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TAi m^TuiBi BOSU51.
fj'i»^ < jntinU'-:!'^' ^c Te: ri^nii et 1rs extrêmes diflFkruhr> ^ ch*-rTiin. A;:r.['Ni K-j-sit à fvrc*T raf'i«i€inenl le passage sa' mer prés de L17 -ri, a p:en '.re Mykp el Tyndaris, d'où il env^.ya trois l>'i.r-^, qui îircr--^: lesauî'*es du danger.
CcTrn-.ant ]a SïmN' i-taii en* ami- ; L^pi<Ius commaiçait à coûter les vivivs à Sox!us, qui, se sentant plus fort aar m'^r, y chercha une n*»uY. Ile l»ataille. La rencontre eut lien df'vanl NaulcKju*^ , [îh'^ uV- ilf>iane : à l'exemple de Duillius , Agrippa , ayant inventé un instrument d'abordage qu'il apfH^'la harpagon , ga^a cette fois une victoire décisive. Sextus, qui s'était vu mailre naguère de trois ont cinquante voiles, fut n'iluit a s'enfuir avec sept navires, à éteindre le fenal du sien pour éviter d'être pris, et à jrter son anneau dans la mer pour n'être pas reconnu (56). Messane, en même temps, fut forcée el pillée par Lepidus, et, les soldats pompéiens se rendant à lui, son armée se trouva portée U'Ui d'un coup à vingt-deux légions. Cet accroissement lui donnant plus de hardiesse, il prétendit garder la Sicile, et se tint sur la défensive •.
Octave résolut d'en fmir aussitôt avec cet inutile compagnon de sa victoire ; il s'avança, suivi d'im corps de cavalerie, vers le camp de Lepidus, et y entra sans armes, peu accompagné, comme pour négocier, protestant aux soldats qu'il rencontrait de ses intentions pacifiques. Les flèches que fit lancer sur lui son lival robligèrent promptement à sortir, mais il revint avec toutes ses forces, et, les soldats demandant la paix : & Je m'étonne, leur dit-il, que vous ne fassiez rien pour Tobtenir, » Ils le comprirent , et
• App., l>f ., 5 ; Dion , 49 y <lc I à 17 ; Flor., 4-« ; Vtll., •-4a j Soéf ., Juf.» iB, i6;Uor., Epod,,9:
Cum freco Neptuniat
Dm fopic umis nnvibiu, Minalus urbi viocla, qiue detraserat Servis amicus perfidis.
DISGRACE DE LEPIDUS. 3i3
coururonl à leurs étendards pour les lui apporter. Lepidus K'opposa en vain à la désertion ; il saisit les étendards : «1 Tu les laisseras, lui dit un porte-enseigne, ou tu mourras. » On envoya même demander à Octave s'il fallait tuer Lepidus. Le malheureux fut réduit à venir en deuil se jeter aux pieds de son ancien collègue, qui lui accorda la vie en lui ôtant son commandement et toutes ses dignités, excepté le grand-pontificat, puis il le relégua à Circeii. Cependant lin plus grand péril naquit de ce facile triomphe pour le vainqueur. Quarante-cinq légions et vingt-cinq mille cavaliers étaient réunis : cette multitude armée sentit sa force, demanda impérieusement des congés et des récompenses. Octave avait décerné aux combattants de Nauloques des couronnes d'olivier ; il avait promis aux centurions de les faire sénateurs ou décurions de municipes : « Avec des couronnes et des toges prétextes, dit un tribun, on amuse les enfants; il faut à des soldats de l'argent et des terres. » Le jeune triumvir, habitué aux séditions, et gardant son sangfroid , distribua des congés à ceux qui avaient fait les guerres de Modène et de Philippes, ensuite à tous ceux qui avaient dix ans de service; il les fit embarquer sur-lechamp. Il ramena les autres dans le devoir avec une gratification de cinq cents drachmes par tète ; et, pour subvenir à ces dépenses, il leva mille six cents talents sur la Sicile ^
I Àpp., fy^,, s i Dion , 49 , de 1 1 à i4 ; Vell., a-43 ; Suéc, ^u^., 17.
CHAPmE ux.
