LE POUVOIR IMPÉRIAL
armée, roulant dans les camps aux pieds des soldats, s'est rc- Icvé le diadème au front avec Aurélien. Carinus se faisait appeler roi par les Illyriens * . Que le sénat donc, même après la mort de Probus , se repaisse obstinément d'ambitions insensées; qu'il contemple, béant d'espoir, sa splendeur imaginaire , promise par le poète Calphurnius et la juridiction à rendre aux faisceaux consulaires*, il sera toujours permis aux savants, même aux historiens, de rappeler la république et la liberté perdue sous Auguste*. Tous les poètes continueront, jusqu'à Glaudien et Sidonius, de louer la gloire des vieux temps; ces regrets vivront dans les livres comme un agrément littéraire, comme une sorte de mythologie politique sans conséquence. Il n'y a plus de sentiments romains ni de nation romaine; les empereurs vont régner désormais.
La centralisation se fortifiera, et l'autorité , devenue souveraine, aura plus de facilité à corriger les abus; tous
» Vop., Carii»., 17. . t
* Galphuro., Eclog,, 1-4* !
Aureaseciira cum pace renasciturastas Et redit ad terras tandem squalore situque Aima ThemU posito
. . Nullosjam Romana Philippos Deflcbit, DuUos ducet captiva triumphes.
Nulla catenati feralis pompa senatns Carnificum lassabit opus, nec carcere pleno lofelix raros numerabit Caria patres.
Jam nec adumbrati faciem mercatus honoris Mec Tacuos tacitus fasces et inane tribunal Accipiet consul ; sed legibus omne rcductis Jus aderit, moremque fori vultumque priorem Rcddet, et afflictum melior Deus aufcrel aevum.
' Vopisc, TVic., I, a, CaruSf 3.