‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 137 sur 251 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

une leeture publique des livres sainls; après quoi le peuple renouvela son alliance avec Jéhovah. Les princes, les lévites et les prêtres signèrent l'acte où les Juifs promenaient de rester désormais fidèles aux commandements du Seigneur, et en preuve de la sincérité de leur fui, les riches, pour apaiser les plaintes des pauvres, rendirent la liberté aux esclaves, remirent les dettes et restituèrent les héritages. Néhémie avait donne lui-même l'exemple du désintéressement, en consacrant tout ce qu'il possédait à la reconstruction des murailles et au soulagement des malheureux.

Cependant il avait promis au roi de revenir. Il parti; après douze années utilement employées au bonheur de sa patrie (i33). Mais, pendant son absence, les désordres que les soins d'Esdras et les siens avaient «fluets reparurent; le peuple contracta des alliances avec des femmes étrangères, négligea L'observation du sabbat et ne paya plus la dime fixée pour l'entretien du temple et de ses prêtres. Néhémie revint alors; il réprima toutes les infractions et fit condamner il l'exil ceux qui ne voulurent pas abandonner les femmes idolâtres : de ce nombre , fut Manassé , fils du grand prêtre Jaïadda et gendre de Senballat, gouverneur de Samarie. Il se retira dans cette ville avec des Juifs qui avaient suivi son exemple. Mêlés désormais aux Samaritains, ils ne formèrent plus qu'un seul peuple , et élevèrent sur le mont Garizim un temple , rival de celui de Jérusalem. L'ancienne division du royaume en deux Etats reparaissait donc , mais plus dangereuse , parce que la rivalité politique des Juifs et des Samaritains s'accrut de la haine religieuse , et les deux peuples ne lurent plus occupés que de chercher les moyens de s'entredétruire'.

Cependant tous les Juifs n'étaient pas revenus dans la cité sainte : le plus grand nombre n'avaient pas profité des

m. L» Samaritains, du moins tmx dî> temps posimi.'m-, ii^lmuii: ■■■ni, comme livre mu', que h: l'filalM '/'"■■ Cqicmlani ils ^>;:iiïi;l ml Mrssu;, avances ci il* nisum^iL.m di's V "J" nivar.sil.' .le 5 ai ni Jean, n,

3& et Sjlv. do Sacj, noUca des ManuscriU de la bibl. Itojale, t. XII, M.

édita qui leur permettaient de rentrer dans leur patrie , et ils restaient en Assyrie, exposés souvent aux caprices tyranniques des rois ou de leurs ministres, surtout depuis la mort de Daniel qui pendant sa vie avait toujours employé son crédit à proléger ses frères. L'histoire d'Esther fournit le plus frappant exemple des alternatives do gloire et de mi sûre réservées aux captifs.

La troisième année de son règne, Artaxercès Longue- Main , surnommé Assuérus dans l'Ecriture' , dunna à tous les grands de son royaume un festin magnifique qui dura cent quatre-vingts jours. Il commanda ensuite que durant sept jours on préparât des repas pour le peuple de Suze , dans le vestibule de son jardin. On avait tendu partout des voiles aux riches couleurs qui étaient soutenus par des cordons de fin lin , teints en écarlate -et passés dans des anneaux d'ivoire que portaient des colonnes en marbre. Des lits d'or et d'argent étaient rangés sur un pavé de porphyre et de marbre blanc. Le septième jour, Assuérus, dans la chaleur et la joie du festin, ordonna que la reine Vasthi parût devant lui avec les ornements royaux et le diadème. Mais la reine refusa de se montrer ainsi aux yeux de tout le peuple. Assuérus, irrité, la chassa de son trône. Pour l'oublier entièrement, il fit aussitôt rechercher dans son royaume les jeunes filles de la plus parfaite beauté, afin de donner à la plus belle la place et le rang de Vasthi. Toutes briguaient cet honneur souverain , et employaient les prestiges d'un art menteur a relever l'éclat de leurs charmes. Eslher seule ne demanda rien pour se parer. C'était une jeune fille juive qu'après la mort de ses parents, Mardochée, son oncle, avait élevée sévèrement dans la religion de Moïse. Aussi elle se montrait indifférente a l'espoir de partager un trône. Mais Assuérus ne l'eut pas plutôt aperçue qu'il mit le diadème sur sa tôte et la fit reine à la place de Vasthi.

Cependant Esther, d'après les conseils de son second père , n'avait pas découvert au roi quels étaient son pays et son peuple ; et Mardochée, épiant l'occasion de s'entretenir

t. Selon d'aulres, cet Asauéru» lorail Xercèi lui-mèma.

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