IV PUÉ PACK
on dirait la croissance lente, mais puissante, de l'arbre qui couvrira la terre de son ombre.
J'ai raconté longuement ailleurs celte magnifique histoire, et j'en donne dans ce volume un récit abrégé1. Ici je voudrais montrer l'esprit de ce livre et résumer ce qui s'y trouve épars, je veux dire les causes principales de la grandeur de Rome , celles de sa chute , et marquer les résultats ; car j'aime l'histoire qui conclut et celle qui fournit des leçons.
Cause* principales de la grandeur romaine.
Sans trop accorder aux influences matérielles, on peut affirmer que la situation géographique de Rome aida beaucoup à sa fortune ; car il y a des positions fatales , et une vertu, une puissance, au reste, nullement mystérieuses, sont attachées à de certains lieux : Londres, Lisbonne, Marseille, Gênes, Venise, Alexandrie sont forcément ou redeviendront des villes riches et prospères. « Constantinople vaut un empire,» disait Bonaparte. Garlhage deux fois détruite se relèvera sans doute encore* ; et, sans être prophète, on peut prédire que les environs de l'isthme de Panama attendent aussi quelque grande cité.
C'est entre les vastes plaines du Latium et de l'Étrurie, au-dessous des montagnes de la Sabine, que s'éleva la ville éternelle, à cinq lieues de la mer, aux bords du Tibre, le plus grand des fleuves de l'Italie péninsulaire, et sur sept collines de facile défense8. Au nord et au sud , de riches
1 Voy. pour les développements mon romaine et à l'atlas que j'ai déjà publiés.
Histoire des Romains et des peuphs * Cannage ou Tunis, c'est la même
soumis à leur domination. Le troisième chose.
volume est sous presse. Pour les détails » voy. Tite là ve, V, 54, oh Camille énu-
géographiques , je demanderai aussi la mère les avantages de la position de
permission de renvoyer à la géographie Rome.