‹ Histoire romaineChapitre 80 sur 107 · JULIEN EN GAULE · texte numérisé non relu

JULIEN EN GAULE

cita que Tindigoation : c'était une invective contre Constance et contre Constantin , auquel il reprochait d'avoir prodigué les honneurs de l'État à des Barbares, « ce qu'il fit bientôt lui-même en nommant consul Nevitta, homme grossier , qui n'était en rien comparable à aucun des ofiiclers de Constantin, et qui, de plus , exerça le pouvoir avec cruauté *. »

Une contrariété plus grave tempéra ses premiers succès: deux légions récemment soumises, et une cohorte de sagittaires que le vainqueur dirigeait par précaution de Sirmium en Gaule, s'enfermèrent dans Aquilée , et l'obligèretU de détacher une partie de ses forces pour assiéger cette ville, qui n'avait jamais été prise. La défection avait d'autant plus de danger, que l'Afrique , gardée par un officier impérial , menaçait l'Italie d'une disette. Les promesses ni les menaces n'ayant pu ramener les rebelles, trois assauts échouèrent de même. D'autre part , Constance se rapprochait enfin de l'Europe avec des troupes nombreuses; il comptait sur son bonheur accoutumé dans les guerres civiles , parlant de son rival comme d'une bête fiiuve , et de cette expédition comme d'une chasse. Mais une fièvre mortelle l'arrêta à Mopsueste (361) , et tira tout d'un coup Julien d'une position qui devenait critique , car les assiégés d' Aquilée se défendaient avec la plus habile opiniâtreté, et invitaient toute l'Italie à les imiter. Il fallut la présence d'un officier de Constance, qui certifiât la mort du prince, pour qu'ils se rendissent. Eusèbe eût bien voulu opposer un autre empereur à Julien , mais le bruit se répandit que Constance avait désigné lui-même Julien pour son successeur. Du moins celui-ci le tint toujours pour certain '.

* Arom. MarcelK, ai-4, 8; Pan.vel.^ Mamcrt., 11-6, 7, 8 ; Jul., EpisU ntJ Mhcn.

* Amm. Marcell.| 31-6, i3 ; Jul., Sîisopog,

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