‹ Histoire romaineChapitre 5 sur 50 · IL · texte numérisé non relu

IL

Si

Les Mai'di ^ îjài côflibattirent Persée , et qui ^ri-* rent si loUg-'teiiips employés dans les négociations de la Grèoe y méritaient bien aussi d'être traités avec faveur dans l'histoire « Cette faàiille est plé-^ béîenne; C. Mardus Rutilus est le premier censeur plébéi^i. Qu'importe? Unebratiche de cette famille est distinguée par le surnom de rex , qui veut dire simplement homme puissant y patron. Le généalo-* giste grec en icondut qu'ils descendent d'un roi de Rome^ d'Ancus Martius; et si ce n'est pas assez ^ ils remonteront à Mamercus > fils deNuma^ quoique^ selon la tradition (Denys, Plut.), Numa n'ait pas eu d'en£ant màle. Trois autres fils de Numa, Pinus, Pompo et Calpus, seront la tige des Pinarii^ des Pomponii et des Caipurnii. Les Pomponii sont chevaliers, lés Caipurnii sont des hommes nou- "raaux, qui n'arrivent au consulat qu'en £73. Rien n'arrête le Êiussaire; La gens Pomponia met sur ses médailles l'image barbue de Numa ; les Marcii met-* tent sous les leurs la tête de Numa et le port d'Ostie, Ibndé par Ancus Martius, ou bien encore An- <7us et un aqueduc fondé par ce roi et rétabli pour

l'honneur de la £amille par le préteur Q. Marcius

-Rex.

Ce n'est pas tout. Quintius Cœso, exilé pour ses .violences , est accusé par la tradition d'être revenu avec des Sabins et des esclaves, et de s'être un instant emparé du Capitole. La pudeur patricienne

des Quintii repousse Taccusation et jette un Toile sur cette circonstance. Les Marcii plébéiens sont moins difficiles ; ils prennent pour un des leurs ce dont les Quintii ne veulent pas. Un crime antique n'est point déshonorant. Q. Marcius Coriolanusse vengera d'une injuste condamnation , en amenant l'étranger contre sa patrie. Mais le flatteur des Marcii n'ose ni lui faire prendre le Capitole^ ni lui donner la honte d'avoir été repoussé. Il craint d'humilier Rome ou son héros. Les larmes d'une mère désarmeront Coriolan , et sauveront à la fois Rome et l'historien.

Les autres généraux qui font la guerre en Grèce ^ n'ont pas' une moins illustre origine. Les Sulpicii , remontexit du côté paternel jusqu'à Jupiter ^ du coté maternel jusqu'à Pasiphaé. Quoique cette famille ne soit pas même romaine d'origine^ P. Sulpicius Q^irinus n'en met pas moins sur ses médailles la louve allaitant Quirinus. Les Hostilii^ plébéiens parvenus au consulat à la fin du sixième siècle^ portent sur leurs médailles la tête du roi Tullus^ leur prétendu aïeul. Quant aux Acilii^ Manius Acilîus Glabrio, vainqueur d'Antiochus aux Thermopyles, est leur premier consul j et il n'est pas jugé assez noble pour arriver à la censure. Mais donnezleur, le temps. Un siècle plus tard^ ils descendent d'Énée.

Ainsi les Romains et les Grecs vivaient dans un

échange dé flatteries mutuelles. L'es premier^^ comme cet A. P. Albinus^ dont se moquait Caton^ s'exerçaient à écrire en grec ^ , et demandaient pardon au lecteur de Icuf ignoï^ance de cette langue. Fiaminius faisait des Vers grecs. Dès cette époque les grands de Rome ne manquaient pas d'avoir parmi leurs esclaves ou leurs cliens quelque grammaitien ^ quelque poète gï'ec, qui faisaient Féducation des en-* fans et souvent celle du père. Ainsi le farouche et vindicatif LiviusSalinator, celui même qui dans sa censure osa noter trente-quatre des trente-cinq tribus y avait auprès de ses enfans le Tarentin Livius Andronicus* qui traduisit en latin l'Odyssée, et donna sur le théâtre des imitations des drames grecs ; le poète lui-même y figurait comme acteur. . Paul Emile, ce pontife austère, cet augure minu'^ tieux, avait dans sa famille des pédagogues grecs, grammairiens , sophistes , rhéteurs , sculpteurs , peintres, écuyers, veneurs, etc. • Scipion l'Africain eut pour client et pour panégyriste le fameux Ennius* Né dans la grande Grèce (à Rudiœ*, en Calabre), cen-

' Je Texcuserais , disait Caton , s^il eût été condamné I écrire en grec par ordre des Amphictyons. Polyb, , eopt, Const. Porphyr. , 87.

