‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 157 sur 251 · LES ROIS DES JUIFS · texte numérisé non relu

LES ROIS DES JUIFS

queS et par des massacras publics : Salomé, sa sœur, parvint à lui inspirer des soupçons contre Mariamne , son épouse; et celle-ci fut l! i ' c a j i ï L > o ans av. J. C). Quelque temps après, Alexandra, sa belle-mère, fut condamnée à mort sous le vain prétexie qu'elle avait tenté d'exciter une sédition. Dos jeux célébré en l'honneur d'Auguste, et contraires à la loi des Juifs, avaient soulevé l'indignation du peuple. Les plaintes et les murmures furent étouffés par de nouvelles exécutions. Hérode, toujours en proie aux soupçons, accusa de complots Aristûbule et Alexandre, les deux fils qu'il avait eus de Mariamne, et les fit étrangler. Cinq jours avant sa mort, îl ordonna encore le supplice d'Antï-

(îb av. J. C.), lui avait sans doute décerné ce titre. La'postérité, moins frappée de ses fureurs que de sa magnificence, le lui a conservé. Il avait , en ellei , couvert la ,1 udée de constructions, rebâti et fbriiiié Samarie, à laquelle il donna le nom de Sébaste, e'est-à-dire d'Auguste. Sur la côte, il construisit une ville qu'en l'honneur de l'empereur il nomma Cés&rée, et dont !e port eut une enceinte en marbre blanc. Un théâtre, un cirque et un temple, dédiés à Auguste dans la nouvelle cité , choquèrent les yeux des Juifs fidèles ; même à Jérusalem , il bâtit un théâtre et hors des murs un arapliiiliéàtre. Ce fut moins pour regagner leur confiance que par orgueil et ostentation, qu'il entreprit la reconstruction du temple; mais le plan était si vaste qu'il ne put le voir achever. Ce temple est celui qui fut détruit par Titus soixante-quatorze ans après sa fondation.

Associé à la politique et imbu des- mesura de Rome, Hérode n'était plus un prince juif Il pensionnait des poètes à Rome, il distribuait des prix aux jeux d'Olympie , il adorait la divinité des fondateurs de l'empire; et en même temps

1 . Alliènes avait frigo à Kyrcan 1] une suiue bronic dans le templedeterna a Hérode lu tiir<: dm»- nu uni [nrpOuitl (U-s j™ t olympique! .

:ependant appelé grand. Le peuités des horreurs de la famine

272 CHAPITRE JLYIU. — LES ROIS DES JUIFS (107-1). il effaçait l'une après l'autre toutes les institutions chères à son peuple ; le souverain pontificat et le Synédrium étaient avilis, les lois nationales étaient méprisées et la terreur planait sur toutes lus tètes fidèles à l'ancien culte.

C'est au moment oii le prince des Juifs poussait ainsi son peuple dans la voie corrompue de Rome et de la Grèce que naquit celui qui devait ouvrir au monde une route nouvelle'.

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