‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 73 sur 251 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

■ Elles arrivèrent donc ensemble a Bethléherri, dans la ttihu de Jcda : c'était le temps de la moisson des orges. Ruth dit alors à sa belle-mère : « Si lu veux le permettre, j'irai et je glanerai partout où je trouverai quelque père de famille qui me soit compatissant » h se trouva que te champ où Ruth glanait appartenait à Booz, homme fort riche, proche parent du mari de Noémi. Booz ne larda pas à venir visiter ses moissonneurs, et apprenant quelle était la jeune fille mêlée aux glaneuses, il s'approcha d'elle et lui dit : « Ne Va pas, ma fille, dans un autre ehamp, suis mes moissonneurs, j'ai défendu qu'on le fasse aucune peine. » Ruth se prosterna contre terre : - D'où me vient, dit-elle, ce bonheur, d'avoir trouvé grâce devant tes yeux, moi qui ne suis qu'une pauvre étrangère? - Booz lui répondit : - On m'a raconté comment tu as agi avec la belte-mère ; comment tu as quitté tes parents et le pays de la naissance pour venir habiter au milieu d'un peuple inconnu. Puisses-tu recevoir une récompense àu Seigneur, le Dieu d'Israël, puisque tu as eherché un refuge sous ses ailes. Mais voici l'heure du- repas, assiedstoi, mange ce pain et trempe chaque morceau dans le vinaigre. » Ruth s'assit donc auprès des moissonneurs, Booz lui donna du pain d'orge séché au feu, et quand elle eut mangé, elle se leva pour continuer à ramasser dans le champ les épis oubliés : • Quand elle voudrait glaner même entre les javelles, dit Booz à ses moissonneurs, ne l'cinpMiM pas, et laissez a dessein tomber des épis de vos gerbes. ■

Quand Ruth revint vers le soir, Noémi, voyant tout le blé qu'elle rapportait, lui demanda où elle avait glané ; « J'ai ëlé dans le champ de Booz. — Que le Seigneur le bénisse, dit Noémi ; je crois qu'il conserve pour mon mari, après sa mort, la bonté qu'il lui témoignait pendant sa vie. Tu feras bien d'aller glaner parmi ses filles, de peur que dans le ehamp d'un autre tu ne sois insultée. » Apres la moisson, Noémi dit à Ruth : •• Ma fille, Booz esi notre proche parent, il vannera celte nuit l'orge dans son aire, prends donc les plus beaux habits, parfume-toi, et quand il sera endormi, tu te coucheras à ses pieds, après cela, lui-même te dira- ce que lu dois faire. »

LES JUGES

Ruth fit ce que sa belle-mère lui avait commandé ; el vers le milieu de la nuit, Booi s'éveïllant, elle lui dit : « Je suis ta servante, étends sur elle un pan de ton manteau, parce que tu es son proche parent. * Booz comprit que Ruth voulait lui rappeler la loi de Moïse par laquelle la veuve devait être épousée par le plus proche parent de son mari ; aussi lui répondit-il : * Je ferai ce que tu demandes; mais il y a un plus proche parent que moi; dès que le jour sera venu, je saurai s'il veut user de son droit ; s'il j renonce, je jure par le Seigneur que je t'épouserai. <•

Le lendemain au matin, lîooz s'assit à la porte de la ville, et en présence de dis anciens du peuple, il demanda au plus proche parent de Ruth la cession de ses droits, l'obtint, et prit aussitôt la jeune Moabite pour femme. Dieu fit ït Ruth la grâce de concevoir et d' enfanter un fils que Noémi berça longtemps dans ses bras; et les femmes de la ville félicitaient celle-ci en lui disant : « II est né un fils a Noémi. « On nomma cet enfant Obed, il fut père d'Isai, qui fui luimême père de David.

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Cependant le peuple était retombé" dans l'idolâtrie, et le Seigneur l'avait abandonné à l'oppression des Philistins. Celte servitude dura longtemps; mais Dieu, à la fin, se choisit un vengeur.

Un homme de la tribu de Dan avait eu un fils , nomme Samson, qui, par l'ordre de Jéhovuh, devait être Nazaréen, c'esi-à-dire consacre au Seigneur. Il ne l'a liait pas que cet enfanlbût du vin, mangeât de la chair impure, ni laissât couper ses cheveus. Dès se= jeunes ans, il montra une force extraordinaire. Un jour il mit en pièces un lion qui s'était jeté sur lui. Mais cette vigueur, il ne l'employait pas seulement contre les bètes du désert; les ennemis de son peuple apïwent bientôt a. leurs dépens qu'il s'était levé un homme Jort dans Israël.

Samson avait épousé une jeune fille du pays des Philistuns, et cette femme, dès les premiers jours, le trahit en livrant à trente jeunes gens le mot d'une énigme que Samson

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