‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 115 sur 251 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

îîj'pte. Isaie repoussa hautement celte alliance. Revenir à Jéhovah , voilà le salut ; car Jéhovah combattra encore pour son peuple fidèle :

« Malheur a ceux qui descendent en Egypte pour lui demander secours, et qui mettent confiance en la multitude de ses chevaux et de ses chars de guerre, au lieu de chercher le Seigneur et de s'appuyer sur le saint d'Israël.

« L'Égyptien est un homme , non pas un dieu ; ses chevaux ne sont que chair; quels secours donneront-ils! Le Seigneur étendra sur eux sa main , et ils seront précipités , celui qui donne , comme celui qui reçoit celle vaine assistance.

« Le Seigneur m'a dit : » Comme le lion , quand il saisit sa proie, fait retentir les monts de rugissements qui portent au loin l'épouvante , ainsi Jéhovah descendra et combattra sur sa montagne de SÎod.

- Comme l'oiseau qui défend ses petits , ainsi le Seigneur protégera et sauvera Jérusalem. <•

Ëzéuhias n'en persévéra pas moins dans cette politique funeste , et Sennachérib prit prélexte de cette alliance avec un royaume ennemi pour recommencer la guerre. Tandis que lui-même il astii^e-aii Laclns , son général, ïtabsacès, marcha sur Jérusalem. Quand il fut arrivé à l'aqueduc de la piscine supérieure dans le chemin du champ du foulon , il s'arrela et parla ainsi à trois officiers du roi qui étaient sortis à sa rencontre : « Dites à Ezéchias : Voici comment parie le grand roi : Quel est ton espoir î en qui mets-tu ta confiance! est-ce que tu attends secours du roi d'Égypte? Mais l'Egypte n'est qu'un roseau fragile. Si tu t'appuies sur lui, il cassera cl te percera la main. Soumettez-vous à mon Seigneur, el je vous donnerai deux mille chevaux, si vous pouvez toutefois trouver assez de cavaliers pour les monter. »

Alors les serviteurs du roi Ézéehias direnl à Rabsacès : " Parle-nous en syriaque, que nous comprenions, et non dans la langue des Juifs, afin que toul ce peuple qui est accouru sur les murailles ne puisse entendre ce que tu dis. » Mais Rabsacès, se tournant au contraire vers le peuple, cria

d'une voix forte en hébreu : « Ecoutez ce que dit le grand roi, le roi des Assyriens : Ne vous laissez pas tromper par les discours d'Ézéchias ; il ne saurait vous délivrer de nos mains. Qu'il ne vous dise pas non plus : Le Seigneur vous sauvera. Est-ce que les dieux des autres nations les ont sauvées? Où est le dieu d'Émath et d'Arphath? ou est le dieu d'Eppharvam? Ont-ils pu défendre Samarie contre moi ï Quel est le dieu qui arrachera de mes mains la terre de son peuple ; sera-ce celui de Jérusalem ï ■>

Quand on rapporta à Ézéehias ces insolentes paroles , il déchira ses vêtements et envoya les anciens des prêtres vers Isaïe , pour le supplier d'implorer le Seigneur. Le prophète lui répondit : « L'Éternel a exaucé ta prière , et voici comme il parle à Sennachérib :

« La vierge de Sion te méprise , et la fille de Jérusalem se rit de toi.

n Qui penses-tu avoir insulté? contre qui crois-tu blasphémerï C'est contre le saint d'Israël.

« Tu m'as attaqué par ton insolence , et le bruit de ton orgueil est monté jusqu'à moi ; c'est pourquoi je te mettrai un anneau aux;narines et un frein à la bouche , et je te ramènerai dans le chemin par où tu es venu.

»Tu n'entreras point dans Jérusalem , tu ne lanceras point tes flèches contre elle, tu ne l'entoureras point de tes soldats et de tes boucliers ; car je la protège et je la sauverai à cause de moi et de David , mon serviteur. »

La même nuit, l'ange du Seigneur passa dans le camp des Assyriens et frappa de mort cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Le lendemain, Sennachérib vit la plaine jonchée de cadavres ; il reconnut la main du Dieu des Juifs et partit aussitôt; mais a peine était-il rentré dans Ninive , que deux de ses fils l'assassinèrent au milieu du temple de ÏSesroch , son dieu , et s'enfuirent en Arménie. Asar-Haddon, le troisième de ses enfants , lui succéda. Quelque temps après le roi de Juda tomba malade , et fut sur le point de mourir. Dans une plaintive élégie , le pieux roi implora la miséricorde du Seigneur.

« Je ne suis encore qu'à la moitié de mes jours, et je m'en

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