‹ Histoire romaine (volume 3)Chapitre 83 sur 102 · CHAPITRE LXL · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXL

8UCCË8 D'OCTATB. — PIN DE LA RÉPUBLIQUK,

Aclium était plus décisive que Pharsale ne Favait été; car, après la trahison de TÉgypte envers Pompée , restait encore un parti pompéien, celui de l'ancien gouvememrat ; il avait fallu encore à César, pour rabattre, les batailles de Tbapsus et de Munda; et ce parti, qui assassina son vainqueur, eût pu , avec plus d'habilelé , retarder le second triumvirat et Fempire. Mais, maintenant, tout dépendait de la destinée d'un seul homme; il n'y avait plus de parti politique, plus de moyen ni d'envie de résister, dès que ce clief, asservi à une femme, désertait sa i)ropre fortune. Antoine était donc vaincu sans retour, et toul rOccidcnl pouvait dire avec le favori de Mécène ;

Bavons, il en est temps, dansons en assurance,

Car Cësar est victorieux ;

(Coûtons ce Cécube si vienv Qui n'attendra jamais plus heureuse espérance. 1.0 Romain , quelle honte aux yeux de l'avenir! A lii lui «l'une fcinm*» a hicn pu s'as'.cr\ir,

DtPÀITB D* ANTOINE. SCS

Aux eunuques ridéi Mumelire ton éjpé€,

El jusque dans ses rangs soufFrir

Parmi SCS dtendards le honteux conopéel

Yieloire, victoire à G^ar!

L'ennemi fuit; il cherche quelque parc

Un asyle pour sa défaite ;

Qu'il i^agnc l'Afrique ou la Crète ,

Qu'il aille voyant au hasard !

PKHir nous , buvons ; les vents lui sont toujours contraires. Mesurons le Gécube à nos plus larges verres ,

Nous ne craignons plus pour César '.

Antoine, en effet, ne retrouvait plus même ces accès il%*iiergie que lui rendait auparavant Taclversité. Après avoir rejoint le vaisseau de Cléopàtre, il y était monté et y di^meura assis seul à la proue pendant trois jours, la tête

• llor., OA, i-3i.

Nunc est bibendum ; nune pede libero Pulsanda tellus.

EpoJ.y 8 :

Quando repottnm Qecubum ad feaias dapes , etc.

Properl., 3-9 :

Ausa Jovi nosiro btrantem opponere Anubin ,

El Tibcrim Nili cogère ferre minas , Romanamque tiibam crepiianti pellere sisiro ,

Baridos et coniis rosira liburna scqui , Fœdaqne Tarpcio conopea tendere saxo ,

Jura dare statuas inter et arma mari.

Quid nune Tarquinii fracus juvat esse secures

Nomine quem simili vita superba vocal , Si nutier palicnda fuit? Cape Roma , triumphum

Tanium operis bellis susiilil una dies.

I.e conopée, K^mirtïùf, était une voile que l'on tendait pour se garantir àtK cousins.

rayez encore Propert., 4-^ :

Hune mundi coïere naniu ; stetit aeqnore moles

nia petit Nilum cymba maie nixa fngaci Hoc unum jusso non moritnra die.

Et Virg., iCnei'J., 8-G96.

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