‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 184 sur 251 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Jésus arriva enfin dans la Galilée, et se rendit à Nazareth, sa patrie. Le jour du sabbat, il prêcha dans la synagogue, lut les Écritures, et se fit a lui-même l'application d'un passage d'Isaïe où il est écrit : « L'esprit du Seigneur repose sur moi ; car il m'a consacré pour annoncer la bonne nouvelle au* pauvres, il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont ie cœur brisé, pour délivrer les captifs, rendre la vue aux aveugles et la liberté aux opprimés. *

Ceux deNaaareth admiraient sa doctrine etlui rendaient témoignage; mais en même temps, se souvenant de l'humilité de sa naissance, ils disaient : - N'est-ce pas là le fila de Joseph le charpentier? Sa mère ne s'appellc-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude; et ses eœurs ne sont-elles paB loutes parmi nous? D'où viennent donc à celui-ci toutes ces choses'! <■ Et ainsi ils prenaient de lui un sujet de scandale. Mais Jésus, témoin de leur incrédulité, leur disait : » Nul n'est prophète en son pays. » Ce reproche les remplit d'une telle colère qu'ils le menèrent sur le haut de la montagne où leur ville était bâtie pour le précipiter ; mais Jésus, passant au milieu d'eux sans qu'ils le pussent arrêter, descendit à Capharnaiim, où il fit désormais sa demeure habituelle, bien qu'il ait souvent quitté cette ville pour aller dans les lieux d'alenlour précber, enseigner et guérir les malades qui lui étaient amenés de tous côtés.

Il vint aussi une seconde fois à Cana, où un officier d'Hérode s'approcha de lui et le supplia de guérir son fils, malade à-Capharnaùm, et tout prés de mourir. Jésus lui répondit : «Si vous ne voyez, vous autres, des miracles et des prodiges, vous ne croyez pas. Retourne sur tes pas; ton fils est guéri. » L'officier crut k cette promesse et partit; il approchait de la ville, quand il vit ses gens accourir à sa rencontre et lui annoncer que, dès le jour précédent, à la septième heure, c'est-à-dire au moment où le Christ lui parlait, son fils avait été délivré de son mal.

la pèche ■MnlHH ; le Paralytique guéri.

Un jour qu'il était sur le bord du lac de Génézarelh, se voyant trop pressé par la multitudo rassemblée pour l'entendre, il monta dans la barque de Simon-Pierre, et de là prêcha au peuple qui se tenait sur le rivage. Ensuite il dit à Pierre d'avancer sur le lac et de jeter ses filets : Pierre, qui, de toute la nuit, n'avait pas pris un seul poisson, obéit; celte fois, les filets furent tellement remplis qu'ils se rompaient. Deux barques reçurent cette pêche miraculeuse, et semblaient sur le point d'enfoncer, tant la quantité de poisson était grande. La frayeur saisit alors Pierre et ses compagnons, parmi lesquels se trouvaient Jacques et Jean, fds de Zébédée ; mais Jésus leur dit : . Ne craignez point, venez avec moi, et vous serez pécheurs d'hommes. » Dès ce moment , ils quittèrent tout pour le suivre.

A quelque temps de là, Jésus guérit un lépreux. Puis, un jour que les pharisiens et les docteurs de la loi étaient assis autour de lui, quatre hommes apportèrent un paralytique. Mais comme ils ne pouvaient le présenter à Jésus à cause de la foule qui encombrait les portes de la maison, ils découvrirent le toit et, par l'ouverture, descendirent le paralytique sur son lit jusqu'à l'endroit où Jésus se trouvait. Et lui, voyant leur foi, dit au paralytique : - Vos péchés vous sont remis. » Comme les scribes et les pharisiens qui étaient là présents se récriaient contre une telle parole que Dieu seul pouvait proférer : « Croyez-vous, ajoula-t-il , qu'il soit plus difficile au Fils de l'homme de remettre les péchés que cle dire à ce paralytique : Lève-toi et retourne en ta maison ï " Le malade, en effet, se leva et remporta lui-même le lit sur lequel il était couché.

DlMuitlons avec le» Pharisiens* faire le bien partout et

Les pharisiens et les scribes, irrités de ce que tout le peuple courait à lui et désertait leurs synagogues, obser-

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