‹ Histoire romaine (volume 3)Chapitre 22 sur 102 · CÉSAR £N GALLE · texte numérisé non relu

CÉSAR £N GALLE

charge. La trahison eut un plein succès : la légion périt tout entière avec ses chefs.

Ambiorlx, courant aussitôt chez les Nerviens, les excite par son récit. Q. Gicéron, attaqué dans ses retranchements, repousse deux assauts, répond aux mêmes artifices employés avec Sabiniis, que les Romains n'ont pas coutume de recevoir la loi. Malgré la faiblesse de sa santé, son activité pourvoit à tout. On renferme en trois heures d'une circonvallation de deux lieues et demie ; on lance des traits .enflammés sur les huttes du camp couvertes en chaume. Un troisième assaut tenté à la fois ne réussit pas mieux , et une tour d'attaque fut brûlée. Tous les courriers dépéchés à César par Quintus tombaient entre les mains de l'ennemi ; deux, à la fin, parvinrent à César, qui n'était point parti, et qui marcha aussitôt avec deux légions. Une lettre lancée avec un javelot en avertit Quintus, et ranime le courage des assiégés. Les assiégeants , avertis aussi par la fumée des incendies, s'avancent contre le secours qui s'approche ; ils sont complètement battus, sans que César eût perdu un seul homme : mais il ne restait pas sous les armes un dixième de la légion délivrée. Cette nouvelle , rapidement répandue, dégagea, dans la nuit même, Labienus, tenu également en échec par Induciomar. Néanmoins toute la Gaule s'agitait, et semblait encourager le Trévirien, qui assembla de nouveau les guerriers et recommença l'attaque ; il y périt, un soldat rapporta sa tète. L'armée gauloise se dissipa '.

> GéMr, De helL G4M.,5, fin ; Plat., Ces,, 37.

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