CHAPITRE X
ligue , le roi des Juifs répondit par le dédain et d'éloquentes
menaces :
• Pourquoi ce frémissement des nations 1 pourquoi ces yains projets des peuples!
* Les rois de la terre se sont levés, les princes s'unissent contre Jéhovah et son Christ.
« Rompons, disent-ils, les liens dont ils nous enchaînent; rejetons loin de nous leur joug.
« Mais celui qui habite au ciel se rit d'eux et les raille.
« Il leur parlera dans sa colère ; il les dispersera dans sa fiireur.
« Moi qu'il a établi roi sur Sion , sur sa montagne sainte, j'annonce ses commandements. Le Seigneur m'a dit : Tu es mon fils; aujourd'hui tu renais de moi.
« Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, les bornes du monde pour propriété; tu les gouverneras avec une verge de fer ; tu les briseras comme le vase du potier.
« Et maintenant comprenez, rois de la terre! Instruisezvous, vous qui jugez les nations ! Servez le Seigneur dans la crainte , acceptez ses commandements de peur qu'il ne s'irrite et que vous ne périssiez ; car voici sa colère qui s'enflamme. Heureux alors celui qui aura mis en lui sa con-
Cependant David voulut cette fois commander lui-même. Il passa le Jourdain , et tailla en pièces à Hélam sept cents chariots, quarante mille cavaliers, blessa à mort Sobaeh, général de l'armée ennemie, et, par sa victoire, resta maître de ces immsnses contrées, dont tous les princes reconnu-
envnya iùab avec sus officiers et loulus les [mujiiis d'Isriiol pour ravager le territoire ennemi et assiéger Rabbath, leur capitale. Quand la ville fut sur le point de céder aux efforts des assaillants, David arriva avec de nouvelles troupes, et elle fut enlevée sous ses veux. Tous les habitants périrent au
1 , Psaume u.
DAVID
milieu d'affreuses tortures 1 ; les aulres villes des Ammonites eurent le même sort.
Bethiabce et Trie.
Mais pendant qu'il était encore a Jérusalem , il avait commis un double crime qu'il devait expier par les malheurs de ses dernières années. Du haut de son palais , il avait vu , sur la terrasse d'une maison voisine, Bethsabée, femme d'Urie, l'un de ses plus braves officiers; et cette vue avait allumé dans son cœur une passion coupable; mais le secret ne pouvait être gardé longtemps. A cette faute , ii ajouta un crime, il envoya a Joab l'ordre d'exposer Urie au plus fort de la mêlée , et de l'abandonner aux coups de l'ennemi. Cet ordre, Urie lui-même le porta; et lorsqu'il eut été exécuté, le roi épousa Rullisaln:;; ; (41e en eut an (ils qu'elle avait conçu dans sa faute. Une année s'écoula sans que le Seigneur manifrïtàt sa colère. Mais le prophète Nathan se présenta enlin devant le coupable, et lui dit :
« Il y avait deux hommes dans une ville, l'un était riche, l'autre pauvre. Le riche avait de nombreux troupeaux Je bœufs et de moutons , le pauvre rien qu'uni' toute petite hriv bis, qu'il avait nourrie et qui grandissait avec ses enfants : elle mangeait le pain dans sa main; elle venait boire ii :-a coupe , et elle dormait dans son sein. Or, un étranger étatil venu chez le riche, celui-ci n'alla point, pour faire honneur a son hôte, choisir dans ses troupeaux un bœuf ou un mouton , mais il prit la brebis du pauvre , la tua , et la lit manger îl l'étranger. "David s'indigna ii ce récit: « Cet homme, dit-il, mérite la mort; qu'il rende au septuple. — Cet homme, reprit le prophète, c'est loi : Je t'ai donné, dit le Seigneur,
i. Les uns Airenl sriés ou i-.mf.is sims uns r.liariùls, les suite» jelCs liïauls dans îles fuiirs. LïS cmauli'is élaiccil Un u:Mi- iy ci [in iques cl ;i]>1j.h-i I !■ liliCTil nu lciu|)5. Quinil les Ijiibilniiis il c- k\l\H, niaiéiifs pur les AinnioTiiies, omirent de te rendre, il leur lui répumlu qu'un éi-ouiei-ait li-urs nrein.siimns quand ils se wiraieul diai-iui iTf.vé un mil. Voie; dans Ami», ], l-'l, eouimi'ii 1 1rs A m m oui les se conduisaient en pays conquis, Yoye! ci-dessus, p. ou, les paroles d'Aduiuliezec.