‹ Histoire romaine (volume 2)Chapitre 2 sur 87 · SES PROGRÈS SOLS LES ROIS · texte numérisé non relu

SES PROGRÈS SOLS LES ROIS

L'Italie, le pays des bœufs (iVaxoc, vitulus) , n'était dans rorigine que la Galabre Ultérieure de nos jours. Ce nom s'étendit , trois siècles après la fondation de Rome, jusqu'à Métap<Mite et au Laûs; deux cents ans plus tard, jusqu'au Tibre et à FGEsis, ensuite jusqu'aux Alpes, et le deuxième triumvirat y comprit définitivement la Gaule Cisalpine. Aristote encore partageait la Péninsule en lapygie, où l'Italie était comprise, Ausonie ou Opique, dont le Latium était une province, Thyrrhénie, Ombrie, Ligurie, Vénétie^; ces six pays répondant à autant de races principales.

Lorsque les Migrations de l'Asie allèrent peupler l'Eu-

» Varron , ik re rust,, 2-5 ; Schœll , Histoire de la litt. rom., introd.

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rope, les unes passèrent auniessus de la mer Noire, se dirigeant vers le nord et Foccident; les autres, tournant au midi, se cantonnèrent vers le Danube; ce furent les Thraces ou Illyriens, la grande fourmilière des peuplades grecques et italiotes. Vers Tan 1600 au plus tard avant Tère chrétienne, une de leurs tribus, les Libumes, descendirent les premiers à travers les Alpes vers FAthésis et le Padus; la tribu des Sicules les suivit en s'avançant à Fouest parallèlement vers le Tibre; la troisième, celle des Vénètes (maritimes)^ s'établit derrière les Libumes sur le golfe Adriatique. Ensuite les Ibériens, partis peut-être de la Golcbide, s'étant répandus sur les côtes entre les Alpes et les Pyrénées , se remirent en mouvement, et tandis que le plus grand nombre pénétrait plus loin au sud-ouest, une colonie se détacha sous le nom de Sicanes pour se fixer sur le golfe de Gènes. Déjà les Pélasges, iEnotriens , Peucétiens et Chaones avaient abordé * à Fextrémité méridionale; il est même vraisemblable qu'ils avaient précédé dans la Péninsule toutes les autres peuplades. Au bout de trois siècles (1550), de nouveaux Pélasges (Tyrrhènes?) arrivant par le nord de F Adriatique, où ils fondèrent Spina, les Sicules se trouvèrent pressés entre ces deux colonies alliées, quittèrent la place et commencèrent à passer dans une lie voisine qu'ils nommèrent Sicile (Sicula). Survinrent les Celtes Ambrons (Ombri) , chassant devant eux Sicanes et Libumes; ceux-ci se portèrent au midi le long de la côte orientale, en plusieurs tribus distinctes. Les Sicanes, par la côte occidentale, gagnèrent peu à peu la Sicile, qu'ils partagèrent avec les Sicules; leur territoire s'appela Sicania : quelques uns se réfugièrent dans Fîle de Cymus, où Sénèque retrou-

* Scliœll ne pente pas que les Pélasges aient pu venir par mer en Italie ; mais on peut juger de leur industrie et de leur marine par celle des Pfaëniciens, avec lesquels ils avaient communauté d'origine ou au moins de civilisation. Voyez encore le Pi^cis d'Uist. anc.

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