‹ Histoire romaineChapitre 11 sur 50 · II. Ï · texte numérisé non relu

II. Ï

un tribun^ Livius Dnisus^ et fit proposer par lui rétriylissement de douze colonies à la fôis^ sans exi-» ger Timpositioft que payaient les colonies établies par Gracchus. Il se conciliait les Latins y en faisant rendre une loi qui défendait de battre de veines leurs soldats. En même temps, un Fannius y que Caïus avait fait élever au consulat , tourna tx>ntre lui, et l'accabla d'éloquentes invectives, le désignant comme complice des meurtriers de Scipion ^ .

Dès-lors, l'histoire du malheureux Caïus reproduit celle de ison frère. Il échoua dans la demande d'un troisième tribunal . et vit parvenir au consulat Opimius, son plus cruel ennemi. Réduit à implorer l'appui de la populace > il quitta sa maison du Palatin pour loger au-dessous, avec les citoyens pauvres et obscurs. Il flatta la populace, en même temps qu'il appelait les Italiens dans Home. Un dé^ cret du sénat le priva de ce dernier secours , en . bannissant les alliés de la ville. Alors s'engage dans Rome une lutte inégale. Opimius entreprend d'an broger les lois de Caïus, celui-ci de les soutenir avec une partie de la populace et des Italiens, que sa mère Cornélie faisait entrer dans Rome déguisés en moissonneurs^. Un licteur du consul ayant repoussé avec insulte les amis de Caïus , fut percé de coups*

' Appian. j&^//.OV.'*^'PItitarcii., c. 43, p. 840. ni/ATrovo-K sè^ Vit*

Selon d'autres, c'était un citoyen cjui avait mis la main sur Caïus. Hutarque, qui présente la chose comme arrivée par hasard^ avoue pourtant qu'il fut tué avec des poinçons qu'on avait préparés exprès pour cet usage ^ . Le lendemain , le mort fut exposé dans la place. Le sénat ordonna au consul de pourvoiruu salut de ta tépuhlique. Les sénateurs s'armèrent y les chevaliers amenèrent chacun deux hommes armés. De son côté, Fulvius avait distribué à la poptilace des armes qu'il avait enlevées aux Gaulois dans son consulat. Pour Caïus il ne voulut point s'armer, et ne prit^qu'un petit poignard qui , à tout événement, -lui assurât sa liberté. Lorsqu'il traversa la place, il s'arrêta devant la statue de son père et fondit en larmes ^ puis il alla mourir avec les siens sur l'Averitin. En face.de la montagne plébéienne, sur le Capitole était postée l'aristocratie , bien supérieure en force. Fulvius leur envoya deux fois son jeune fils un caducée à la main. Les barbares retinrent l'enfant et le mirent à mort.. La promesse d'une amnistie détache de Caïus tout son parti. Ceux qui s'obstinent à rester avec lui sont criblés par des archers crétois. Il veut se percer, deux de ses amis le désarment , et se font tuer au pont Sublicius, pour lui donner le temps d'échapper. Retiré dans le bois des Furies, il reçoit la mort d'un

^clâve fid^e^ qui se tue après lui. Sa tète avait été mise à prix ; le consul promettait d'en donner le poids en or. Un Septimuleïus en fait sortir la cervelle et la remplace, avec du plomb fondu* Trois mille hommes furent tués en même temps y leurs biens confisqués , et Ton défendit à leurs veuves de porter le deuil. Pour consacrer le souvenir d'une si belle victoire y le consul Opimius éleva un temple à la Concorde.

Ainsi périt te dernier des Gracches de la main des nobles ^ mais frappé du coup mortel y il jeta de la poussière contre le ciel, et de cette poussière nor quit Marius-L...

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