ÎJt bmul ?*T.ii? d'An'.'ine dp asmit pas m-Mos soo litaJ r,iwr Fir/apsii/.t»^ fi»-s a-^tres. L'Orier.t, i^u'il prêféraîl i iMit, hjî o rfirriurnqiii.t •«•ijte 5a tiî^letsi**. A {«eiaff ivt»:»timé #Ti Syri^, il y a^ait ap> i^ Cif**>^^k*re y- «r lai JtxirK-r , par nw ru^^^'il'; fd'^'Tjve tW- p'i>M «, i'i^ •*♦• Cypre, une partie ih: TArahif', la Orl/^yrif^, laPh»*ni»"îe et It* terri ti^ ire ileGahvif] f;n Ju'î»'*. Ensiiit^f , après avoir d»Vap:tr'* Antig«xius et /iahli k ft:i plar;4; H'tikIp, avec litre il»' n>i, il se rail en marche (xmtre o^ PartlifS ini[H>rtuns qu'il voulait se hàter de punir^ afin de se rffpl<^>n;,^er en ref-^s dans s*« Toluptés.
Le moment était favorable : Phraale, pour régner, avait tiié mm jMîrc Oroili-^, s^s fr»-res et plusieurs nobles Parthes: un ennemi si odii'ux serait moins difiicile à vaiiKre. An- Wine avait s^^ixant^; mille h'fgionnaircs, dix mille cavaliers d'I^pagnc et de Gaule, réput.'s Romains, trente mille auxiliaire» de diverses nations , et Arluvasde, roi d'Arménie, lui amena six millo aivaliers et sept mille hommes de pied. L'Inde et la Bactriune s'effrayaient. Mais, impatient de re-
GUERRB DBS PARTITES. 315
venir auprès de Cléopâtre , il commença la guerre avant la saison , conduisit son armée à marches forcées par TAtropalène, au lieu de prendre des quartiers d'hiver en Arménie. Il laissa en chemin trois cents charriots qui portaient toutes ses batteries de siège , sous la garde d]un corps de troupes, et vint attaquer Phraata (Praapsa), où étaient les femmes et les enfants des rois mèdes. Pour suppléer à ses machines, il construisit une jetée, qui coûta beaucoup de temps et de peines , pendant cpie le roi des Parthes envoya un corps de cavalerie qui dispersa et détruisit les trois cents charriots , les machines et les troupes qui les gardaient. Artavasde, averti par cet échec, se retira de Tarmée romaine *.
Les Parthes campaient non loin ; Antoine, cherchant une victoire pour ranimer les siens , marcha contre eux avec dix légions. Les Parthes ne tinrent pas devant Tordonnance et la valeur romaines ; mais lorsqu'on eut compté trente hommes seulement tués aux ennemis, et quatre-vingts prisonniers, un morne découragement suivit cette victoire ; on se hâta de retourner au camp le lendemain. On rencontra en chemin une troupe d'ennemis, puis un plus grand nombre , puis toute l'armée, qui , aussi fraîche que si elle n'avait pas été mise en déroute, harcelait et défiait. Les Romains ne rentrèrent qu'au milieu d'escarmouches continuelles. Les assiégés, de leur côté , avaient fait une sortie vigoureuse. Antoine, irrité, décima les vaincus, leur donna de l'orge au lieu de froment; mais il ne rendait pas la confiance. La disette menaçait, l'équinoxe d'automne était passé (36), et l'avenir n'offrait que dangers.
Phraate redoutait cependant le séjour des Romains dans son pays, durant l'hiver, où les Parthes , rebutés par le froid , n'aimaient point à combattre. H ordonna à ses offi-
» Plut, ^Ht, 38 , 39, 40 ; App., Gtierre des Parthes,
546 nsTomi mosAime.
ciers d» raleotir les bostiliiés ; peu à peu oo on vînl à verser iamiliêfemeDt. Antoine apprit qu en Tanlaut le rage des Roiiuiins on reprochait à kurchef de sacrifier tant de braves s(»lilats et de refuser la paix : il donna dans le piège, nnït^maiula les enseignes et les prisonniers de Crassus, espérant se déharrasser de cette guerre avec quelque bonneur. Le Partbe dit qu il fallait y renoncer; nuiis il promettait entière sûreté pour la retraite, si on se relirut stu'-le-champ. Autiune s^* résigna; il sentait bien qu'alors toute cette éloquence soldatesque, qui lui donnait tant d'ascendant sur la multitude , n'aurait aucun effet : le départ fut morne et honteux. Heureusement un Mède ravertit de ne point reprendre le même chemin par des plaines découvertes, où l'armée si*rait exposée aux flèches des Partbes, et de gagner plutôt les montagnes pour se préserver des embûches que couvrait une promesse perfide. Antoine, naturellement confiant, hésita d'abord, et enfin suivit ce conseil. Le troisième jour il en comprit la prudence, quand le guide, voyant la route inondée par la rupture d'une digue, lui dit que Tennemi n'était pas loin. L'armée à peine rangée en bataille aperçut en efl'et les Partbes; mais, repoussés deux fois par les frondeurs et les archers, puis par la cavalerie gauloise, ils se retirèrent.