* Qui jouait lui-même ses pièces. F. h curieux passage de Valère-Mtïumer lÎT. II , c. 4 , sur le théâtre ^ les jeux , les gladiateurs , etc.

' Plutarch. , Pauit Emil. viia ,€. 3 , 7.

^ A Rudiœ , en Calabre t an milieu des Tilles grecques ( Sueton. , De illust grammat, , c. 4 . )• Centurion en Sicile , 3 se distingue sous Titu»

turion en SUcHe, sous T. Manlius Torquatus, et en £$p^gne $ous Scipian^ à la fois Osque^ Qx^c çt Romain^ il $e yantait d'avoir trois âmes. Il enseigna le grec sur FAventin ^ , imita la Grèce avec originalité^ et crut avoir rendu les Romains conquérans en poésie , comme ils l'étaient en politique par les armes de Scipion. Il se^sut si bon gré d'avoir altéré l'originalité de Tltalie, qu'il se plaisait à appeler les Rpmains du no.m de Grecs. Le grand poème d'Ennius eut pour sujet la seconde guerpe punique^ c'est-à-dire, les exploits de Scipion. Le meilleui:: morceau qui nous en reste, est le portrait du bon et sage client; c'est sans doute celui d'Ennius luimême ^ . Les Scipion$ qui savaient confisqué ^on gé-.

Manlius Torqaatus (SU. Ital. , XII, 390); combat ensuite âi Espagne , à coté du grand Scipion. (Glaudian. in U}>. de H Cons. Stil. praef. Ciç. , pro jérchià , c. 9). Il enseigne le grec sur le Mont-ATcntin ( Sueton » II. Cicer., De Omt. II, 68). Il Ta en Grèce ayec M. FuWius Nobilior ( Gicer. , pro Archid , c. 4 4 ). — Caton blâme FuItîus d'avoir mené- Ennius arec lui (Gice)rt , Tusc. , Y, 20. )*— r Lié àr h Grèce par Féducation , à Tancienne Italie par la naissance et par la langue ( il se donne pour descendant de Messapus. Senr., in JEn. , YII , 694 ; Sil. Ital. , XII , 393 ), à. Rome par ses sentimens et son. admiration ; il pouvait donc bien se vantes^ Savoir trois âmes. (Gell. , N. 4>x^^l j ^7^)* "^ Aprè^ avoir mené les Romains à Fécole de la Grâce , il s'applaudit de ce svccès , et les appela Grecs ( Fest. v. Sos , et Scaliger ). — Scipion fit placer la statue d'Ennius parmi les monnmens de la ffens Comelia, Yal. Max. , VI , 8.

* llocce loquatu' vocsl , queirum beoe mipe Ubcn(«|r MfD«m, termonesque saoi , rcrumque fluaruin Comitcr impei;^U ; ma|;na <|uom iawu' dieei

nie au profit dç leur gloire^ ne lâchèrent pas Ennius après sa mort^ et l'enfermèrent dans leur» tombeaux.

• Parti fuTÎuel , de sttmmeii rebu* gevundei» Gonsilio, endo foro lato, •anctoque tenatu.

Quoi ret audacter magnat parvaaqae jocamqoe Eioqaeretor ; tînèta maleit , et quoi bona dict» Evomeret , «eiqaa vellet tutoque locaret :

Queicum molta volulat gandia clamqae palamque. Ingenio quoi noUa malam sententia taadet, , Ut faceret facinui levis aat mains , doctu'^ fidelit ,

Suavia homo , facandu*, suo contenta* beatas , %

Sceita\ tecnnda loqotntin tempore , oommodu*, verbum* Paucam « molta tenena , anteiqua , tepolta , vetnsta ; Quai faciunt mores veteresque novosqne tenentem ; Moltarum yeterum legum , divomqne hominnmque Prudentem y qnei molta loqaeive tacerere poiset. Hune inter pugnas compellat Senrilins sic.

