‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 83 sur 251 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

gea ses serviteurs de la promettre en son nom au fils d'Isaï s'il tuait cent Philistins. H espérait le voir périr daps cette entreprise. David en tua deux cents. Le roi fat contraint de le nommer son gendre.

Sa haine en augmenta i;l bientôt elle n'eut plus de bornes. Il osa proposer à ses officiers , à Jonathas, son fils, d'assassiner David ; mais Jonathas , qui aimait son beau-trère comme lui-même , parvint à détourner son père de ce des?sein. Une troisième fois, Saiil essaya de le percer de sa lance , puis il envoya pendant la nuit des meurtriers ygrs sa demeure ; Michol awiiie lit. ouhajipct- son époux , qui se ré?fugia près de Samuel , à Rama ; et tous deux se rendirent % Naïoth. Saiil y courut aussitôt ; mais à peine fut-il devant Samuel que l'esprit du Seigneur le saisit : sa fureur s'a? paisa , le calme rentra dans son âme , et David put s'échap? per sans péril,

Toutefois , il n'osa se fier il cette douceur , tFop rite rêve, nue pour être durable, et il ne parut point aux repas , qui t suivant l'usage, servaient à célébrer dans la maison royale le commencement de chaque mois. Le second jour, sa place étant vide encore , Saùl dît à Jonathas : - Pourquoi le fils d'Isaï n'est-il pas venu ni hier ni aujourd'hui? —-Il m'a instamment prié, répondit Jonathas, de le laisser aller àBethléhem pour assister a un sacrifice solennel et pour voir ses frères. » La colère de Saùl s'enflamma à ces paroles ; « En* fant de femme impure, s'écria-t-il , est-ce que j'ignore que tu aimes le fils d'Isaï , à la honte et a la honte de ta mère ; tant qu'il vivra, tu ne seras jamais roi. Saisis-la, et qua périsse ce fils de la mort. — Mais qu*a-L-il donc fait pouf qu'il meure? » reprit Jonathas. Celte résistance de son fils irrita Saùl qui se leva et lui lança un javelot. Jonathas l'évita, mais il sortit au même instant , et courut avertir David des nouveaux dangers qui le menaçaient. Le proscrit se réfugia alors à Nobé, chez le grand prêtre Abimélec. L'abri qu'il y trouva devint fatal à la ville et au pontife. Saùl averti par Doég, le premier de ses pâtres , lui ordonna de raser Nobé, de passer les habitants au fil de Cépée; et le même jour Apimélee périt égorgé avec quatre-vingt-cinq saçrifica-

SAiÏL.

teurs revêtus de l'éphod. Un seul des fils du grand prêtre , Abialhar , échappa et porta à David l'éphod et le sort sacré ; il lui portail aussi les espérances des tribus méridionales indignées de cet attentat sacrilège.

Avant cette exéeuliun sanglante , David avait quitté Nobé' pour chercher un asile auprès d'Achis, roi de Gelh. Dans

mourir ; mais il contrefit l'insensé , et Achis dit à son peur pie ; « Vous voyez bien que cet homme est fou, chassons-le de nos murs. » David sortit ainsi de Geth, et se relira dans la caverne d'Odullam, où bientôt tous ceun qui avaient de méchantes affaires, qui étaient accablés de dettes ou mécontents, s'assemblèrent autour Je lui. Il se mit à leur tête, et se rendit sur les terres de Juda, où, tout proscrit qu'il était, il délivra les habitants de Céila atlaqaés par les Philistins.

A la nouvelle qu'il campait dans cette ville, Saiil vint en toute hàie pour l'assiéger. David s'enfuit alors dans ies déserts de Ziph, vers l'Orient, le roi l'y poursuivit encore ; il était sur le point de l'atteindre, quand une nouvelle attaque des Philistins le força de retourner sur ses pas. Pendant ce temps, David s'en l'un (.'ait dans lu pays moutagneus et stérile d'I ji^addi, non loin de la mer Morte. Vainqueur des Philistins, Saiil revint avec trois mille hommes d'élite, et le poursuivit jusque sur des rochers où il semblait que les chèvres sauvages pouvaient seules atleindre.

Un jour qu'accablé de fatigue, il s'était arrêté dans une grotte pour s'y reposer loin de ses soldats, David, caché avec ses gens au fond de la taverne, eût pu le tuer ; il se contenta de couper un pan de son manteau, puis, quand le roi s'éveilla, il sortit derrière lui et l'arrêta en disant : - Saùi, mon Seigneur et mon roi, pourquoi écoutes-tu les paroi»* de ceux qui te disent : David ne cherche qu'une occasion de te perdre ï Vois loi-mème, mon père, et reconnais si cela n'est pas le bord de ton manteau. On me conseillait de te tuer; mais j'ai répondu ; Je ne porterai pas la main sur mon maître , car il est l'oint du Seigneur ; et toi , cependant, lu cherches tous les moyens de m'&ter la vie, ■ Saiil , jetant

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