CHAPITRE XI
tout l'Orient , voulait visiter Salomon et éprouver sa sagesse par des questions obscures ; elle fut frappée de sa pénétration profonde , de la splendeur de sa cour et partit en disant ; u Ta sagesse passe tout ce que la renommée m'avait appris sur toi ; heureux tes serviteurs qui jouissent toujours de la présence; béni soit le Seigneur qui , plein d'amour pour Israël , t'a donné le soin de le gouverner et de lui rendre la justice, »
Mais bientôt Salomon ne marcha plus en présence de l'Éternel , dans la droiture et la simplicité de son creur ; il aima des femmes étrangères et se choisit un grand nombre d'épouses et de concubines parmi les filles de Moab et d'Ammon, d'Idumée el du pays desHélhéens, quoique le Seigneur eût dit aux enfants d'Israël : « Vous ne formerez point d'alliance avec ees peuples; car ils vous pervertiraient et vous feraient adorer leurs dieux. » Quand l'âge en eifut eut affaibli le roi , ces femmes corrompirent son cœur , et il servit Astarté, l'abomina [ion de bidon , Chamos , l'idole de Moab , et Melchulm, l'idole des fils d'Anunon. L'Eternel lui apparut alors pour la troisième fois et lui dit : » Puisque tu n'as point gardé mon alliance, je diviserai ton royaume et je le donnerai à un de tes serviteurs. Cependant, à cause de David , ton père , j'attendrai que le sceptre soit entre les mains de ton tils , et je ne le luiûteraipas tout entier; il gardera deux tribus. •
Depuis ce jour tout présagea les malheurs annoncés à Salomon. D'abord les nations vaincues se relevèrent; Ader, de la race royale d'Édom, revint en Idumée et disputa au roi d'Israël la possession de ce pays , d'oîi il ne fut point
même d'Israël, une révolution éclata. Jéroboam , fils de Nabath, étaitun homme iut^llipml el fort, auquel le roi avait donné l'intendance des tribus de toute la maison deJoseph. Le prophète Athias le rencontrant un jour qu'il sortait do Jérusalem, détacha son manteau, le coupa en douze mor-
SALOMON
ceaux et lui dit . « Prends pour toi dix parts de mon manteau ; car le Seigneur a dit : Je diviserai le royaume , je t'en donnerai dix tribus , et si lu marches dans mes voies je te ferai une maison stable comme celle de David , et je le mettrai en possession d'Israël. »
Salomon ne fut pas seulement un roi magnifique; le repos dont il jouit, durant son long règne, lui permit de se livrer à des travaux pacifiques qui ont immortalisé son nom. Il composa, dit l'Écriture, trois mille paraboles et cinq mille cantiques; il traita aussi de tous les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu'il l'hysope, qui croit entre les pierres; il décrivit les quadrupèdes, les reptiles, les oiseaux et les poissons. Tout cela est perdu; il ne reste sous son nom que les Proverbes, ou recueil de masimes dont quelques-unes sont devenues des ada^s; Vitrifiante, c'est-à-dire le prédicateur, oii toutes les conditions et tous les plaisirs de la vie humaine sontpassés en revue, afin d'arriver à celle conclusion : Tout est vanité; enfin le Cantique des cantique*, simple chant nuptial, mais qui, suivant la plupart des interprètes, exprime l'union mystique de Jésus-Christ et de son Église, quand négligeant la lettre de ce gracieux épilhalame, on en recherche le sens spirituel'.
I . Règne de Salomon. — » C'est le règne brillant d'un prinne peu guerrier, mais ami ilu Insu: et (le lj rivilis.iUinl , i[ni pi ni ver ne fond de snn pilai* : noutelle organisation du ru jaunie pour subu-nir à l 'entretien rte la cour; enrieli.ssement e.ou.idér:dilc Je la eauitidu ji.ir le séjour d'une cour IjrUlanlr, mais oppression et a;ip;uivrissem™t du p;s, nsrticuliéreiueuL des Irikui éloipr.ées; déeade]i<.L' ink-tieuve cl lessive, ihoi'uo par htltroduelion du cuite des divinités i'Iriiiijjùrcs, à ciilé de [■.elui de J élu) val. i liéeren, Manuel d'his-
i Sésac, roi d'Êgypte, et demeura en ce pays rt de Salomon, qui arriva peu de temps après, ït alors soixante ans; il en avait régné quarante.