CHAPITRE XIII
lèbres, Jonas, Osée' etAmos.car le Seigneur, avant de châtier son peuple, redoublait les avertissements et les menaces.
te» prophète» *mos et Jonu.
Amos, ainsi qu'ill'a raconté lui-même, n'était ni prophète ni fils de prophète : * J'étais un bouvier et je cueillais des figues sauvages quand l'Eternel me prit près de mon troupeau et me dit : Va, et prophétise à mon peuple d'Israël. >■ Alors il quitta Thécoa, sa ville natale, dans la tribu de Juda, et alla répandre ses menaces prophétiques parmi ceux que le Ssi^riiiur allait frapper.
Ainsi parle Jéhovah, dit il: > Après les crimes d'Israël, trois et quatre l'ois répétés, je ae révoquerai point mes arrêts....
» Ils brisent contre terre la tête du pauvre ; ils étouffent la vois et les plaintes du faible; ils font festin auprès des autels, assis sur les vêtements laissés en gage à leur avarice, et ils boivent dans la maison de leur Dieu.
• C'est moi cependant qui pour leur frayer un chemin exterminai les Amorrhéens, ce peuple aussi haut que les cèdres, aussi fort que les chênes; c'est moi qui les ai conduits quarante ans dans le désert, et qui me suis fait des prophètes de leurs enfants.... . •
- Mais ma colère va éclater.... Le lion rugit-il dans la forêt sans qu'il ait trouvé de quoi repaître sa faim! Le lionceau jette-t-il son cri dans sa tanière quand il n'a pas encore saisi sa proieï.... Or, voici que le lion rugit; qui ne craindra point? Le Seigneur Dieu a parlé; qui ne prophétisera point!...
■ Ils ont amassé dans leurs maisons un trésor de rapines et d'iniquités; s'il en échappe quelques-uns, ce sera comme les membres à demi rongés que le berger arrache de la gueule des lions....
« Écoutez ceci, û vous qui comme les vaches de Basan
t. Nous ne cilons rien d'Osée. Bon slyle coup* et sentencieut, dam lequel il m 5'm[irimc stmi-rit qu'a demi-mM, ses allégories qu'il n'est pas toujours aisé d« comprendre, font de lui le plus obscur des prophiies.
paissez sur la montagne de Samarie : Vous opprimez le faible, vous foulez le pauvre aux pieds, et vous dites à vos seigneurs : Apportez, el nous boirons.... Mais il va venir pour vous un jour tle malheur....
- Dans toutes vos cités il y aura des grincements dedents; toules vos places retentiront de gémissements; et le peuple ira parles rues en criant : Malheur! malheur!
» Ils appelleront à ce grand deuil jusqu'aux hommes des champs; ils feront venir ceux qui savent chanter les plaiDtes funèbres.
« Car pendant trois mois, avant la moisson, j'ai arrêté la pluie et vous n'êtes pas revenus à moi !
« Je vous ai envoyé un vent brûlant, j'ai frappé du glaive vos jeunes guerriers et l'ennemi a emmené vos cavales. De tous ces maux vous êtes sortis comme le bois qu'on retire du feu à demi consumé. Et cependant vous n'êtes pas encore revenus à moi!
- Mais me voici, moi qui fais le tonnerre el qui crée les vents elles nues; moi qui marche sur la cime des monts, qui du matin fais le soir, du jour la nuit; moi qui brise les forts,
«Ah! cherchez le Seigneur, et vous vivrez; cherchez le Seigneur pour qu'il écarte de la maison de Joseph le feu qui va la consumer. »
Amos prévoit la captivité prochaine : « Maison d'Israël, tu as élevé le tabernacle deMoloch, tuy as placé l'étoile de ton dieu Rhœphan et les idoles que lu as faites de tes mains. C'est pourquoi je te transporterai au delà de Damas, moi le Tout-Puissant.
« Maintenant je hais vos fêtes et vos solennités ; en vain m'offrirez-vous des holocaustes, je ne les recevrai point.
« Loin de moi vos chants profanes et le bruit de vos concerts.
» Mes jugements vont se répandre comme une eau débordée, ma justice comme un torrent impétueux.
- Malheur à vous qui dormez sur des lits d'ivoire, et qui employés en débauches le temps du sommeil! Malheur à vous qui accordez vos voix au son de la lyre!