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gné à la brièveté de son pouvoir et aux tyrannies de son successeur. Pour grandes et louables que fussent ses libéralités, il en coûtait peu à un prince maître des richesses des nations ; sa douceur ne fiit pas moins commode au mal qu'au bien , et rien ne prouve un véritable amendement de SCS mœurs premières. En appréciant donc les brillantes qualités de Titus , on ne peut le reconnaître que pour un de ces tristes exemples qui ont le plus mis en évidence la noblesse originelle de l'homme , et sa dégradation ; nature profondément troublée, semblable aux bouillonnements du Vésuve , qui recouvrent d'une cendre fertile une terre havieet désolée par des débordements de lave *.
> SuëU, TU»t lo, 1 1 ; Dion, 66; Mart., Inamphith.t a :
Hic, ubi sidereus propia» videt attra coiossus
£t crescuDt média pegmata celsa via, Invidiosa feri radiabant atria Régis
Unaque jam tota stabat in ttrbe doraiis. Hic, ubi conspicui venerabilis amphitheatri
Ertgitur moles, stagna Neronis erant.
Hic, ubi miramur veiocia munera tUermas
Âbstulerat raiseris tectasuperbus'^ ager.
lleddita Ilomaubi esc, et mioc, te praestde, Gaesar, Deliciae populi, quae fuerant domini.
Ausou., De dtiod. Cœsar,^ v. i6 et Sg :
Et Titas imperii f«Ux brevitate «ecutut.
M%, Petimdisikha^ is :
Fettx imperro, teWx brevitate regendi,
Kxpers civitis $aa|;ttinia, orbis amor, Unum dixisti moriens te crimen liabere,
Sed aulli de te^ non tibi credidimus.
Julien, dans son Festin, des Césars^ raille Titus, quoique assez doucement. L« scrupulewte justice de La Bietterie en est presque scandalisée, et il voudrait croire à un complet amendement du célèbre empereur; mais Suétone, si affirmatif qu'il soit, laisse quelque chose à rabattre de ses louanges, principalement dans la Vie de D<miitien,9f aa.