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agraire, puis de nouveau la lieutenance, qui était le plus honorable et le plus sûr moyen d'éviter le péril. Gicéroa refusa ; il aima mieux combattre , regardant comme trèsferme c toute son armée consulaire de gens de bien ; n il se crut assez fort par son zèle populaire pour les aflhires du barreau, par la foule qui remplissait sa maison et qui raccompagnait. Il se trompa ; César piqué lâcha contre lui Ciodius, détourna Pompée, et, opposant la loi Ifemmia à ime accusation du nouveau tribun Àntistius, il ne quitta pas les faubourgs que Cicéron ne fût tiré de Rome *.
Clodius commença son tribunat par déclamer contre Bibulus , qu*il empocha de haranguer. Les deux consuls gagnés d'avance, Tun, Pison, dès son entrée en charge, annonça des jeux compitaliciens inusités depuis cinquante ans, les fit présider par Clodius, qui n'avait jamais été magistrat. Trois jours après , ce tribun abolit les lois iElia et Fufia , en ne permettant plus d'observer pendant les comices de tribus. En môme temps, il rétablit les anciennes associations de métiers ( collegia , sodaliUUes ) , et en forma d'autres encore parmi la lie du peuple et les esclaves. Des hommes Importants pouvaient entrer dans ces associations, qui étaient un puissant moyen de faction ; aussi le sénat les avait plusieurs fois supprimées, et récemment dix ans auparavant. Le tribun Ninnius, ami de Cicéron , était disposé à y mettre son veto. Mais les protestations confidentielles de Clodius abusant Atlicus, et par lui Cicéron, aucune résistance ne fut tentée, la loi passa*, et ce premier succès facilita les autres (58).
Pour les mieux assurer , le temple de Castor , dont on ar-
■ Gtc, A M't *-io , et d<i 18 à s3, De prou» coji«., 17 1 Plut., Cétar, i5 ; Dion , 38-1 5; Su<U., César, s 3.
• BoMn , 8-3 , 3i ; Cic, In i'iM». , 4 , S , Fn» StxtU ,iB,J Mt,, 3-i5 , A Quintust a-3 , 5 ; DioD , 38-i3.