CHAPITRE IX
loi qu'il avait écrite, les droits et les devoirs de la nouvelle royauté', et il mit ce livre dans l'arche d'alliance devant le Seigneur, puis ii congédia l'assemblée. Saiil s'en retourna dans la maison paternelle, à Gabaa, suivi d'une partie de l'armée. Cependant quelques enfants de Bélial murmuraient et disaient : « Comment celui-ci pourrait-il nous sauver? » Et, en signe de mépris, ils refusèrent de lui offrir des présents.
Mais bientôt il prouva qu'il était digne de conduire Israël. Nabal, roi des Ammonites, étant venu attaquer Jabès en Galaab, la ville fui réduite aux dernières extrémités, et envoya des députés à Gabaa pour implorer le secours de Saiil. Ils le trouvèrent revenant des champs et marchant derrière ses bœufs. Ils lui racontèrent les malheurs de Jabès. Aussitôt, transporté de colère et saisi de l'esprit de Dieu, il coupe par quartiers les deux bœufs de son attelage et envoie ces chairs palpitantes dans tout Israël, avec ce message : « On traitera ainsi les bœufs de tous ceux qui ne suivront pas Samuel et Saiil. » Israël se leva comme un seul homme, et dès le lendemain Jabès était délivrée et les Ammonites taillés en pièces ou dispersés. Le peuple, rempli d'enthousiasme après cette victoire, voulait faire mourir les mécontents qui avaient murmuré contre l'élection de Saiil; mais il s'y opposa. Personne, dit-il, ne doit mourir, puisqu'en ce jour le Seigneur a sauvé Israël. »
Samuel, pour profiter des heureuses dispositions du peuple envers Saùl, convoqua tout Israël & Galgala, afin d'y abdiquer solennellement la judicature et de renouveler l'élection
roi un étranger, car il n'est pan Ion frère* quand il sera établi roi, il n'aura pis un grand nomhie de cbèvui ni d'épouses, et il ne multipliera pu ses trésors. Les lévites écriront pour lui ce livre ije Dcaréranomc) et chaque jour il le lira, alin ijn'il apprenne à rniinrire le Supuunr cl à garder ses ruminandemenls, a lin cjue son cienr ni: 5e goilile pas d'orgueil , cl i|ne ses 111 1 lëgncnl lonulenipa après lui. »
du nouveau roi. - Me voici prêt, dit le vieillard, à rendre compte de toute ma vie. Répondez-moi en présence de l'Éternel et de celui qu'il a choisi. A qui ai-je fait lort? De qui ai-je enlevé le bœuf ou l'âne? Qui ai-je opprimé! De quelle main ai-je accepté des récompenses ? et je vous ferai restitution. « Tout le peuple s'écria d'une seule voix : « Tu ne nous a point opprimés, tu n'as rien pris à personne. » Alors il rappela les bienfaits que le Seigneur avait répandus sur les Israélites depuis la sortie d'Egypte, et il promit pour eux et pour leur nouveau chef la protection divine s'ils restaient fidèles aux commandements du Très-Haut. Un éclatant prodige confirma ses menaces et ses promesses, ■ N'est-ce pas maintenant, s'écria-t-il, la moisson des blés 1 ? J'invoquerai l'Éternel, et il fera entendre la voix de son tonnerre et tomber la pluie des nues, afin que voùxHiicz combien est grand le mal que vous avez fait en demandant un roi. » A peine eut-il achevé sa prière qu'à l'instant, au milieu d'un jour serein, le tonnerre éclata et la pluie tomba à flots. Il fallut que Samuel rassurât la foule effrayée.
Cependant Satil ne garda pas longtemps ces mœurs rustiques d'un chef de peuple, labourant lui-même ses champs. Il leva une armée de trois mille hommes parmi les plus braves d'Israël ; deux mille étaient avec lut à Machmas et sur la montagne de Béthel, mille étaient avec Jonathas à Gabaa. Les Philistins avaient une garnison dans cette place ; Jonathas l'attaqua et la battit; ce fut ie signal d'une guerre terrible. Les Philistins assemblèrent toutes leurs forces, et vinrent camper il Machmas avec trente mille chars de guerre, six mille chevaux, et une multitude de gens de pied aussi nombreuse que le sable de la mer. Les Israélites effrayés s'enfuirent au delà du Jourdain, ou se cachèrent ;
i . Dans In. Palestine i! n'y a poinl d'orages durant l'été ; rarement même tin voit des nuages dans cette aainon. Il yleut ordinairement en octobre, décembre, janvier el lévrier. C'est presque déjà le régime des régions tropi-