II. 1S
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i ir ! nriy^'TMis tp^ imtijs n^atvndn pss la ftn de cp r rps Si (aihK? » Mats Bm* iis se lûsa pr«lf« à k gloire <lf; son Dom et 4e » gtérwaiofrie inontaine, aminée par A'-icm, qi:i lui d^.D^il poor ancêtres rancien Bnxtos et S^TTiIius Ahala ; il ae crot appelé à rteblir la rêfNibijqiie , il tut oonsid<^ra pins antre rbose , et fat le plus désintéressé rrinrime le plus perfide dans la conspiration *.
Sa réputation la déci«laet acrnit jnsqa^à soixante le nombre de% conforés ; on ne mit point dans le projet Cicéron, à cause de sa timidité plus craintiTe encore par Tàge, ni '^* Fdvonîiis, qui estimait la plus injuste domination préféra-
ble à iine guerre civile. On Youlait d'abord avec César tuer Antoine, insolent fauteur de la tyrannie, très-aimé des soldats , et muni en ce moment de rantorité consulaire; mais Trr^bonius Favait sondé déjà depuis quelque temps, an moment même où César, revenant vainqueur d'E^iagne , Antoine , qui n'avait pas voulu Fy accompagner , s'était porté jiiH<|u*à Narbonne au-devant de son ancien cbef. Antoine nvaii compris, et, sans entrer dans le complot, il en avait gard^ Ui secret. Brutiis, espérant son appui , décida qu'on J>f»arc,merait. Cependant Bnitus, calme en public , ne pouvait «*• défendre chez lui , pendant la nuit surtout , de viol<'rUes inquiétudes. Porcia, sa femme, lille deCalon, s'en fipcrçul ; elle se 01 une blessure assez profonde au-dessus (lu genou, ets'étanl donné à elle-même cette preuve de v(t\\Tnv;e , elle obtint la confidence du fatal projet*.
Ln Jour fui fixé aux idf« de mars , où le sénat devait s'asiÀimhWr dans une salle des portiques de Pompée. La veille.
• (!w'., .4 Ml. , i3-39, 4o ; Plm., Bmt^ 7, 8, 9, i5, a», Ant., i5; App., )>?., *•' Vcil., a-SB; Cic, Philipp., 2-3o , et 14: « Te Caeaaris interficîentli Niiihotuc con^iliuii) cum Trebonio cepisae notÎMimum eftt, et ob ejiu OMi«iliî «odcl'ticm , (juiim interficcrctiir Cmar tuus» a Trebonio vûlcmat Mvocari* 1»
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César soupant chez Lepidus, la convensaUon tomba sur cette question : Quelle mort était préférable ; il dit brusquement : La moins attendue. Cependant les présages funestes se succédaient, et le malin des ides, Calpurnia, sa femme, encore tout agitée d'un songe atlî'eux, le supplia de ne pas sortir de sa maison : touché de ses alarmes extraordinaires, et d'ailleurs un peu indisposé , il ordonna des sacrifices , dont les signes furent défavorables ; alors, par égard pour Calpumia^ car il s'inquiétait peu des auspices, il envoya Antoine congédier le sénat. Le jour s'avançait, les conjurés s'étonnaient de ce délai, et plusieurs circonstances augmentèrent leur inquiétude» Un iKMnme s'approchant de Casca , lui dit : « Vous m'avez ca« ché votre secret, mais je sais tout parBrutus, « et il continua : « Gomment seriez-vous devenu en si peu de temps assez riche pour briguer l'édiUté ? » Sans cette fin , Casca, surpris par le sens équivoque des premièrus paroles, allait révéler le complot. Peu après, un sénateur, PopiliusLfeiMis, ayant salué M. Brutus et Cassius, ajouta tout bas : « Je prie les dieux de favoriser votre projet ; mais ne perdez pas de temps, car Taffaire n'est plus secrète. » Dans ce moment-, un esclave vint avertir Brutus que Porcia, hors d'elle-mi^me, et interrogeant tous les passants sur ce que faisait son mari , s était enfin évanouie, et bientôt le bruit courut par la ville qu'elle était morte. Brutus, malgi'éBon trouble , résolut de rester au sénat.
