‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 243 sur 251 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

Héiolte île» Juifs (Gu-ït* ap. J. '

Un premier général, Ce.stius Gallus, ne fut pas heureux ; les mécontenta remportèrent quelques avantages sur des détachements île truijpcs romaines, et enflés de ces succès éphémères, ils te flattaient déj'i de la victoire. FI. Josèphe, celui qui écrivit plus tard leur histoire et le récit de cette lutte affreuse, essaya vainement de les détourner de leur projet ; mais, après avoir tout tenté peur éclairer ses compatriotes , décidé à partager leur sort quel qu'il fut, il accepta

villes ouvertes, fortifia les passages par où l'ennemi pouvait pénétrer, arma tous les- hommes valides, et les habitua par des exercices fré<;uutils à celle discipline qui avait rendu les Romains invincible.-;. Mais Néron envoya contre eus Vespasien, qui s'était déjà signalé drui s du précédentes expéditions. A la nouvelle de situ approche, lus Juifs se débandèrent, et Josèphe fut obligé de se retirer dans Jotapat, la ville la mieux, fortifiée du pays. l'endanl i|uaiantr-supt jours que dura le siège de cette place , Josèphe développa toutes les ressources d'un génie actif et tous les talents d'un habile capitaine. Il lui fallut céder cependant : la ville avait été livrée par un transfuge. Le vainqr.uiir reçut son adversaire avec bienveillance, et ne tarda pas, ainsi que Titus, son fils, à lui accorder toute sa faveur. La Galilée soumise, Vespasien allait inarcher sur Jérusalem , quand il fut nommé empereur; il partit pour l'Italie, mais la guerre continua sous la direction de Titus. Agrippa II, prévoyant les maux qui allaient fondre sur Jérusalem, essaya de fléchir la résolution désespérée de ses habitants, «Mieux vaut mourir que nous soumettre! » répondirent les zélateurs. Ils chassèrent à coups de pierres

peuple ; quand Titus parut à la tète de s^s partout la révolte et une guerre acharnée, inistres présages annonçaient l'inutilité de :, dit Bossuet, une tradition, constante et ; les rabbins, que, quarante ans avant la

LA DESTRUCTION DU TEMPLE

ruine de Jérusalem, ce qui revient à peu prfrs au temps de la mort de Jésus-Christ, on ne cessait de voir dans le temple des choses étranges ; tous les jours il y paraissait de nouveaux prodiges, de sorte qu'un fameux rabbin s'écria un jour : « 0 temple! ù temple! qu'est-ce qui t'émeut et pour- « quoi te fais-tu peur à toi-même? »

» Qu'y a-t-il do plus marqué que ce bruit affreux qui fut ouï par les prêtres dans le sanctuaire le jour de la Pentecôte

du temple déclarèrent hautement qu'ils l'abandonnaient, parce que Dieu, qui y avait établi sa demeure durant tant de siècles, l'avait réprouvé.

- Josèphe et Tacite même ont raconté ce prodige. Il ne fut aperçu que des prêtres. Mais en voici un autre qui a éclaté aux yeux de tout le peuple, et jamais aucun autre peuple n'avait rien vu de semblable. ■ Quatre ans devant la guerre

■ déclarée, un paysan, dit Josephe, se mit à crier : — Une « voix esl sortie du côté de l'orient, une voix est sortie du « côlé de l'occident, une voix est sortie du cûté des quatre ■i vents, voix contre Jérusalem et contre le temple, voix « contre les noiuwiix mariés et les nouvelles mariées, voix

■ contre tout le peuple! — Depuis ce temps, ni jour, ni nuit,

n II redoublait ses cris les jours de fête ; aucune autre parole « ne sortit jamais de sa bouche; ceux qui le plaignaient, « ceux qui le maudissaient, ceux qui lui donnaient ses né- » cessîtés, n'entendirent jamais de lui que celte terrible pa- « rôle : — Malheur, malheur à Jérusalem ! — Il fut pris ,

■ interrogé et condamné au fouet par les magistrats. A cha- " que demande et à chaque coup, il répondait, sans jamais • se plaindre : — - Malheur à Jérusalem ! — Renvoyé comme t un insensé, il courait tout le pavs en répétant sans cesse « sa triste prédiction. Il continua, "durant sept ans, a crier - de celte sorle, sans se relâcher et sans que sa voix s'affai- « blit. Au temps du dernier siège de Jérusalem, il se ren- » ferma dans la ville, tournant infatigablement autour i!p; « murailles et criant de toute sa force : — Malheur au teni-

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