‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 26 sur 251 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

paaange de In mer Bouge.

Mais le Pharaon s'était repenti d'avoir renvoyé ses esclaves; il se mit à leur poursuite avec tous ses chariots de guerre et ses cavaliers , et il les atteignit campés près de la mer, a Béelséphon. Les enfants d'Israël , saisis d'effroi, crièrent vers l'Eternel et dirent à Moïse : « N'y avait-il pas assez de sépulcres en Egypte pour que lu nous aies menés mourir dans le désert. - Moise répondit au peuple : Ne craignez point et connaissez la délivrance envoyée par l'Éternel; car pour lf;s l'^vptien.s ijau vous ave/, aperçus aujourd'hui, vous ne les reverrei jamais. » Il dit et en même temps i! étendit sa baguette sur les eaux. Toute la nuit un vent impétueux qui s'était levé de l'orient poussa les Ilots et mit la mer a sec. Le lendemain les Israélites passèrent sans danger entre les vagues iLm.JtmilcL's des deux côtés comme deux hautes murailles. Les Égyptiens voulurent les suivre, mais les flots revinrent sur eux-mêmes, et le Pharaon, ses chariots et ses cavaliers restèrent ensevelis sans qu'un seul pot s'échapper. Alors Moïse et tout le peuple chantèrent ce cantique de louange à l'Eternel :

« Ta droite, ô Eternel, est formidable ! ta droite, ô Éternel, brise l'ennemi ! Au souffle do ton indignation, les eaux se sont amoncelées en montagnes de flots transparents; les vagues se sont pétrifiées comme un mur.

o L'ennemi disait : « Je veux les poursuivre, je veux les « atteindre pour les distribuer aux miens, comme on par- « lage le butin : ma fureur sera assouvie, car j'ai tiré mon « glaive et je Les anéantirai. »

« Alors tu as envoyé ton souffle, et la mer s'est répandue sur eux ; comme le plomb, ils se sont enfoncés dans les eaux rapides.

■ Qui est comme toi parmi les puissants, ô Éternel! qui comme toi est magnifique? qui t'égale en majesté? qui, ainsi que toi, prodigue les miracles? Tu as étendu ta main et la terre les a dévorés. Pour guider ton peuple racheté, ta main s'est radoucie, et tu le diriges par ta puissance vers la demeure sainte que tu lui as choisie.

■ Le! peuples l'apprennent , et les voila déjà qui frémissent. La douleur a saisi les habitants de la terre des Philistins, et les chefs d'Edom et les princes de Moab se hâtent, en proie à la terreur. Tout Chànaan sèche dans les pleurs. Que sur eux soient toujours la terreur et l'effroi, jusqu'à ce que ton peuple soit au lieu que tu as préparé pour sa demeure, ô Étemel! ô Seigneur! »

Et tandis que Moïse chantait, Marie la prophétease, la sœur d'Aaron, avait pris un tambourin, et toutes les femmes la suivaient en dansant. « Chantez l'Éternel , disait Marie , il a glorieusement triomphé ; il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. »

i.» nanne.

Des bords de la mer Rouge, Moïse conduisit son peuple vers le désert de Sur, sans rencontrer une source pendant une marche de trois jours. Arrivés à Merra, ils y trouvèrent de l'eau; à cause de son amertume, ils ne purent encore en boire; aussi appelèrent-ils ce lieu les eaux arriéres. Mais le Seigneur indiqua à Moïse un bois qu'il jeta dans la source, et aussitôt elle s'adoucit. De Merra, les Hébreux vinrent camper à Èlim, où douze fontaines coulaient à l'ombre de soixante-dix palmiers; et d'Élim, les enfanls d'Israël arrivèrent au désert de Sin, le quinzième jour du second mois , depuis leur sortie des terres du Pharaon.

Les provisions emportées d'Ègypte se trouvèrent alors épuisées, et le peuple murmura; mais le soir du même jour une multitude innombrable de cailles s'abattit sur le camp, et, le lendemain au matin, le sol se trouva couvert de grains ronds et menus comme ceux du grésil. « C'est là le pain que l'Élernel vous envoie, dit Moïse, que chacun en ramasse une pleine mesure, et que personne n'en garde jusqu'au lende main. Plusieurs, oubliant ce précepte, en mirent à part pour le jour suivant ; mais, au matin, ils ne trouvèrent que vers et corruption. Ce pain, que le peuple appela la manne, était blanc comme la graine du coryandre; son goût était celui des gâteaux d'huile et de miel. Il se durcissait en peu

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