‹ Histoire romaineChapitre 60 sur 107 · III · texte numérisé non relu

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élanl sujets, Tégalité de. soumission écartera toute opposition. L'administration sera donc plus générale et plus régulière. Mais qui réformera les mœurs*? Decius avait eu le dessein de relever la censure; mais les empereurs n'en avaient pas besoin pour les dénombrements, et un nom de dignité rétabli n'eût rien ajouté à leur puissance , ni donne la moindre action de plus à leur suprême juridiction. Le pouvoir humain, seul, n'a point d'eflScace sur les mœurs, parce que les mœurs sortent du cœur et de la volonté, où la puissance humaine la plus absolue, qui n'est que la force matérielle, n'a pas de prise. On prohibera les actos, on contraindra extérieurement les passions , on ne les changera pas, et elles débordcyont toujours. Il est vrai qu'une amélioration sensible, quoique bien faible, s'était aussi opérée depuis un siècle. On aurait pu croire que les monstruosités de Commode et d'Héliogabale ne reparaîtraient plus, si Garin, tout récemment, n'avait montré la même impudence de débauches. Il y avait, du moins généralement, un peu plus de décence dans la corruption commune". Depuis Alexandre Sévère, le christianisme avait fait honte enfm au paganisme. Les pontifes et les philosophes comprenaient assez la force de cette doctrine pour essayer une rivalité sur ce point, en s'efForçant de réduire en système leurs théogonies. Ils achevaient de détruire ainsi le peu d'idées et de croyances qui restait sur la divinité, sur la vie future, et la superstition devenait plus générale et plus absurde '. Us tâchaient de composer aussi

< Ce serait ici ]elieu d'entrer dans quelques détails sur les mœurs de l'eiD' pire, si ce sujet ne devait pas être mieux à sa place eacore dans mes Eludes sur l'histoire de l'Église , qu*en dépit des fatigues où m'a si longtemps reteou rUniversiié, je compte bien encore ne pas abandonner.

»Pon., Claud,, i3.

^ Corn. Sev., Etna^ v. 7s :

Hase est mendosae vulgata licentia famae,

LE POUYOm IMPÉRIAL. 387

une espèce de morale en imitant la discipline chrétienne , mais ils n'allaient pas plus loin : ils ne voulaient ni redresser la nature , ni renoncer au luxe et aux voluptés, et cette inflexible obligation de la loi chrétienne les irritait de plus en plus; la crainte de succomber maintenant redoublait la fureur, et allait rendre la persécution plus violente que jamais.

Yatibus ingenium est; bine audit nobile carmeo. Plurima pan scœnae rerum est fallacia; Tates Sub terris DÏgros viderunt carminé mânes, Atqne inter cioeres Ditis pallentia régna. Meutiti vales stygias undasque , canesque ....

Débita carminibus libertas ista, sed omnis In vero mibi cura

Sur les superstitions, vo/. Tacite et Juvénal , passim. Rien n'est plus commun que les divinations , les pronostics, les magiciens et les prestigiateurs dans Suétone et V Histoire auguste .

SIÎIÈII PÉRIODE.

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