CHAPITRE XII
restes comme un vil fumier, jusqu'à ce qu'il n'en subsiste plus rien ; je frapperai , j'agiterai Israël comme un roseau ; je l'arracherai de cette terre fertile que j'avais donnée à ses pères , et le disperserai au delà du fleuve , parce que leurs consécrations impies m'ont irrité; ceux de ta race, Jéroboam , qui mourront dans la campagne seront mangés des oiseaux du ciel. • Depuis lors, en effet, Jéroboam, malgré son alliance impie avec le roi égyptien Scsac , n'éprouva que des revers : il fut vaincu par Abiam, fils deRoboam, et perdit plusieurs places.
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Quand Jéroboam mourut, après un règne de vingt-deux ans [958), Asa, fils d'Abiam, régnait depuis près de deux ans dans Juda. Son aïeule, Maacha, fille d'Absalon, avait gouverné pendant sa minorité, et laissé l'idolâtrie faire de liypinrables progrès dans le royaume; mais Asa marcha droit devant le Seigneur, et son cœur aima la justice. Aussi, pour le récompenser, Dieu lui donna la victoire sur Zara, roi d'Ethiopie, dans la vallée de Séphata, près deMarésa. Cependant, sur la fin de ses jours, il cessa de mettre sa confiance dans l'Eternel et il offrit à Benadad, roi de Syrie, ses trésors et ceux du Seigneur, s'il voulait l'aider à repousser Baaza, roi d'Israël qui, maître de l'importante position de Rama, où il s'était fortifié, arrêtait tous ceux qui voulaient entrer dans les États de son rival ou en sortir. Une invasion du roi de Syrie rappela en effet Baaza à la défense de ses États , et Aia put renverser les fortifications commencées à Rama. De leurs débris il rebâtit Gabaa eu Benjamin et Haspha ; mais le prophète Hanani lui annonça que de nouvelles guerres seraient le châtiment de cette alliance impie avec les Syriens, et depuis lors Asa eut à repousser sans cesse les incursions de ses ennemis. Il mourut, après être resté quarante et un ans sur le trône, où monta après lui son frère Josaphat.
Pendant ce long règne , six rois s'étaient succédé dans
Israël. Nadab, fila de Jéroboam, avait imilé l'impiété ds son père et était mort au bout de deux ans, assassiné par Baaza, un de ses généraux. L'usurpateur avait, selon la parole du prophèle Ahias, fait périr toute la maison de Jéroboam jusqu'au dernier de sa race. Mais le prophèle Jéhu, fils de Hanani, était venu lui dire à son tour, au nom du Très- Haut : - Je t'ai élevé de la poussière pour l'établir sur Israël, et tu as marché dans la voie de Jéroboam; c'est pourquoi je traiterai ta race comme tu as traité la sienne. « Aussi, quand après vingt-deux années de règne il laissa le trône à son fils £!a, celui-ci vit ses propres officiers se soulever contre lui : Zamri, général de sa cavalerie, le tua dans un festin, et extermina toute sa maison. Mais Zamri ne jouit pas longtemps de son crime : au bout de sept jours, l'armée indignée proclama roi son chef Amri, et vint assiéger Thersa, capitale du royaume. Zamri, près d'être force, se brûla dans son palais avec sa femme et ses trésors.
Le peuple s'était divisé en deux partis : les uns voulaient pour roi Thebni , fils de Gineth ; les autres Amri, que la mort de son compétiteur Tendit en effet seul maître de l'État. Il fixa d'abord sa résidence à Thersa, puis il acheta, pour deux talents, la montagne de Samarîe, oîi il bâti! la ville de ce nom , désormais capitale d'Israël et rivale de Jérusalem. Il y mourut après un règne de douze années, pendant lequel il montra une impiété plus grande que celle de ses prédécesseurs, mais que sut encore surpasser Achab, son fils et son héritier. Ainsi la révolte portait ses fruils , et Israël, infidèle à la loi de Moïse, au culte du vrai Dieu et à l'unité monarchique, se voyait ensanglanté par de continuelles révolutions.
Mupbal en «uda (•lS-SSl), i Achab en lira» (MI-IM), les prophète! Elle el Elisée.
Amri était mort dans la trente-huitième année du règne d'Aza, roi de Juda {Sid av. J. C). Nous avons dit que ce dernier prince avait eu pour fils Josaphat, qui fut un des plus saints rois de Juda (91 S). Son premier soin fut de for-