LES MAC CAD CES (1C
La possession de la Judée était de la plus haute importance pour le roi de Syrie. Cette province était comme son iiraril-j.Hivik contre l'LVw.lc : : 'N nt.:;n[u:ut ce pays ; et s'il ne faisail i[i.n j si; défendre, elle couvrait la vallée de l'Oronte et les roules do l'tic'nicie qui menaient à sa eapilalc. Do là les effuria des Séleucides pour s'assurer la possession de la Palestine. Mais Antiochus ne comprenant pas que, pour conserver une conquête, ce n'est pus la terre, mais le cœur des habitants qu'il faut conquérir, ne voulut régner que par la terreur; et quand il vît que ce système réussissait mal, il essaya de changer les lois el les mœurs du pays , de faire oublier Moïse et Jéhovah, de forcer enfin ce peuple à vivre à la grecque. C'était s'attaquer à plus fort que lui.
Dans le temple, sur l'autel morne, Antiochus fit placer la statue de Jupiter Olympien; il défendit de pratiquer la loi, d'observer les sabbals, de célébrer le.s fêtes. Tous ceux qui ré: fu -aient d'obéir étaient sur-le-champ condamnés aux derniers supplices. Si la violence de la persécution fit succomber plusieurs Juifs, d'autres demeurèrent fermes et aimèrent mieux mourir que de se souiller en mangeant des viandes impures. Un des plus illustres entre ceux-ci fut Èléazar, vieillard vénérable et docteur de la loi. On le pressait de manger de la chair de porc; on voulait l'y contraindre en lui ouvrant la lxau'lie par force ; mais Eléazar, préférant une mort glorieuse a une abjuration des lois qu'il avait lui-même en -élances durant sa longue carrière, marcha volontairement au supplice et mourut en disant : « Mon Dieu, qui connais toutes choses par une science sainte, tu vois qu'ayant
LES MACCABÉES.
pu me délivrer de la mort, je souffre dans ma chair de cruelles douleurs, maïs que dans mon âme je sens une joie infinie de les souffrir pour toi. »
Une famille entière, sept enfants et leur merc, donna au peuplejuif un exemple plus admirable encore de résignation, de fidélité a la loi, et d'espérance dans la miséricorde divine : l'aîné mourut le premier; cinq autres, soutenus par l'exemple de sa mort courageuse, et par les fermes paroles de leur mère, méprisèrent comme lui les tortures, et rendirent leur vie au Seigneur, en témoignant qu'ils attendaient, par delà le tombeau, une existence nouvelle. Antiochus, effrayé de l'inutilité des menaces et des supplices, voulut, par des paroles flatteuses et par des promesses, engager le plus jeune à quitter la religion de ses frères. L'enfant ne fut pas ébranlé ; Antiochus exhorta la mère à lui inspirer des pensées plus salutaires , à se conserver au moins un enfant. Elle le promit, puis s'approchanl de son fils elle lui dit ou la langue du pays : - Aie pitié de moi qui t'ai porté dans moa sein , qui t'ai nourri de mon lait : ne crains point ce cruel bourreau ; montre-toi digne de tes frères, reçois la mort de bon cœur afin que par la miséricorde divine je te revoie avec tes frères dans la gloire que nous attendons. » Le jeune homme interrompit sa mère en criant au bourreau : « Qu'attends-tu de moi? je n'obéis pas aux ordres d'Antîochus, mais a la loi de Moise.... A l'exemple de mes frères, j'abandonne volontiers mon corps et ma vie pour la défense de notre loi sainte, je prie Dieu qu'il se montre bientôt favorable a notre nation; qu'il te contraigne par les tourments et les plaies de confesser qu'il est le seul Dieu et que son courroux, qui est justement tombé sur tas Juifs, soit apaisé par ma mortel celle de mes frères. - Le roi, transporté de fureur, fit tourmenter ce dernier encore plus cruellement que les autres, et leur mère après lui.
Mathathlai.
En ce temps-là, un prêtre, nommé Mathathias, sortit de Jérusalem pour ne plus voir l'affliction de son peuple et se