CHAPITRE IV
< oiis.-o ration d'Aarom.
Aaron, frère de Moïse, fut consacré devant tout le peuple comme souverain pontife, et ses fds, au-dessous de lui, comme sacrificateurs. Hais deux d'entre eus, Nadab et Abiud, qui n'avaient pas suivi les rites ordonnés, périrent consumés par un feu sorti du sanctuaire 1 .
Dès lors le culte commença; la nuée sainte descendit sur le tabernacle, et la gloire de l'Éternel le remplit. Cette nue allait encore guider les Hébreux. Lorsqu'en effet leur voyage recommença, les Israélites suspendaient leur marche dès qu'elle s'arrêtait ; quand elle s'élevait et avançait , ils se remettaient en route. Le jour c'était un nuage ; la nuit c'était une flamme que tout Israël voyait au-dessus de la tente sainte.
Prescription* dn Lévltlque.
Les 27 chapitres que le Lêviliqve renferme sont consacrés Si l'explication des rites et au développement de la loi. Moïse y revient sur l'entretien du feu perpétuel *, l'interdiction du vin aux prêtres, la distinction des animaux purs et impurs *, sur la lèpre et les impuretés légales ; sur la défense de sacrifier ailleurs qu'à l'entrée du tabernacle; sur celle d'imiter les coutumes de 1'Égypte ou de Chanaan , et de sacrifier aux faux dieux; sur les défauts corporels qui excluent du sacerdoce ; sur le jeûne qui doit être célébré le dixième jour
t . La grande sacriflealure devait être héréditaire dans la ligne d'Étéazar, le lils atrni il'Ajrmi. Si Muïse donna ceLlii charge à Aarun, c'esL que son frère iiïnil jnm: aju-L-s lui le principal rùli: dans !,. délivrance des llclireui. Mais le lOjîisdateui' ni' fil rim pour ses ili-in j>ri>Tjri'rt lil> Gersam et Éliéjer, desquels il n'eil jamais <nii'? iL.iti dans l'Éfi-ilim'. On sait seule nvnt [l',iralip., I, chapitre Hitï, U-n), qu'ils étaient compris parmi les Lévites, et qu li it/er eut une nombreuse postérité.
5. Ce feu servait i allumer le bois sur l'autel des sacrifices,
naine. MoVse défendit aui Hélm-ui cette mum'il^re. Du nombre des animaui répnUg impars étaient tous ceui dont la corne du pied n'était pas fendue; de plus, le cochon, le lapin, le lièvre et les reptiles. Des défenses analogues se retrouvent ctaei divers peuples de l'Orient.
LA LOI
du septième mois, sur la prière, la confession des péchés devant Dieu ; enfin sur les sacrifices au nombre desquels se trouve celui du bouc émissaire , qui devait emporter dans le désert, au milieu des ennemis d'Israël, toutes les iniquités du peuple de Dieu. « Le grand prêtre, dit Moïse, recevra de tout le peuple deux boucs pour le péché. Il jettera le sort sur eux, afin de savoir lequel sera immolé pour le péché et lequel sera le bouc émissaire; celui-ci, il l'offrira vivant au Seigneur; et lui ayant mis les deux mains sur la tête, il confessera toutes les iniquités des enfants d'Israël, et il en chargera avec imprécation la tète de ce bouc ; puis il le fera conduire au désert, oii il sera laissé libre 1 . »
Le Lévitique donne aussi les prescriptions pour les fêtes solennelles de la pâque (sortie d'Egypte), de la Pentecôte (la loi donnée, HO jours après, sur le Sinai), des Tabernacles (séjour au désert) et de l'Expiation, Ces fêtes avaient un double but politique e| religieux; car. PPur les célébrer, toutes les tribus devaient se réunir devant l'arche, gage de l'unité nationale, et fraterniser ainsi quatre fois chaque année sous les yeux de Jéhovah. Les psaumes célèbrent souvent ce concours des tribus dans la ville sainte avec les chants, les danses et les festins sacrés, devant le temple du Seigneur. « Je me suis réjoui avec ceux qui m'ont dit : Levons-nous et allons à la maison du Seigneur. Nos pieds ont franchi ion seuil, û Jérusalem, cité magnifique! Les tribus sont montées vers toi, les tribus de Jéhovah qui vont à la fête en mémoîce d'Israël pour rendre gloire au nom du Très-Haut! Que l'abondance soit pour ceux qui t'aiment, ô Jérusalem! que la paix habite tes maisons superbes ; que les bénédictions du ciel descendent sur tes tours élevées *.
« Que tes tentes sont belles , ô Jéhovah ! Mon âme est enflammée de désirs; mon cœur languit après tes sacrés parvis. Comme l'oiseau qui a trouvé une demeure, comme la tourterelle qui a découvert le nid où ses petits grandi-