CHAPITRE cm
ElY ALITÉ DE J t LIEN -L' APOSTAT ET DE COMSTAKCE.
Après le départ du jeune prince. Constance avait séjourné encore dix-huit mois à Milan, plus occupé de procurer la victoire aux ariens qu'à ses armées, et de se faire craindre de ses sujets que des ennemis de Fempire. Lfô flatteurs qui l'obsédaient, entrant dans le faible de son esprit, lui suggérèrent aisément deux lois qui punissaient de mort Texercice de la magie et la consultation des présages. Tout magicien coupable d'avoir employé son art à procurer la mort devait même subir le supplice de Tamphithéàtre (557), juste châtiment si onTeùt réservé au véritable crime ; mais ce ne fut le plus souvent qu'un prétexte de condamnation. « Il suffisait d'avoir consulté quelque de- « vin sur le cri d'une souris, sur la rencontre d'une belet- « te, ou d'avoir employé quelque enchantement propre à « calmer une souffrance, ce qu'admettait Tautorité do la « médecine, une dénonciation parlait d'où on pouvait c( le moins le prévoir , et l'on périssait judiciaireiutiil. »