( Gellhis.Ub.Xil^cap. 4.)

Toici quelques autres fragmens d^Ennius :

JNoB habeo deniqaenaocîMarsam augnrem, JNon yicanos haruspices ^ non de circo astrologos , Non isiacos conjectores , non interprètes somniûm » Kon enim sunt ii , aut scientia , aut arte divinei ; Sed soperstitiosi vates , impudentesqae hariolei , Aud inertes , aut insanei, aut qnibus egestas imperat : Qui sibei semltam non sapiunt , alteri monstrant viam i Quibus divitias pollicentar , ab iis drachmam ipsei petunt : De his divitiis sibi deducant drachmam , reddant cœtera ; Qui sui quaestus causa fictas suscitant sententias.

( Ck., De Divpaaticng., l.)

At tuba tetribilei son^n taratantara dixit...

( Pnadanns et Seivius. )

Quomque capul caderet «onitum tuba sola peregit .

Ainsi Rome receTait^dociiement en littérature le joug de la Grèce, comme eti politique celui de f aristocratie protectrice des Grecs, celui des Mé-

El pèretinte ^ro > ra«co foiiM aire coeurrît. . . .

Anterif et tutam ▼«e IviiM Jwren. ^. ( Pïoj»rtî«». )

Moril>iitiatei^êit ire< stit rOmanUTirttisqM.

( D, AaguitmTis et Cicérone , Ih republic^Uh, ▼. )

^ Stolidam gentis Ajacidarom ,

Bellipotentet sunt magi' , quam iapieiitîpotcntef»

( Nonias la Stirpê. )

îfec ml auram poaco , n«c mi preciam. dederili» , Tfec cauponantea bellom , ted belligérantes ; Ferro , non auro , ▼cîtam.ccrnamns utreicpie , Voine velil an me regnare hem, quidto ferai fora ,

Virtnte experiamnr-, et hoe iimol aecipe éktoitt ; Qnort&m tîrtutei î»rflei fortttna pepercit , l^orumdem me leiberCftli parceie certnm 'st> Dono ducite, dmpe voleiktibu' c«m magncia DU.

( Ckei^o , Vs qffUut , Ub. 1. >

Qael potis ingenteii orM eTolverebellei.

( Diomedet , lu YOTXS, )

ï(on aemper Toatra eroctit , nnnc Japiter hftp atat.

(Macrobias, Sat,, lib. TI , cap. I. >.

Fortibiu estForti||kaviMit dAt»«*.. ( Id. ,»UMd* )

Africa^terribilei tremit horrida terra tamoltn Undiqne , mnltimodiacon«mitaraftaiai»îr«ï« ; Omnibus endo loceisnigena apparetimago Tristitiaiy ocnlosqne mannscpie ad sndera lassas Protendant y exsecrando dnci' ftcla reprendiiifl» Poinei , penrorteolee omnk , oircnm cnrsant.

Hostem «jnei feriet mibi erit Cartaginiensii,

tellus^ des Fabius^ des Quintius^ des iEmilius ^ des Marcîus, des Scipions surtout. Ces nobles orgueilleux qui foulaient si cruellement la vieille Italie

Qttisqais erit , cajatis erit. ( Diomedes, in abnuo, )

Clunor ad coelam voWendu* p«r slhera vagic.

(Ytrro, I4. ,lib.VI.)

Marà Qliai : is dictât popQlaribiu oleit QaeitumTeiTèbant hommes y atqae Qtvoiii agttabant, Flot d«libataa popolei niadaitiiie medolla.

(Cicero, inBnito. )

Egrvgieeordatat hoBO , Catos Atlia* Sextot.

Qttm vicitnon ast victor , niai victo* fatetnr..«

(Noniui , in obsidium. )

, Forum f, pntealqn* LiiMnia

Mandabo siceit; ^dimam canUre MTeria.

( Serviof , ad Géorgie, , Itb. III.)

Q. Enniiepitaphium ab ipxomet eonditum:

Adtpicite, o eei?eii , senif Ennii imagini formam. .

Heievoftram panxitmazuma fada patram.

Kemo melaenimeu decoret , nec fqnera fle^q

Faent. Qaor? volito viTa* pérora viram.

