‹ Histoire romaineChapitre 69 sur 107 · TA9TIN · texte numérisé non relu

TA9TIN

« Dieu exécuta encore contre Constantin la sentence a qu'il avait autrefois prononcée contre David; car ses « crimes , aussi bien que ceux de ce roi , avaient fait blas* « phémer contre le nom du Trè&-Haut, et l'épée ne se reti- « râpas de sa maison ^)»

Lorsque Constance arriva, ses deux frères encore absents, les troupes demandèrent à grands cris que les trois princes prissent le titre d'Augustes; le sénat à Rome s'empressa de les proclamer seuls, pour saisir cette occasion de paraître encore quelque chose, et peu de mois après, le César Dalmace , le roi Annibalien , cinq autres neveux de Constantin , ses deux frères et un beau-frère, furent successivement mis à mort, avec le préfet Ablavius. Les deux plus jeunes fils de Julius Constantius échappèrent seuls, par la pitié de

* TiUem., Constantin f 62. Ce passage e«t une trouvaille dans l'érudition diffuse de ce pesant historien.

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quelques personnes, et surtout de Marc, évêque d'Aréthose, Celaient Gallus, âgé de douze ans, et Julien, qui en avait S(^pt. Constance se trouvait seul alors à Constantinople, rt il est difiicile de justifier de cet horrible massacre son ambition défiante. Les trois Augustes partagèrent ensuite rempire selon les intentions paternelles, qu'ils suivirent encore tn publiant plusieurs lois contre les délations , les libelles diflamatoircs , les formalités abusives de la justice, elles violations de la foi conjugale*.

Cette union ne dura pas ; Taîné, Constantin n , n'avait pas cédé sans regret Tltalie et TAfrique à Constant. /I réclama : impatient du refus, il prit brusquement les armes, et s'avança en ravageant vers Aquilée. Les premières Iroffpes qui lui furent opposées lui tendirent une embuscade où il péril (340). Cet événement fâcheux excita les Franks à courir les Gaules; Constant , maître de tout rOccident, les combattit et les regagna promptement pour aller repousser les incursions des Pietés, puis il revint comprimer les entreprises des ariens, qui, favorisés par Constance, remuaient de tous côtés. Il prit fermement la cause d'Athanase et des autres évêques d'Orient persécutés ; il menaça même son frère de ses armes si la décision du pape Jules et du concile de Sardique, qui justifiait ces évêques, tfélait point observée. Constance n'osa pas résister; il avait Bssa d'autres embarras à démêler, outre les intrigues où Te»traînaient ses ariens ; Sapor, imprudemment provoqué, recommençait les hostilités. Celte guerre fut malheureuse et sans gloire pour Temperèur, quoiqu'il eût fortifié d'avance Amide, place formidable sur la rive droite du Tigre, quoiqu'il eût soin d'entretenir la valeur des troupes, d'y joindre un corps de Goths fidèles , et d'engager à son service

• Zo«., % ; Atltanas., Jd soUtar, ; }v\,,Ep'iU ad Attifniens. ; Gr<*ç. S^i Orat , 3 ; Ami». Uarccll., a i-i 5 ; TiiietQ., ConslancCf i .

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