‹ Histoire romaine (volume 3)Chapitre 80 sur 102 · Bl^TUULK tOHAlSI · texte numérisé non relu

Bl^TUULK tOHAlSI

• un S i:tjvA mai L;;e recevaient dans ropinion la couiome « lie chasteté. » Mainiefiani , Topinioa ne poaTaît pas êat plus sévère à regard d Octave qu'on nera^^aiC été à Fégari dn second Gat^n, qui avait ctilé sa femme Marcia à routeur Hortinbius , el qui i'a\ail tê.itejt-une pour la reprendre riche plus tard^ On conçoit qu^avec de pareilles morars, il n existait plus ni affection , ni lien de fiiniille , H qu une loi fiit nécessaire pour contraindre le Ronciain qni ferait un testament , à laisser du moins le quart de sa fortune à ses héritiers; telles sont les dispositions de la kii Falcidia', portée vers celte époque (40).

La paix étant conclue , les triumvirs comm^ficèrpnt à re^ mettre quelque ordre dans FÉtat. Leurs dissensions y avaiaat causé une telle confusion , qu'un questeur désigné fut reconnu comme esclave parla réclamation de son maître; on le fit rentrer dans son ancienne condition. On en découvrit un autre qui avait réussi à prendre rang comme légionnaire ; on Taffranchit , puis on le précipita de la iX3cbe Tarpéienne. Cette sévérité était -elle exigée par rorgudl de Tannée, ou voulait-on, au contraire, lui rendre par là quelque sentiment de dignité? Le sénat fiit moins bien trai- 1é , car on y introduisit des soldats, des fils d'afiranchis, des alliés, et même des esclaves, qui passèrent apparemment à titre d'alliés. Comme Antoine avait à faire une guerre sérieuse aux Parlhes, toutes les charges furent distribuées d'avance pour huit ans, et, afin de multiplier les faveurs, le nombre des préteurs fut porté jusqu'à soixantedix-sept; nul consul ne fut plus désigné pour une année entière; on appela petits canstUs ceux qui devaient remplir la seconde moitié*.

> Dion , 48-34 , 43; Suét., ^ti^.. 63 , 69 , Tib,, 4 ; Taoic., Atm., t-io , Sh ; V»i. Max., a-i ; Plut., Cat., 39; Veli., 2-\i ; Lucain, 3 , de 3i5 à 370. * Dion, 48-33; Rosiu , 8-1 S.

« i)\oti , 48.34 , 35.

GUIRIKS IN ORIENT. 359

Les deux rivaux vivaient unis dans une communauté continue d'occupation et d'amusements. Antoine s'en lassa le premier; il avait le dépit d'ôtre vaincu aux dés, dans tous les autres jeux , et jusque dans les combats de coqs et de cailles, où les siens avaient toujours le dessous. Un devin d'Egypte lui conseillait de s'éloigner du jeune César : « Ton génie, lui disait-il , a besoin d'être seul ; il s'intimide en présence du sien. )> Antoine s'en alla donc et emmena Octavie dans Athènes. Il y reçut une flatterie nouvelle : pour honorer le mariage du nouveau Bacchus avec Minerve , la déesse de la ville, on lui offrit comme dot mille talents. C'était une sorte de louange pour Octavie, qui avait une égale réputation de vertu et de beauté. Il passa l'hiver dans les gymnases athéniens , vêtu lui-même à la grecque , avec des sandales , et tenant à la main la baguette de gymnasiarque, pendant que ses lieutenants remportaient partout des succès pour lui. Tout fut soumis , de l'Arménie au Caucase, par Canidius ; Sosius reprit la Syrie, renversa Antigonus, qui avait massacré les garnisons romaines, et s'empara de Jérusalem. Mais Yentidius surtout se signala par trois batailles, qui coûtèrent la vie à Pacorus et à Labienus, et qui rechassèrent les Parthes hors des frontières romaines. Alors il s*arrèta, craignant de donner de la jalousie à Antoine , et revint sur ses pas assiéger Antiochus, roi de Comagène, dans Samosate. Antoine, à cette nouvelle, partit plein de joie; pour avoir quelque part de la gloire, et prendre lui-même Samosate, il refusa les mille talents que le prince proposait comme le prix de sa délivrance. Il ôta aussi le commandement à Ventldius ; les soldats, mécontents de celle injustice, se rebutèrent, et laissèrent à leur général la honte de perdre son temps devant la place et d'accepter trois cents talents pour se retirer*.