( Giceroy Tuse, quœst^, lib. I)

P, Seip^nis AfrictmH tMtitumlm •

Heic eitille fitoa, qaoi nemo cei^eî' , ne<{ae hostia

Qnilnt pro facteia reddere ojiem pretmm.

(Cioeroy Del^egibus, 11.— Seneca, lib. X|X, epist^ 109. )

Eo ego ingenio ngtas anm , amicitiam Atqne inimicitiam in fronte promptam gero.

(Exincerto libro«)

Flagitii principium'cat nndare inter civeii eorpora.

(Gic.»rii4c.yUb.iy.)

Philoibpbandam est pandf , nam omnino haad placet.

(Gellius, lib. y «cap. |5- j

dont les armes leur soumettaient le monde^ aocueillaient avec faveur les hommes et les. moeurs étrangère^. Us fermaient Rome aux Italiens^ pour rouvrir aux Grecs. Peu à peu s'efEaçait le type rude et firuste du génie latin. On ne trouvait plus de vrais Romains que hors de Rome^ chez les Italiens^ par exemple à Tusculum en Caton^ et plus tard dans ce paysan d'Arpinum^ qui fut Marins.

Le premier vengeur que se suscite l'Italie^ est le Campanien Nœvius^^ comme Ennius^ soldat des

* Le premier, selon Varron, qui ait employé le rers saturnin (?) : « Sa- Uimiun^ in honorem Dei Naevios inrenit. » Varr. VI. Festus , y. Satumus. — - Inrenteiir de la tragédie pnxtextata, où les caractères sont romains. — H atUqae les Sdpions ( Gell. , VI, 8), les Métellos ( Terentian. Manr. , ▼.2747):

Fato Metelli Roma fiuit contolet.

A quoi ils répondirent :

DalMiat maltim Ifetelli Navio po«la*

( Atcooiot Pedianiu «d Cie. , AeU I in Verrem. , c. \o, )

Voici d'autres fragmens de Naerius :

» Nonius, in rievortit.

Age niint qaando rheUrica^Uf rMponde qaod te rogo.

— Nomus , in muitare.

Etaaterilaadee ago ( e^o ? ) cvm votif me maltatis meu, qood Pneter spem qaem vellejn «udiebam : hoc mihi Ennias.

(ColaxNœTU.)

Ex Protecto Naevii. — Diomedei, in patio ;

guerres puniques^ le même peut-«tre qui organisa les véliles romaiiis. Celui-ci n'emprunta point le mètre grec; ce fut dans le vieux Ters saturnin^ qu'il

Popaloi patil : ta patiat modo.

Ex TareotilUNœvii. -«-Sotipat«r m quanti :

Qatt ego ia thaatro hic mais prohayi pkaaiboiy Ea non andere quemqaam Tegem rampera , Qaanto Ubertatem hane hic aaperat aerritua aliolata.

(6eniiia,lik«Yl,».8.)

EiArde dtt ^nmd poème de Naevu» , festitiié sèloii les coDjectares d^ermann ( Doctnna ntetrica ) :

Qoi terrai Latiai hemonea eontaaerast Viroë lflideaq«M PaDl^ fstbor.

Passage de Naoïvitis, d'après Menda , ad Ennium, p. 417 , ex Gal-^ pornio.

Sic Pœni conMremiflCQnt artabaa anivéraim ; Magni metaa tamoltaa pectora poasidet :

Caeaam fanera agitant ^

EueqoiaaitiUnty temalentiamque toUant

Featam.

Saperbiter contemptim conterit kgionef .

(Nn^ioa, in IConiOf ^wttnà eon^n/ftim , superbitêr. )>

Etiamqai

Mano reamagnaa aœpe gesait glorioae,

Gajaa facta vira vigent , qoi apod gentia aolns praestat ,

Eom saaa poter eam ptfllio tino ab «mica abdatit.

( Nsviua» in GeUio, YÏ , 8. )

Mortalii imraortalia flere ai foret faa, Flereat diva camean Nnviam poetam.

itaqoe poatqaam eat Orcino tradiloa thesauro y Obliti aunt Romœ loqaier latina lingua.

