‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 149 sur 251 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

non par intérêt et par crainte, mais par pur amour, et enseignaient que nous recevons dès cette vie notre récompense; aussi étaient-ils implacables pour les méchants. Bien plus sévères que les pharisiens dans l'appréciation des œuvres de l'individu et dans l'application des peines , il voulaient ,. par exemple, qu'on exécutât à la lettre la peine du talion , écrite dans la loi mosaïque , tandis que leurs adversaires se contentaient d'une composition en argent. Au reste ils avaient peu de partisans; mais eomme ils faisaient consister le bonheur dans la jouissance des biens terrestres , ils comptaient dans leurs rangs les grands elles riches, ce qui n'empêchait pas que leur crédit ne fût médiocre.

Une troisième secte, celle des esséuiens, plus importante peut-être par ses opinions religieuses, doit occuper moins de place dans l'histoire politique , parce qu'elle ne prit jamais part aux dissensions qui déchirèrent la Judée.

Les esséniens se distinguaient par la pratique réelle de toutes les vertus , par l'amour désintéressé de Dieu et du prochain. Leur manière de vivre était austère : communauté de biens , nourriture frugale , table commune , uniformité de costumes, vacation assidue à la prière, à la méditation, ablutions fréquentes pendant le jour, tels étaient les signes pratiques et extérieurs qui les distinguaient des autres Juifs; leur manière de vivre avait un grand rapport avec celle des prophètes, et la plupart renonçaient au mariage; leurs opinions philosophiques et religieuses n'étaient pas moins remarquables ; ils méprisaient la logique et la métaphysique comme des sciences inutiles à la vertu. Leur grande étude était la morale. Ils s'occupaient aussi de la lecture des livres anciens et pratiquaient la médecine ; quant ii la religion , ils ailiiicftaioijl, cou Lraircment aux Sadueéens, le dogme d'une vie future ; ils pensaient que les âmes des justes allaient dans les ilre t'oi'Luuces , cl celles des méchants dans une espèce deTartare; enfin, ils attribuaient tout au destin, ou , comme dit Joscphe, a la providence divine, ei

LES «ACCABËES.

rien au libre arbitre; ils méprisaient les tourments de la mort, et ne mettaient aucune distinction entre les hommes, regardant les esclaves comme leurs égaux. C'était une secte inoffensive qui fuyait le tumulte des armes et des affaires pour cultiver en paix la vertu; d'ailleurs elle était peu nombreuse; aussi les éssénîens jouissaient d'une estime si grande que la plupart des Juifs leur confiaient l'éducation de leurs enfants ; dans des temps plus rapprochés , on a voulu voir en eux non-seulement les instituteurs de la vie monastique, mais le type des premiers chrétiens 1 .

1. L'importance historique do cille socle mius enlace à donner sur elle quelques délai I.. tirés n 1 l ■ ■ M. .Munit île Josépl.e el de PLilon.

Les esseniens ou ossérr.s, issu* dci pharisien... [„rrn>eni une associslion île pliilosoplirs pratiques, qui j.ii-nsicnl auv croyances pliarisirnucs les principes d'une morale eiallée, el s'appliquaient aux vernis pratiques, â la tempérance cl au travail. Ou :rc saurait dire quelle lui i'oriiiii.. .le cette association, ni quel esl le sens cjarl du nom i'aàaiau On a cru voir dans ce nom le rnnl syriaque kasuyit (les pieui), cl on a pensé que les esséniens étaient le» inémo.s .|i,u oeil* qao les livres .le* M;i :■■:.:! .Ces désigna ira: par li: Muni i |-i-n

élymotogie du mot c ssénùiu, \ nous semble bien pins que ce nom' tient du

dans la solitude ot se livraient à l'abstinence et a la contemplation ; 1rs cs-énicus vivant dans un niùilili' un le cèle, pratique, l'inis la roli-ion .■munir il.ins la lie Soei.de, '■(ail l.i. n [lins ;l| prr.ie Ie> spr-r..ll:iii..iif |.I. : .Im-,,-: d.p.es 'li:s

Juils d'I'ev-ple, cl.rrcliuiriil à iliriser les principes pMloîdplihmos des lirorapeutes vers un but plu! pratique ; el, malgré leur penchant poijr la vie asecliepic el contemplative, iis restaient en relation avec le monde eslérirur, cl cliorrliairiil à servir la société en lui (liiiinanl !'o\cmple d'une v]e la lie ri ..n se,

d'une piété' sincère et il'nne vertu ciuisl.inle ijni de111pl.il I a,s les passions.

humaines. Josèplic, dans le deuxième livre de la puerre des .IniTi. entre dans de limas détails sur l'associatiau des esseniens. qin. de son Icrnps. comptaient environ 40(1(1 membres ; mois reproduirons ici les Iraili les plus saillants .le sa dcscriplion.

élalilissemcnls OÙ ils demeuraient ensemble Cellï qui cuiraient dans leur société devaient . apporter lenl ee ijii'iLH possédaient; les Meus de la société, cnnliés â des administrateurs, appareuaicnl ii Ions les membres en cmiinnm. el il n'y avait parmi ru ci viel.es ni parues, l.cs liim'r.uiis ci 'disseinoius

accordaient îiuiliLclleineLLt à leurs membres la plus sénéronso lois: lit 1 ; l'r.s-

senien qui voyaseail èlail silr de trouva choi ses nraftén* des autres localités tout te dont il avait besoin, et d'y cire reçu comme dans sa propr*

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