* Plut., j4nt., 34, 35; App., V/u^.^ 5, et Gurrre des Parthes ; Dion , 4''-4°» 41 , 49-ao,«i ,aa, a'i; Flor., 4-9'.

S40 iBioiu momABOL

BienlAl Q éprooTa un autre déplaisir pair les nomneOes li'Occîdi-nt (58). La paL\ de Misène n'avait pu durer: ks I conditions n'en étaient ob>*T\*ées d'aucun côlé. Sextus se plaignait que la Grèce, avant de lui être livrée, lût éf»uisee par Antoine, qui l'avait fait à dessein; il prépara de nouvelles forces, reçut des transfuges et poussa des pirates contre Fltaiie. Octave , qui ne demandait pas mieux que d'avoir un prétexte de guerre, dépêcha vers ses deux coiiègues pour en être s^jutenu. La guerre commença heureusement pour lai. Les nobles réfugi*}s auprès de Sextus Pompée s'opposaient de tous leurs efforts à TinHuence de ses affrancbis ; ils réussirent à lui rendre Menas suspect , et celui-ci livra la Corse et la Sardaignc avec une escadre à Octave, qui le fit chevalier.

Antoine arriva plus tôt, pi'ut--être, qu^il n'était attendu ; mais ne trouvant pas Octave à Brundusium , et un loup étant entré dans sa tente , il retourna aussitôt cv Grèce , alléguant la guerre des Parthes et menaçant de réclamer Menas comme son esclave, qui lui appartenait à titre de dépendance des biens confisqués du grand Pompée. Les hostilités continuèrent. La flotte pompéienne battit im lieu* tenant d'Octave dans le golfe de Cumes et y perdit son chef, raiïiunchi Ménécrate, tué par Menas. Octave survint alors pour essuyer lui-même un second échec au promontoire de Scylla, et voir ses navires dispersés et brisés par une Umpête (38). Une victoire d' Agrippa contre les Germains cftt été peu de chose en compensation , sans le retour de cet habile capitaine, qu'il chargea du commandement maritime : et pendant que Sextus, au lieu de poursuivre ses avantages, se déclarait le dieu de la mer, portail une toge do couleur glauque, et se faisait appeler fils de Neptune^ Kon ennemi plus prévoyant fortifiait tous les points les plus ncci'ssibles et rassemblait des rameurs. Agrippa s'occupait h fund(T un nouveau port, le port Jules, en joignant le lac

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Lucrin au lac Aveme ; il construisait une nouvelle flotte et exerçait continuellement ses soldats et ses marins.

Sur ces entrefaites , Antoine , secrètement sollicité par Si^xtus, reparut à Tarente, avec trois cents vaisseaux; si l'autre triumvir en manquait, il avait, lui, besoin de soldais, et la douce Octavie ménagea facilement un accord entre son époux et son frère. Après un échange de cent vingt navires contre vingt mille légionnaires , et une prorogation du triumvirat, décidée d'autorité privée pour cinq ans (37), Antoine s'éloigna, laissant en Italie Octavie et tons ses enfants, qu'il ne voulait pas exposer, disait-il, aux fatigues de la guerre des Parthes *.

Le jeune César reprit activement la guerre maritime. Son plan était d'attaquer la Sicile de trois côtés à la fois, par deux flottes, qui devaient partir de Puteoli et de Tarente, et par Lepidus, qui se disposait enfin à le seconder. Une tempête fracassa encore ce formidable armement près du cap Palinure; Lepidus débarqua seul heureusement à Lilybée ses douze légions , mais toujours avec aussi peu de zèle que de capacité. Agrippa enfin donna la première espérance , par la victoire navale de Mylae , qui permit à Octave de conduire des troupes en Sicile et d'établir un camp près de Tauromenium pour en faire le siège, lorsque Scxtus revint à l'improviste attaquer cette seconde flotte et la défit complètement. Octave échappa même à grand'peine et gagna le rivage d'Italie avec un seul oiTicier. « Je vaincrai, dit-il, malgré Neptune. r> Sur son ordre, Agrippa se liàta de tenter une descente par le nord de l'île pour soutenir l'armée laissée devant Tauromenium. Celui qui commandait cette armée, ne pouvant tenir sans vivres, avait pris bravement le parti de la retraite,* à travers les atta-

■ Dion, 4^ , de 4^ à 54; App., F/u^i/X., 5. Ménns est nppelë Ménodore par cet auteur; SuéL, Aug»^ i5, lé; Vell., a-^a.

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