‹ Histoire romaine (volume 3)Chapitre 66 sur 102 · II. 2i · texte numérisé non relu

II. 2i

tk ^ofjyjt^a^ lu: 4iiiâr.T>e. <« 4d yskvx I*^l'\ f*ifT*M, q-ji oeT*Tii»>ni ie »acr #« >w 7*1»

é^^H^, la pci^iaoe Bèaw apç^aaôit. d

précipfUumiMnt poor TÉ^rpie. Le

araol omilc* proposé ooe dtstnbntkii

lim, Dc^abdla wpniMW cette rapoioo poo-

\n»tenoÊt. ÂoêfÂnt. pour acfaew dei

mn une oQoftretice arec Initiis et

Mr garantissant Uxile sùr»f1#f , s'ils roaiakiit df

«e tenir en rfpos; il offrit ao stJnat derappricr

p^, en lui donnant une indemnité poar la perte et mm

bérîtage, avec le proconsnlat naritiiBe eammt favait ai

mm père; enfin il porta une loi pour raboiitiai delà âe>

tiiture.

Oh espèces de traités ooncloB, la tranqniUilè se réla* lilil, et il aembiait que Rnitus « eût pa se pranencr en ê iUTMhtè dans les mes de Rome. 9 On oonunençait à esfiérer : les Gaulois protestaient de leur fidélité ; Anioioe SKiHhait comme un homme sincère. Dans les conseils qn^il tenait cbez lui sur les affaires publiques, il admettait les [Mnmmnages 1cm plus considérés, il rapportait tout an sénat , n'tpondait à tout avec une ferme décision. STàgissaîtil i\v rap{)«ler quelques exilés? « Un seul, disait-il, et nul autnt. I» ParlaitKm d'exemptions? « Aucune, » répondaitil ; 1) Houtefiait mémeraTîsdeSulpitius, que, passé les ides dn niiii , aucun acte portant quelque faveur de César ne fût pluD iifllcliôS

• App.T'//*., 3( Dion, 44-^«, 4^1 Cic, ^^W., 14-1, •, S, 4i 5,6,

HAlC-AKTOnil. 185

On vit bientôt à quoi il tendait. Sous prétexte de se pr^ server du ressentiment de la multitude , il demanda et ob* tint des gardes, qu'il accrut jusqu'à six mille. Dès lors, ce futauti*e chose. Non content des quatre mille talents qu'il s'était fait remettre par Calpumia, il s^empara des sept cents millions de sesterces amassés, par César dans le temple d'Ops , pour la guerre d'Orient. 11 ne consulta plus le sénat ; au moyen des registi-es et du scribe de César, il trouvait tout ce qu'il voulait dans les actes du dictateur, des ré* compenses pour tous ceux qui se dévouaient à le servir, des faveurs pour tous ceux qui pouvaient les payer. Il vendit ainsi au roi Dejotarus la petite Arménie, aux SicilienSf une loi qui les déclarait citoyens romains. « César, disaitil , Fa fait passer dans les comices, » et de son vivant personne n'en avait entendu parler. De pareils traits se renouvelaient sans cesse; des sénateurs étaient nommés, des bannis rappelés, des colons établis, des prisonniers déli* vrés , des exemptions prodiguées , et l'on appelait par dérision Cbaronites (Orcini) tous ceux qui n'avaient d'autres titres que les registres d'un mort ^

Quand Cicéron avait vu que Cassius et Brutus ne pouvaient plus demeurer en sûreté dans Rome, il avait pensé qu'il était temps pour lui d'en sortir. ïi observait de ses villœ, allant et venant de l'une à l'autre, dans une vicissitude continuelle d'espérance et d'inquiétude; mais plus calme désormais dans ses irrésolutions ordinaires, non pas , comme il voulait le faire croire, par le secours de la philosophie, mais par tant d'illusions tombées, par une soi1e d'ennui de la vie, et le pieu que sa vieillesse lui laissait

Page 1