem avoir d'autre. L'aqueduc d'Âppius répondait donc à un. véritable besoin; il réunissait les sources qui sont à gauche de la route de Preneste, à environ huit milles de la porte Esquiline, et, à l'exception d'arches qui s'étendaient l'espace de soixante pas près de la porté Capène, il les amenait sous terre, pour qu'en temps de guerre on ne pût pas en arrêter le cours 526 j puis elles venaient aboutir au pied du Caelius et de l'Aventin, et se divisaient entre la porte Trigemina et le Glivus Publicius^a?. Le tuF dont se
moi^ nous avons retrouvé la seule antique tradition qui vive encore transformée en conte populaire : le traité ik Mirabilibus urbis démontre, ainsi que Ser Gioçanni, que le mojen âge en avait ainsi altéré beaucoup. U y a d'autres puits de ce genre dans le Tullianum et dans l'église souterraine de S. Cosme et de S. Damien , et les légendes sacrées s'en sont emparées. Il est encore possible de reconnaître plusieurs sources.
^'^ La seule fortification de Rome de ce côté était l'abrupte paroi de l'Aventin, et une muraille qui protégeait en même temps les quartiers bas contre les inondations, en partant de Fangle septentrional de l'Aventin jusqu'au mont Gapitolin. C'est dans cette muraille qu'était la Porta Flumentana : le long du fleuve, sous l'Aventin, et de là jusque vers le cirque de Flaminius, il j avait dés le temps d'Annibal un grand fauboui^ : extra portam Flumentanam, et c'est là qu'était le forum olitorium. Le pont Suplidus était bors de la ville.
^^^ ^xonûxif âe aquœd.,^.
^>7 Dans les endroits où les fortifications consistaient en
(4^7 ) composent les collines en facilitait beaucoup rétablissement. Four évaluer la profondeur de ces con duits, il suffit de remarquer que, dans la vallée entre le Caelius et l'Avenlin , il ne fallut de maçonnerie audessus du sol que l'espace de quarante pas. D'après cela, il est bien entendu que l'aqueduc ne pouvait approvisionner que les quartiers les plus bas, le £iubourg, le cirque, le Velabrum, le Viens Tuscus. D'ailleurs le volume d'eau n'était pas assez considérable pour en donner abondamment à ces contrées. C'est au censeur C. Plautius qu'appartient le mérite d'avoir découvert les sources qui alimentaient l'aqueduc : mais il n'en eut que le surnom de T^enox; car Appius acheva seull'entreprise^^^. Diodore dit que ce monument fut entrepris sans sénatus- consulte qui J'ordonnât5?9, et par le seul amour d' Appius
rochers rendus plus abruptes encore par des sabsttuctions en maçonnerie et des coupures, comme cela avait été fait à PAyeutin , les portes étaient une cordonata fortifiée par des tours et des murs; les dessins de l'ouvrage de M.™* Dîonigi en donnent la plus juste idée. La porte Trigemina était de ce genre, soit qu'elle eût un triple Janus, ou qu'elle fût en efiet triple; savoir : sur la montagne, à mi-côte et en bas. 'Elle était près .de la Salita , qui conduit le long des murs du fort Savelli jusqu'à S.*" Sabine. Le Glivus Publicius était où descend le chemin qui va aux Fenili et à la Via de Cerchi.
^** Frontin^ de açuœd., 1. cit.