Depuis ce jour , Antoine forma constamment son armée en carré, plaçant à Tarrière-garde et sur les flancs sesfroibdeurs et ses hommes de trait, n'avançant qu'avec précaution, et se bornant à repousser les attaques, sans jamais laisser engag(>r ses troupes dans une longue poursuite. L'imprudente ardeur d'un Flavius Gallus, qui ne suivit pas l'ordre du général , la perte de trois mille soldats et les blessures de cinq mille autres, furent une leçon sévère pour les troupes et utile à Antoine. 11 avait habilement recueilli les fuyards, arrêté la défaite; maintenant il consolait et soutenait les courages : il partageait d'ailleurs tous les
GUSHR£ DfiS FARTHE8. 547
dangers, toutes les fatigues, et s'oubliait lui-même pour ses soldats. Aussi en rccevait~il de touchantes marques d'affection : ils lui prenaient les mains en le conjurant d'avoir soin de lui-même, et le nom d'imperator,\e titre ordinaire de.la victoire, accompagna sans cesse sa retraite.
Cependant les ennemis, qui commençaient à se lasser, s^enhardirent par cet avantage, pensant qu'ils n'avaient plus qu'à achever la défaite et piller le butin ; et , dès la pointe du jour , une cavalerie de quarante mille hommes reparut. Antoine harangua les siens avec des éloges pour les uns, des reproclies pour les autres , et toute cette armée, qu'il avait mise en péril par sa faute , n'avait plus qu'une seule inquiélude, celle de ne pas mériter la confiance de son général ; ceux qui avaient fui la veille se soumettaient volontiers k être décimés , pour lui prouver leur dévouement. Le lendemain, pendant la marche, les Parthes, à leur tour, reçus par une grêle des traits, commencèrent à perdre cœur : la position des Romains, toutefois, devenait plus diflicile; ils avaient à descendre des pentes rapides sous les flèches ennemies. Alors les légionnaires, faisant face, enfermèrent dans leur centre l'infanterie légère: le premier rang mit le genou en terre et se couvrit de ses boucliers ; le second, par le môme mouvement, tint les siens un pon au-dessus; le troisième, se baissant un peu moins , en iW autant : et ce toit de boucliers disposés comme les degrés d'un théâtre, fut la plus sûre défense ; les flèches glissaient sur cette surface d'airain. Les Parthes, prenant cela pour une marque de lassitude, s'approchèrent pour charger avec leurs piques. A l'instant, les Romains se levant avec de grands cris, et frappant de leurs êpieux, abattirent à leurs pieds les plus hardis ; les autres s'enfuirent.
Cette manœuvre , qu'ils furent obligés de répéter les jours suivants, retardait leur marche, et un autre danger s'a-
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U^ Faillies, plusieurs fois battus, reconrurent encore à la ruse : abordant pacifiquement les partis qui allaient aux vivres , et leur montrant leurs arcs détendus, ils assuraient qu'ils allaient se retirer et laisser seulement une troupe de Médt's , i)Our préserver du pillage les bourgades écartées. Ma 1(^10 les perlidies récentes, Antoine et ses soldats se disposiii(;nt à prendre le chemin de la plaine, lorsqu*il arriva un ollic ier cnvuyé par le satrape Monésès, qui avait dans les (li^micrs troubles reçu d'Antoine une magnifique hospitalité. 11 dit que si les Romains quittaient les hauteurs, ils trouveraient dans les vastes plaines voisines toutes les forces des Paithcs et le sort de Crassus, tandis que, par Tau-
* Piiil., Ant.f <ie 4i ù 49 i <VP*> Guerre des Parthes; Dion , ^g-^S et sniv.; Flor., 4''i»-
Gt'BRRE DES PAIITIIËS. 5i9
Irc route , on n'avait à craindre que de manquer d'eau une journée. Antoine partit la nuit môme, les soldats emportant de Feau dans des outres , et môme dans leurs casques. Les Parlhes, contre leur usage, firent aussi une marche nocturne et atteignirent Tarrière-garde au lever du soleil. Les barcellemenls recommencèrent. Comme si ce n'était pas assez, un gros de soldats, tentés par Tavarice au milieu de t<ant de maux, se jeta une nuit sur les trésors de Tarmée et sur les bagages d'Antoine , en massacrant ceux qui les gardaient. On se crut surpris par les Parthes ; il y eut un moment de trouble et d'effroi où Antoine fit jurer à un de ses affranchis de le tuer plutôt que de le laisser tomber entre les mains des ennemis. Enfin on arriva sur le bord d'une rivière ; et les Parthes, à celte vue, relâchant leurs arcs, se tinrent en repos, regardant les Romains avec admiration, et les invitant, avec des éloges sur leur bravoure, à passer en sécurité. L'armée traveisa bientôt aussi l'Araxe, et, entrés en Arménie, comme s'ils revoyaient la terre après une longue navigation, tous se prosternèrent en l'adorant; puis, versant des larmes de joie, ils s'embi-assaient les uns les autres.
