‹ Histoire romaine (volume 2)Chapitre 30 sur 87 · MOEURS · texte numérisé non relu

MOEURS

CCS cent soixante-dix femmes qui empoisonnèrent leurs maris ^ il est certain que Rome couvait déjà tous les vices înbérentsau paganisme. Dans ce beau temps s'introduisait (âG4) le sanguinaire amusement des combats de gladiateurs ; on s'intéressait bien moins à la représentation de la première pièce régulière que donna Livius Andronicus (240), et ensuite à celles de Plante , de Pacuvius et de Térence. Par une bizarrerie remarquable, les jeunes gens abandonnant aux bistrions ces compositions trop sérieuses, se réscn crent la gaieté des anciennes farces, qu'on appela alors exodies, puis ateUanes, d'Atella où elles étaient en usage, et de Tosque qu'on y parlait; de sorte que, par la suite, les acteurs des atellanes , distingués des bistrions , restèrent toujours citoyens *. Un autre divertissement de la même date (240), les jeux floraux, renouvelés ou établis pour obtenir des récoltes abondantes', préparaient déjà par leur licence aux scènes infâmes des pantomimes. Ainsi les vertus domestiques flécbissaient : les censeurs étaient obligés de contraindre les célibataires à jurer qu'ils se marieraient (254); l'exemple du premier divorce, quoique blâmé, troubla bientôt les familles (251) , et enlin une loi expresse fut nécessaire (228) pour réprimer les excès devenus fréquents d'une monstrueuse corruption *.

* Tite^ve, 8-18 ; Val. Max., 1 1-5.

• Tite-Live ,7-».

3 Val. Max., a-io; Freinali., ao-i.

♦ Val. Max., 6-1 ; Plut., UarceL, 2; Juv., 2-37; Rosiii, 8-24.

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