( Nnvioa , in Gellio « 1 , 34 . )

attaqua tour à tour les Claudius, les Métellus> les Scipions même. Le peude fragmens qui nous restent de lui , sont pleins d'allusions piquantes à la tyrannie des nobles 9 à la servilité de leurs créatures. — j4 lions j souffre de bonne grâce; le peuple souffre bien. — Quoi! ce que /approuve, ce que f applaudis au ilêéâtre , ne pourra librement vexer nos rois du sénat! ohl la tyrannie domine ici la liberté (Fragm, de la petite Tareruine). — Les Métdlus naissent con^ * suis à Rome \' jeu de mots sur le mot metelluSj qui voulait dire porte-faix^ sur l'incapacité de cette puissante famille, et sur ses nombreux consulats. Les Métellus se piquèrent et répondirent par un vers sur la même mesure :

Les Métellus te porteront malheur.

Us ne s'en tinrent pas là^ ils firent jeter en prison Naevius. Le poète incorrigible fut si peu intimidé, qu'il y fit deux comédies , et ne craignit pas cette fois de s'attaquer aux Scipions :

Cet homme dont le bras fit maint exploit pompeux , Dont le nom glorieux hrille , éclate aujourd'hui , Qui seul est grand aux yeux des nations 9 Celui-là même, un certain soir , Son père Femmena de chez sa bonne amie , Vêtu légèrement : il n'ayait qu^un manteau.

he- trait était d'autant plus, pénétrant , qu'alors même Scipion ^ déjà vieux ^ avait dans sa maison commerce avec une esclave, et que la connivence d'une épouse débonnaire cachait seule sa honte domestique ^ .

Les Scipions invoquèrent la loi atroce des Douze- Tables, qui condamne à mort l'auteur de vers diffa-^ Hians. Heureusement pour le poète , les tribuns intervinrent. Mais il n'en subit pas moins, la honte d'une sorte d'exposition publique , et fut relégué en Afrique. Un poète de l'âge suivant, qui s'en tenait prudemment à la satire générale des villes, le comique Plante, s'est complu à peindre la triste %ure du pauvre Campanien, cloué à la colonne avecdmx gardes , qui ne le quittent ni nmt ni jour ^. Naevius laissant l'Italie pour jamais, lui fît ses adieux dans une épitaphe digne de Catulle , qu'il se composa lui-même, et où il déplorait avec sa propre ruine celle de l'originalité italienne. Que les immortels pleurent les^ mortels ^ ce serait cliose indigène. Autrementj les déesses du chant pleureraient Nœnus le

' Valer. Max. , VI , 6. — Selon Valërius d^Antiam, un des plus anciens bîstoriens de Ronoe , la fameuse anecdote de la continence de Scipion serait controuTée ; il n'aurait pas rendu la fille à ses pasens. Gell» VI , 8.

' In Mil. Gloiios., y. 2*4 .

Nam 08 colamnatam. poede încMC atidivi barba.ro , Gui btni custodes «cmper tolii horis accubaut.

•poète. Une fois IVœvius enfoui 0u trésor de PUttm, ils ne surent plus à Rome ce que tétait que parler lan^ gue latine. Toutefois le peuple garda im bon souvenir au courageux ennemi des nobles. U donna le nom de Naevius à une porte de Rome ^ ; et cent

^ Tarr. , de -L, lat ^ ÏV,: 45. — - Baani {^Euseb.y Chron,, Ofymp,^ GXLIY), il meurt a Ûtique , à la iïn des guerres puniques. (Cependant y. Cic. Brut,, c. 45. ) — Sur la yie d^Ennius et de Nae^ius , V, Blum, JEinleitangy etc. •

ITayant plus occasion de reyenir sur cette époque de la littérature romaine, nous placerons ici quelques fragmens importans des successeun immédiats d'Ennius et de Nasvius*

PacuTii Fmgm,

Nam ittls qai lingoam anQm tnttlUgant ; Plasqae ex alieno jecore Mpinnt ,,qaam ex titOf Magfis audiendam ^am anacoltabdnm censeo.

(Cic., De divin,, ^1, )

Ego odi homiiies ignavft operà> et philocophà sentenlil.

(6eU.,Xni,8.)

Adolescent y tamea ettî properas , hoc te taxant rogat

Uti ce adtpiciat ; deiode qaod scriptoni ett» légat :

Heie tant poetœ Pacavii Marci lila

Oata ; hoc Toleban , netdat ne ettei ; Taie.

• (Gell.,1,24.)

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