Antoine, dans cette marche de vingt-sept jours, avec dix-huit combats gagnés, avait perdu vingt-quatre mille hommes , plus par maladies que par la main des Parthes. La cavalerie arménienne , accoutumée à combattre ceuxci , eût assuré le succès de la campagne ; la retraite d'Artavasdc avait évidemment ôté la victoire et mis l'armée en péril : aussi les soldats demandaient la punition de ce traître. Antoine jugea plus prudent de dissimuler et d'ajourner sa vengeance : il était si pressé d'ailleurs de retourner en Egypte , et hâta tellement la marche au milieu des neiges , qu'il perdit encore huit mille hommes, et ne parvint au bourg de Leucocome, près de Sidon, ([u'avec une faible escorte. Il apprit bientôt que le purlugc des dépouilles ru- IL 50
53U nSTOIftl BOMAOIK.
maines avait causé nue grande coDtesUtîoD colre Ptiruô: et le roi mèile. Le Mode, plus &ible, Tengagva même à recommencer la guerre, et Antoine, assaré ainsi tfaToir àt la cavalerie et des gens de trait , résolut de saisir ToocasinB et de rentrer en Arménie *.
Ce ftit dans cette situation que Sextns, fuyant de la Sicile conifuise, trouva les aiiûresd* Antoine. Il se réfopui Ters lui , dans Tespéruioe d*en recevoir appui et de raniiOEr par Texemple de sa ruine contre un dangereux rivaL II s'arrêta donc à Lesbos dans la nourelle pensée de mettre à profit les revers d'Antoine et de lui sucoéder en Orient. U triumvir lui ayant promis son amitié, s^il posait les armes, Sextus feignit d'y consentir; mais aussitôt que son allié fut retourné en Egypte, il arma de nouveau. Alor^ une escadre commandée par Tilius s'avança contre lui et le poursuivit jusqu'à Nicomédie. Là, comme il fut signifié au fugitir qu'il eût à livrer vaisseaux et soldats , s'il voulait être bien traité, il brûla ses vaisseaux, pénétra dans ks terres pour y grossir son armée , et reci-uta facilement des mercenaires dans un pays ruiné par les exactions; il battit même le préfet d'Asie. Mais cette brusque échauffourée d'ambition était trop faible : ses amis l'abandonnèrent à sa folle obstination et traitèrent pour eux-mêmes. On avait surpris des messagers qu'il envoyait chez les Partbes : il tenta par un dernier effort de gagner cet asyle en perçant vers l'Arménie; il ne put éviter une seconde fois le piîfet Fumius , hésita à se rendre , en demandant encore l'amitié d'Antoine, et enfin fut tué dans sa fuite par un obscur officier auquel il se livra (S5). Ses soldats se mirent au service d'Antoine*.
> Plot., AnLf (U 5o à 54 ; Àpp., Ctterret 4e» Ptirthesi Dion , 46, de a5 à
3i ; Flor., .Vio;VeU.,a-U.
■ App., Oncriv tia Partîtes , Dion , 49-«7» »8 j V«fl., a-4«.
