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à^t romain en &rècè. Toutefois 11 avait refosé clé délivrer Sparte du tyran Nabis; il avait maintenu Nabis contre les^Achéens, Philippe œntre les Éto-liens y et laissait chez les Grecs plus de factions et de troubles qu'auparavant.
La modération de Rome n'était paç sans motif. L'Espagne et la Gaule lui ^demandaient alors les plus grands efforts. Le préteur Caton(i95) combattait les Espagnols^ prenait et. démantelait quatre cents villes. Les Insubriens, défaits en trois sanglantes l)ataiUes où ils perdirent plus de cent mille hommes j, if avaient pas découragé par leur soumission (194) l^s Boîes et les Liguriens. Les premiers prolongèrent jusqu'en 192, les seconds plus longtemps encore^ leur héroïque résistance. Dans la même année où Rome, menacée par les Boïes, déclaràit q\i^ily awit tumulte ^ les Etoliens éclataient dans la Grèce par une tentative contre Sparte, Chalcis et Démétriade. Us appelaient en Grèce An** tiochus-le-Grand.,!Hannibal projetait une confédération, universelle contre Rome. Les Romains, en demandant aux Carthaginois qu'il leur fut livré, n'avaient fait que l'envoyer à. Antixjchus en Syrie, d'pù il continuait de mettre le monde en mouvement contre Rome.
Antiochus , surnommé le Grand , se trouvait tel en effet par la faiblesse commune des successeurs
il'ÀÎexànciré. JKhicôuragé par la toiort pfôchaiile dé ï^hîiopater, il portait déjà lès mains sur la Ckjelésyrie et l'Egypte j il rétablissait Lysimachie en Thrace^ il opprimait les villes grecques de FAsîe mineure. Lorsqu'à la prière de Stoyrhe, de Lampsique et du foi d'Egypte, les Romaii}s lui dem'ahdèrênt compte de ses usurpations, il répondit fièrement qu'ilne se mêlait point de leurs atfaires d'Italie ^
Pour vaincre Rome, il fallait s'assurer de Philippe et de Garthage, et porter la guerre en Italie. C'était le conseil diJHannibal; mais ce dangereux génie inspirait trop de méfiance à Ahtiochus*. Lui confier une armée et Tehvoycfr en Mîdie, c'était s'exposer à vaincre Dour HannibaL Le roi de Syrie écouta volontiers les Étoliens qui, dans leur système ordinaire d'attirer la guerre en Grèce pour profiter des efforts d'autruî^ lui représentaient toutes les cité^ prêtes à se déclarer pour lui. Le toi, de son côté, promettait de couvrir bientôt la hier de^ ses flottes. Dans ce ccmimerce de mensonges, chacun perdit. Antiochus amena seule*
' Appi9ii. IvpMTtii 7 s**' Amstel., 4 670, I v. , p. i4< .
' Hannibal aTâit envoyé à Chrthage un marchand de tyr, qai alBeha
^ nuit, dansle sénat, la lettre dont il éUit chargé, et se rembarqua. Appîen»
— Le m^e autair dit que Scipion TAfricaîn et les autres députés du sénat ,
envoyés pour amuser Antiochus , eurent Tadresse perfide d'entretenir sou-
vent Hannibal, et de le rendre par là suspect au roi de S^rie.
ment dix mille hommes en Grèce : les Etoliens tul donnèrent à peine un allié. Les armées romaine» eurent le temps d'arriver et d'accabler les uns et les autres.
Antiochus passe Fhîyer en Eubée, et perd le temps à cçlébrer ses noces (il sCvait plus de cinquante ans). U insulte ï^hilippe qu'il aurait dû gagner à tout prix^ et le jette dans le parti des Romains en favorisant*un prétendant à la.coùroane de Macédoine. Cependant les légions arrivent,, et Antiochus^ surpris après deux ans d'attente, iest battu aux Theripopyles (1921)-
U fallait glors défendre la mer et fermer l'Asie aux Romains: Ceux-ci^ ayant obtenu le passage de Philippe , et des vaisseaux de Hhodes et du roi de Pergame-, n'eurent à passer que l'Hellespont. Antiochus pouvait au moins défendre les places et consumer les Romains. U demanda la paix et essaya de gagner les généraux , le consul Lucius Scipiôn , et Publius , le vainqueur de Carthage, qui voulait bien servir à son frère- de lieutenant. Antiocfius avait renvoyé à l'Africain, alors malade, son fils qui avait été pris. Celui-ci, en redonaaissance, avait fait dire à Antiochus de ne pas combattre ava/it que sa santé'lui permît de. retourner au camp. Mais le préteur Domitius, qui n'entrait point dans ce&négo^ ciations équivoques , força Lucius Scipion de combattre pends^t Fabsence de son frère (près de Ma-
gnésie, 190)', Ia victoire coûta peu. aux Romaias. Les éléphans, lés chameaux montés d^ar^ chers arabes , les chars armés de faux , les cavaliers fourdement armés, les Gallc>-Grecs, la phalange macédonienne elle-même , tout le système de guerre oriental et gtec, échoua contre la légion. Lies B:o-^ mains eureat, dit-on, trois cent cinquante morts*, et tuèrent ou prirent cinquante mille hommes (îgô avant Jésus-Christ).
X<a paix fht accordée à Antiochus aux conditions suivantes : Te roi abandonnera toute PAsie mineure, moins là Cificie. 11 livrera ses éléphans, ses vaisseaux, et pa^^ra quinze mille talens. C'était le ruiner pour toujours '. En Asie, comme en Grèce , les Romains ne se réservèrent pas un pouce de terre. Visi donnèrent aux Rhodiens la Carie et la Lycie ; i Eumène tes deux Phrygies, la Lydie, l'Ionie et la Chersqnnèse.
Mais avant de sortir d'Asie, ils abattirent le seui peuple qui çût pu y renouveler la guerre. Les Gâtâtes, établis en Phrygie depuis un siècle , s\ étaient enrichis aux dépens de tous les peuples voi $ins sur lesquels ils levaient des tributs. Us avaien .
* Sur ces n^godatioqstrès^quiToqHesdesSdpioiis, J^. ^ippûn. ibid,^
' Appian., ibid.
' Ce Alt dèt4ors jin profeilM cbei ki Romains : qv B«9t^cvc Avlto^oç
entassé les dépouilles de l'Asie mineure dans leur» retraites du mont Olj^mpe. Un fait caractérise ]'o-i pulence-.et le {asted^ ces Barbares. Un dç leurs chefs, ou tétrarques public cpiÇy pendant une année çntièrç^;il tiendrftit t^le ouverte à tout venant;, et noa-s^ulement il t?aita la foule qui venait des villes Qt de^ catppagnes voisinas ^ mais il faisait artêtçr et fçtpnir Içs yoyageurs jusqu'à ce qu'ils se fussent asr. sis à ses tables ^ .
. Quoique la plupart d'entre les Galates eussent refusé de secpurir Antiochus, le préteur Manlius attaqua leurs trois tribus (Trocmes, Tolistoboïes, Tectpsage^), ^t les força dan? leur;s montagnes avçç des armes de trait^ auxquelles les Gaulois^ habitués, à combattre avec le sabre et la lançç, ^'opposaient guères que di^s cailloux. Manlius leur fit rendre les. jtçrrçs. enlevées aux alliés de Rome^ les çJ^ligea de renoncer au brigandage y et leur imppsa l'alliaii^cç d'Eumène qui devait les contenir (189^.
1 Mben., IV, n. ' •
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