‹ Histoire romaine de m. B. G. NiebuhrChapitre 3 sur 14 · III · texte numérisé non relu

III

«6» Diodore, X?I, 62.

(119) vé& Souvent le malheur ou un espril inquiet je* laient dans ces bandes les plus nobles jeunes gens, oa Uen ils' étaient forcés de réunir et' d'organiser des bandits : c'est ce que fit Archidamus de Sparte. Quand ces troupes étaient oisives, il fidlait, pour ne pas les laisser se dissoudre, entreprendre ime expédition, dont le butin payait les frais. La guerre entre Tarente et la Lucanie attirait alors les bandes grecques en Italie : Archidamus y passa avec les restes des bandes de Phalaecus; et quoiqu'il fût à la tète de brigands , il mourut glorieusement en comba.ttant pour la Grèce. Probablement que ce fut une bande de ce genre, et peut-être celle-là même, qui croisa sur les bords du Latium, en se nourrissant dtt produit de ses rapines, en attendant qu'elle trou* ?ât un service régulier. Si elle était à bord de vais* seaux d'un État grec, ce ne pouvaient être que des vaisseaux tarentins.

Si l'année suivante on renouvela le traité avec Carthage^^, le fiât n'est pas étranger à cette expé* diuon* Polybe ne parait pas l'avoir connu, et cehii dont il parle comme étant le second, est le traité de 44^ (447)* I^ome ni le Latium ne pouvaient aller 9U<levant des expéditions dirigées contre leurs côtes; mais les vaisseaux de, Carthage tenaient la

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mer qui baigne la Lucanie ^^4, elle posséclaît la Sar^ daigne et lés ports de la Corse qui font face aux côtes de TÉtrurie et du Latium. C'était donc à Carthage à pourvoir à la sûreté de ces mers.

On avait déjà conclu un traité avec le Samnium en 396 (4ûi)> soit que dans un danger comutun on voulût s'unir contre les Gaulois, soit parce que ' sur le Liris supérieur, les Samnites n'étaient plus séparés des Hemiques que par quelques villes vol^ ques.

La plupart des villes de ce pays étaient conquises ou soumises ; celles qui avoisinaient le Latium , et peut-être Ecetrae elle*même, avaient obtenu le droit de cité romaine ou latine. Cependant quelques parties de cette nation en décadence s'efforçaient eacore de défendre une indépendance impossible à conserver et funeste à leurs propres intérêts. Vingtquatre ans après la couclusion de la paix, les Antiates rétablirent, au moyen d'une colonie, Satricum, que les Latins avaient détruite. Cette colonie inquiéta les Latins et les troubla dans la possession du pays. Ils engagèrent les Romains à détruire la forteresse, ce qui fur fait en 404 (409). Il n'y avait d^ennemis de Rome et de ses alliés que les Aurun-

'64 Oljmp. 108, 4; 4o2. Diodor^ XVI, 66. Plus anciennement déjà les Carthaginois avaijent rétabli HippcMiiam de- Yaslée. Ibid., XV, 24.

( lai ) ces, excités par les Antiates. Or, ce sont les Vokiqaes du lirîs, et certainement Sora, qui fut prise dans cette campagne de 4o5 (4^o), était une de leurs viUes. Ces conquêtes étaient achetées au prix du sang des Romains et des Latins.; mais quand le Xâtium se séparait de Rome, il était plus facile aux Latins de les conserver : c'est à eux principalement que profita la destruction.de Satricum. Jjes relatioiis de Rome au dehors n'étaient plus simples conime celles d'un État isolé, et ne ressemblaient pas non plus à celles d'un État membre d'une fédération. Il y avait quelque chose de vague et d'indéterminé dans cette position d'un peuple lié par traité et par serment, à un autre peuple dont le suffrage est de même valeur, mais qui souvent est guidé par un intérêt opposé, et que plus souvent encore la jalousie et l'envie entraînent en sens contraire. Ces rapports sont intolérables et ne peuvent. durer.

Rome liguée ai^ec le Latium.

Le traité de a6i conférait à l'État latin indépendance et égalité; puis il tomba, en grande partie, en des mains ennemies, et ses restes perdirent là consistance de l'ancienne fédération; des villes isolées se rangèrent sous la suprématie de Rome, et s'en séparèrent quand son étoile eut pâli. Enfin, après la dissolution de l'État des Èques, d'autres villes , qui n'avaient pas plus d'importance que les

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