OGTAVl A ROMB. S51
Rien ne s'interposait plus entre les deux triumvirs; une rupture était inévitable. Octave s'y prépara habilement, sans précipitation, attendant, durant quatre années encore, que les fautes de son rival lui fissent la partie plus belle. 11 ne voulait rien entreprendre qu'à propos ; et , surtout quand il s'agissait de guerre, il avait ce mot à la bouclte ; a Hàte-toi lentement ; » et cet autre proverbe : « Mieux vaut un général prudent que hardi ; » et encore ce mot de Caton : « Assez tôt , si assez bien, » Il comparait ceux qui ne cherchent pas les moindres avantages avec le' moindre danger, à ceux qui pèchent Hvec un hameçon d'or, dont aucune capture ne pourrait compenser la pertes A son re* tour de Sicile, le sénat lui avait prodigué les même flat* teries qu'au premier César; tous les honneurs lui étaient offerts, ou à son choix, seulement ceux qui lui plairaient. Le jeune César aima mieux choisir ; il se contenta d'une statue d'or élevée devant les rostres, avec cette inscription : « Pour la paix rendue après de longues guerres sur terre et sur mer. » 11 refusa le grand-ponliiicat , dont le peuple voulait dépouiller pour lui Lepidus. Il lit une remise générale des arrérages aux débiteurs deTÉtat et aux puhlicains; il lit rechercher partout les esclaves échappés et affranchis par Sextus, pour les rendre à leurs maîtres. Il ne voulut pas non plus accepter encore la puissance tribunitienne , et en écrivit à son collègue *. 11 tint ses troupes en haleine pai' deux expéditions contre diverses peuplades remuantes du nord de l'Italie , et contre les pirates de l'Adriatique, Japodes, Liburnes , Dal mates, Corcyréens. Il se porta lui-même avec Agrippa de ce côté : il n'avait point cette valeur qui se plait et qui s'anime dans le péril , mais ce coumge froid qui l'affronte quand il faut. Il prit bravement Metuluni ,
> Su<*t., j4ug.f «5.
* App., ï-y/;., 5, fin,
552 HISTOIRE ROMAIKE.
en niyrie, et reçut trois blessures au dernier assaut. H pénétra ensuite jusqu'au Sa vus , sur la frontière des Pannoniens, et s'empara d'une ville qui pouvait servir aux approvisionnements pour une guerre contre les Bastames d les Daces (35-51). Messala soumit les Salasses, et dans leur pays furent bientôt fondées deux colonies, Augusta Taurinorum et Augusta Praîtoria *.
Rome put applaudir à de tels succès ; les dépouilles des Dalraates furent employées à élever le portique et la bibliothèque d'Octavie. Agrippa, édile (35), rétablit FeaB Marcia , répara les édifices publics et les routes , fit nettoyer les égouts, qu'il visita lui-même dans une barque. D gratifia le peuple d'une distribution de blé et de sel ; il ouvrit gratuitement les bains au peuple, et jeta, du haut du théâtre , des habits, de l'argent et d'autres présents. Les enfants des sénateurs exécutèrent le jeu Iroyen. Octave créa des patriciens, délivra les débiteurs du trésor en brûlant le registre des anciennes créances, concéda définitivement diverses possessions incertaines du domaine de l'État, et, le dernier prince de Numidie étant mort, il réunit au territoire de la république ce reste de royaume. Il commença aussi à réprimer un désordre déjà ancien , que les guerres civiles avaient accru , et qui , depuis ce temps jusqu'à nos jours, n'a pu être extirpé en Italie : c'est le brigandage des grands chemins et des campagnes. Il abolit pour cela les associations nouvelles et illégales , qui n étaient qu'une société de crmes, et il plaça des postes de sûreté sur les points les plus importants'. Ainsi rattacbait-il à s(^s intérêts l'opinion publique.
> App., Guerres et niy rie; Flor.,4-i9 ; Dion, 49 , de 34 à 3S; Suét., Âug.y ao , ai ; Pline, 3-ao.
" App., Guerres d'Illyrie; Dion, 49*4» 1 43» W»n., 2i-«4î Suét., Aa^., aj, 3a ; Juv., 3-287 :
Nam qui (cpolict te
OCTÀYE A ROME. 555
Non deerit, claïuis domibus , postquam omnis utrique
Fixa cateDaissiluitcompago tubcrna;.
Interdum et fcrro cubitus grass.iior agit rem ,
Armato qnotie« tutœ custode tenentur
Et Pomptina palus et gallinaria pinus.
Sic indc hue omnes tauquam ad vivaria currunt.