Déjà Decimus Brutus s'était rendu auprès du dictateur, et lui représentait vivement l'oifense qu'il ferait au sénat, réuni pour le nommer roi hors de l'Italie, s'il le congédiait 6ur les songes de Calpurnia, et la convenance de notifier au morus en personne la remise de l'assemblée. En lui parlant ainsi, il le prenait par la main et l'entraînait. César <^t'da et sortit en litière. A peine eut-il quitté sa maison , qu*un esclave étranger n'ayant pu l'aborder, courut se
piéseDter à Ck^NiniU, la prâm de te gaider jQs^i'^ tour de César, auquel 0 aTaût des dioses importantes à commimiqiier. Pendant le chemin, ooe fook d'empressés et de solliciteurs s^empara de la Utîèfe. César descendit; fl aperçut Spurina, qoi Fatait averti de se défier de ce jour, il lui dit : € Voilà les ides de mars ! » Le devin répliqua à demi-Toix: « Elles ne sont pas encore passées. » Ensuite PopiliusLsenas aborda César, et Tentretint assez longtemps. Les conjurés se crurent découverts, plusieurs songeaient à prévenir la vengeance par une mort volontaire; mais Brutus reconnut aux gestes de Popilius qu^il n'y avait rien à craindre. Comme la victime immolée devant la salle du sénat, suivant Fusage, se trouva défectueuse. César objecta en riant qu'avant la bataille de Munda la même chose était arrivée ; néanmoins, sur les instances de Tauspice, il ordonna une seconde îmmdation. fl reçut alors un mémoire de la main du rbéteur Arthémidore, qui ne s'élait approché qu'à grand'peine ; mais de Oblux amis le pressant d'entrer au sénat depuis longtemps en attente, il entra tenant ce mémoire qu'il ne put lire, et qui contenait quelque chose du complot. Trebonius aussitôt tira Antoine à l'écart, parce qu'on redoutait sa force singulière et l'autorité de sa charge, et il le retint par une conversation hors de la salle- Tous les sénateurs s'étaient levés par honneur: Tullius Cimber s'avance pour demander le rappel de son frère au dictateur, d'autres y joignent leurs prières; César refuse: il arrive, ainsi obsédé, jusqu'à la chaire curule. Quand il est assis, on le presse avec plus d'importunité : « Ce n'est point là une prière, répond-il, c'est une violence, » et il allait se lever pour se débarrasser d'eux , quand Cimber lui prend la toge à deux mains et lui découvre l'épaule; c'était le signal convenu : C. Casca lui porta par derrière un coup de poignard ; César saisit la poignée en criant : « Scélérat de Casca! » et il lui perce le bras d'un poinçon.
MEIRTRE DE CÉSAR. 215
Celui-ci appelle en grec son frère à son aide. Tous les conjurés tirent leur poignard, c'est à qui le frappera ; Tun à la poitrine, Tautre au flanc, au visage, un autre à la tête ; tous se jettent sur lui de peur qu'il n'échappe, et, dans la précipitation de leurs coups, plusieurs sont blessés. César , au milieu d'eux , se débattait comme un lion furieux contre une meute acharnée. Tous ceux qui n'étaient pas du secret restaient immobiles d'horreur et d'effroi, n'osant ni fuir , ni s'opposer, ni parler. Dès que le malheureux vit Brutus le poignard à la jnain, il s'écria en giec : « Et toi aussi , mon fils , )> et se couvrit la tête de sa toge , sans plus se défendre. Poussé jusqu'au pied de la statue de Pompée, il tomba là (44), percé de vingt-trois coups, dont un seul , le second, était morteP.
• Hor., ad., lo ; Sd^, Cés,t 8 1, 8a , 87 ; App., £^^., a ; Plut., Cés.t 69/70, 7>> 7>, Brut., de 16 à ao; Dion , 44, d« 17 2lao; Flor., 4>2; Gic, Philipp., a et i3, Irff./àm., io-a8.
CHAPITBE XLIX.
ADUNUTRATIOll EOMAINB DAKS LES ntOTIlfCBS.
BRIGÀIfDAGBS.
Si la mort d'un homme, à qui tous ses meurtriers avaient demandé la vie, la fortune et les honneurs *, pouvait s'excuser, c'eût été par le rétablissement de l'ancienne constitution; mais ce rétablissement était impossible.
La domination de l'homme sur l'homme fonda tout Tordre social de l'ancien monde , excepté chez les Juifs. Dans la vie politique comme dans la vie privée, toujours des maîires et des esclaves. Aussi la conquête n'avait point de pitié, elle exterminait ou subjuguait ; puis, par une inévitable vicissitude , elle s'épuisait elle-même dans une jouissance immodérée, pour devenir une proie à son tour. Cette loi de malédiction, comme une des grandes marques de la dégradation originelle, pesait sur la race humaine, jusqu'à co que le christianisme vînt d'en haut révéler le secret de la vie dans la réparation des âmes , et remettre Téquilibre
> Séodque, Deirdf 3-3o.