‹ Histoire romaine (volume 3)Chapitre 78 sur 102 · II · texte numérisé non relu

II

%ZA» HISTUIEI ■a«âiiw>

ci amient l>ien pour eus ks Italiens, mais OctaTe arii: \iffiiT lui Jt-s nouveaux colins, el il achera de s'assurer tes scMats au moyen mémp de cette disseosioix, en les pnius pfjîjr ariiîres- L« sc'Ma^iS, assembla au Capitole, se tr'=n: lire !"S conventions «l'Octave et d'Antoine, les confirnitTtT.% se dé< laiêrent ju^rt-s du différend , confièrent leur déiisiio en ganie aux vestales, et assignèrent les dissidents de\A2i eux, à Gahi<-s.

Fui vie s'était ntirée à Prénesle arec Lucius; elle avsiî auprès d'elle des s«''nateurs, d*»s chevaliers, une ganie ; ti^ fif^rtail l'épéc et donnait le mot d'ordre : elle se nic«iua Jn ffénat botté el de scm arrêt. Quant à Lucius, il sVtaii d.i ) i*' à v(-nir à Gabies; mais des cavaliers, a;iostés sur sa nxile par Oclave, qui s'y était rendu le premier , ayant tué qcelqiies antoniens, il n'osa s'aventurer plus loin. Le sénat iottt, condamnant les deux absents , leur déclara la gueme : on prit les armes des deux côtés. Lucius réussit un moment à rentrer dans Rome, promit de châtier promplement Oclave; le peuple le salua imperator^ et il partit peur rassemUtT les légions antoniennes.

A travers les mouvements divers des deux partis. Agrippa, roflicier le plus habile et le plus dévoué d'Octave, pressa si vivement Lucius qu'il l'obligea de se renfermer dans Perusia, et l'y assiégea. Pollion, Ventidius cl les autres lieutenants d'Antoine, incertains de la volonté de leur chef, agissaient faiblement. On les tint facilement en échec, et bientôt Lucius , après une défense désespérée , fut réduit par famine à capituler (40). Le vainqueur se garda bi^ de tirer vengeance des soldats et de faire périr Lucius ; il le relégua en Espagne avec titre de proconsul, sans autorité; mais tous les décurions de Perusia, tous les sénateurs et les chevali(Ts du parti furent condamnés. On dit qu'il immola ainsi trois ou quatre cents prisonniers devant im autel élevé à César : si quelqn'tin lui demandait grâce ou tâchait de

GUEBRE DE PÉROLSE. 331

s'^excuser, il ne répondait que ce seul mot : « Il faut mourir ! » On assure même qu'il ne fit cette guerre que pour découvrir ainsi ses ennemis secrets, pour s'en défaire et acquitter avec leurs biens confisqués les récompenses promises aux vétérans. Le feu fut mis à la ville par la fureur des soldats ou le désespoir des habitants, qui périrent presque tous ; la cbose tourna comme Octave Tavait prévu : Fulvie s'enfuit de l'Italie avec Plancus. Les chefs les plus importants s'en allèrent, les uns vers Antoine, les autres vers Sextus ; PoUion gagna alors Domitius à Antoine ^

Octave aurait bien voulu se débarrasser aussi de Sextus, mais celui-ci était redoutable par sa marine ; et la bienveillance avec laquelle il venait de donner asyle à la mère d'Antoine , pouvait lui ménager l'alliance de ce triumvir. Octave essaya de traiter le premier, et, pour y parvenir, épousa Scribonia , sœur de Scribonius Libo , beau-père de Sextus. Ce moyen n'ayant pas de succès , il se hâta de l'attaquer, chargea de cette guerre Agrippa, pendant qu'il achevait lui-même de soumettre la Cisalpine , où tenait encore Calenus, et envoya en Afrique, avec six légions , Lepidus, qui réclamait son gouvernement".

I AppM Efif*) 5; Dion, 48, de 5 à i5; Suét., i^u^., i4 i Vell.,9<4o ; Plor., 4^ ; Séoèq., Dt clément»^ i-9«

• App., Efi*., 5 i Dion , 48-16, ao.

Page 1