‹ Histoire romaine (volume 2)Chapitre 3 sur 87 · ANCIENNE POPULATION · texte numérisé non relu

ANCIENNE POPULATION

vaît encore quelques usages et quelques restes du costume et de la langue des Cantiibres * de son temps. Les Pélasges du Nord cédèrent aussi ; néanmoins ils continuèrent ùl dominer dans la partie centrale, surtout lorsqu'ils eurent été fortiûés (1530) par la colonie d'Évandre, qui bâtit Pallantium sur une cdline du Tibre, peu après par celle de Tibur, filsd'Àmphiaraûs, qui fonda une ville de son nom, et enfin par Tarrivée d'Énée et des Troyens liigitifs, la dernière émigration pélasgique '. On ne peut douter ni de leur ori* gine ni de leur puissance, lorsqu'on reconnaît dans les ruine» nombreuses de la Sabine et du Latium, comme dans les nouraghes de la Sardaigne, ces colossales assises de construction cyclopéenne, qui ont marqué depuis la Palestine jusqu'à Sagonte les établissements de la race pélasge , identique, selon toute apparence, avec les Cananéens et les Énakim de la Bible '. Les noms qui ont toijyours désigné ces Pélasges d'Italie, -46ori5féné?«, Casci, Opici, synony- ,roes d^autochthones , indigènes , attestent également leur antiquité et leur force.

Partout un mystérieux désastre poursuivit cette race industrieuse et sensuelle, qui s'attacliait toigours aux climats les plus doux à la vie; elle fut partout extirpée du sol où elle semblait vouloir s'enraciner par ses impérissables monuments.

D'autres fugitiis comme eux, mais de cette race guer-

« Séa., Coi^Mol.ù Helvia, ch. 8.

* Une tradition romaine peu vraitembbble attribuait h Aoiénor la foodalion da Padoue. Virg*, jSmeid. , 1-246 :

Antcnor potuit , mediis elapaus Acbivis , lllyrfbotiM*netrare tinus, atque intima ln(u« Régna Liburnomm et fontem «uperiure Timavi... H)c tamen ilie urbem Patavi tedesque locavil Teucrorum . . .

> Peraonnc n'i((nor« que cet découvertes sont dues 9i M. Petit-Radel , qui fut un dts demiera docleurade ranlique Sorbonne ; vénérable prêtre , il offrait le modèle , loiyoun plut rare mainleoanc , de la science et de l'améniié.

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rière qui les avait déjà chassés de la Grèce ou assujellis , los Hellènes, ne tardèrent pas à mettre le pied sur la nouvelle contrée, avec Diomède, Philoctète, Idoménée; puis des Eubéens bâtirent Gumes ( 1050 ) : trois siècles après , des colonies ioniennes couvrirent de leurs fondations ce rivage méridional qu'ils firent appeler Grande-Grèce.

Cependant un ennemi plus redoutable était déjà tombé des Alpes Rhétiennes ( 992 ou plutôt 1344 ) : les Rasena {Tmci, Étrusques) quittèrent leurs montagnes en douze tribus, commandées chacune par un lucumon , chef héréditaire ; ils prirent les rives du Padus et se distribuèrent en douze villes; Mantua, Rononia, Hadria, Fœsulœ, Pisaî , Lucca, Luna, étaient les principales. Le coin des Vénètes ne put être entamé , et deux peuplades celtiques restèrent fermes: les Isombres {Insuhres) sur le Mincius, les Ligures derrière le Ticinus ; la plupart des autres cherchèrent un asyle parmi les Ibériens de Cyrnus, où ils les avaient autrefois expulsés, et ils nommèrent cette île Corsig (Corsica^ marécageuse). Les nouveaux conquérants fondèrent bientôt une seconde confédération entre r Amo et le Tibre , avec douze villes : Clusium , Aretium , Perusia , Cortona , RusscIIïb , Vulsinii , Volaterne , Populonia, Tarquinii , Cosa, Veii, Cœre. Une troisième (801 ) s'appuya sur le Vulturne , et bâtit également ou occupa douze villes , surtout Nola et Vulturnum. Ainsi l'empire des Tusques (Toscans) joignait les deux mers Tyrrhénienne et Adriatique *. Gouvernement, religion, arts, tout, chez eux , était nouveau et singulier. Une distinction de castes, caractère général des nations primitives , réservait héréditairement le pouvoir aux lucumons , familles à la fois teriiennes, sacerdotales et guerrières; chaque cité avait un lucumonrlars (roi) ; les douze lars fiiisaient ^n-

* Tite-LWv, 5-33; VellelutlHit«itulU«, t*;.

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