‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 148 sur 251 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

ses fils (133 av. J. C). Jean Hyrcan échappa seul aux pièges de Ptolémée ei prit aussitôt les armes pour venger la mort de son père. Il poursuivit le meurtrier , et le contraignit de s'enfermer dans la forteresse de Lagon , où il l'assiégea;, mais Ptoléniée l'ayant menacé d'égorger sous ses yeux sa mère qu'il retenait prisonnière, Jlvrcnn se retira.

Cependant Antiochus Sidétès avait à cœur de réparer la défaite de ses généraux. Il vint lui-même avec une armée nombreuse camper devant Jérusalem , et pressa le siège avec tant de vigueur qif livrer s'estima heureux d'accepter la paix à des conditions onéreuses. Il fut aussi contraint d'aider Antiochus dans son expédition contre les Parthes ; mais à la nouvelle de la mort de ce prince (130), il rentra dans la Syrie, qu'il ravagea, soumit les Iduméens à un tribut annuel, et se déclara indépendant. Hcpuis ce moment, en effet, la domination des rois de Syrie cessa pour toujours en Palestine. Plus tard Hyrcan assiégea Samarie, s'en empara et la détruisit entièrement (109). La protection des

dedans par les disputes de deux sectes ennemies, les pharisiens et les saducéens.

Les pharisiens étaient ainsi nommés du mot hébreu përowchim (séparés), parce qu'ils affectaient de se séparer du peuple en prenant (dus les dehors d'une sainteté rigide. Ils affichaient une ^ramle sévérité de principes, et une exactitude minutieuse à paver la dîme , à observer, mieux que les autres citoyens , le jour du sabbat, les jeûnes, les ablutions et les prières. Si un étranger ou un Juif moins parfait touchait à leurs vases ou à leurs meubles, ces objets leur paraissaient souillés, et ils no s'en servaient plus qu'après les avoir purifiés. Les scribes ou docteurs de la loi étaient dans leurs rangs. Ils admettaient non-seuloment la loi de Moïse, mais encore les prophètes, les hagiographes et sur-

LES HACCABÉES. 2H0 tout les traditions principalement empruntées aui doctrines zoroastriennea durant la captivité. Ils prétendaient que ces traditions avaient été données à Moïse sur le mont Sinaï en même temps que la loi ; aussi leur supposaient-ils la même autorité qu'à la loi écrite. Ils attribuaient tout à Dieu et au destin, et admettaient le libre arbitre, c'est-a-dire que tout se faisant par l'ordre ou la permission de Dieu, il dépend néanmoins de notre volonté de noue porter à la vertu ou au vice, de choisir entre le bien et le mal. Ils croyaientà l'existence des anges, c'est-a-dire à toute une classe d'êtres supérieurs, intermédiaires entre l'homme et la Divinité, les uns favorables, les autres ennemis et poussant l'homme au mal; ils admettaient l'immortalité des âmes, et supposaient en faveur des âmes des justes une espèce de métempsycose d'après laquelle elles pouvaient revenir sur la terre et animer d'autres corps. Les ames des criminels étaient au contraire enfermées dans des cachots ténébreux pour [y subir éternellement des supplices proportionnés à leurs fautes. Les pharisiens jouissaient auprès du peuple d'une immense considération, bien que le plus grand nombre d'entre eux n'eût que l'apparence des vertus que la secte affectait. Leur habitude de discuter a tout propos sur toutes questions, mais presque toujours sur des questions oiseuses et ridicules, au lieu de les compromettre aux yeux de la foule, augmentait encore leur crédit; et comme ils aimaient à se mêler de la politique, ils devinrent souvent redoutables à l'autorité.

Les sadueéens, appelés ainsi du nom de Sadoc, leur chef, étaient les rivaux et les ennemis des pharisiens. Suivant l'historien Fl. Josèphe , ils rejetaient le dogme de la prédestination et enseignaient que l'homme est la seule cause de son bonheur ou de ses maux , selon qu'il use bien ou mal de son libre arbitre. L'Écriture aussi nous apprend qu'ils niaient la résurrection des morts , l'immortalité de l'âme , le dogme des peines et des récompenses futures , enfin l'existence des anges et des démons. Ils rejetaient de même les traditiona et n'admettaient que les livres du Pentatwque et des prophètes. Us voulaient que l'homme servît Dieu ,

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