‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 99 sur 251 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

lifier son royaume contre les attaques des rois d'Israël. Grâce aux sanglantes divisions qui déchiraient cet État, il eut peu de peine à atteindre ce but. Tranquille alors de ce côte, il attaqua les derniers restes Je l'idolâtrie ; les bois consacrés par la superstition et les idoles élevées sur les hauts lieux furent en grande partie renversés, et afin d'éclairer le peuple il envoya des lévites de ville en ville, le livre de la loi

ses pùrns. Ces soins pieux assurèrent à Josaphat la protec-

sines : les Arabes, les Philistins, lui payaient de riches tributs en argent et en bétail ; ses sujets aussi vinrent a l'envi verser dans son trésor des contributions volontaires. Avec ces richesses il entoura ses villes de murailles , il éleva des forteresses et équipa une armée nombreuse qui fil respecter au loin son nom.

Pendant ce temps l'impie Achab occupait le trône d'Israël (01 Sï) ; il avait commis une première iauk: en i'|>o;isaTil Jc'zabel, fille d'Ethbaal, roi de Sidon , qui l'avait engagé a bâtir

même sacrifier sur cet autel impur, lin ce temps-là vivait à Galaad le prophète Élic, de Thcslié, ville de Nephlhali : il vint trouver Achab et lui dit : « Par le Seigneur, Dieu d'Israël, il ne tombera, pendant ces années, ni rosée, ni pluie, que selon la parole qui sortira de ma bouche. >• Puis il partit et se retira sur les bords du torrent de Crith, vis-à-vis du Jourdain. Des corbeaux lui apportaient soir et malin sa nourriture,, et il buvait l'eau du torrent; mais bientôt les pluies ne tombant plus, le torrent fut à sec. Le Seigneur lui commanda alors de se retirer à Sarepta, non loin de Tyr et de Sidon. Aus. portes de la ville, le prophète rencontra une pauvre femme veuve qui ramassait du bois ; îl lui demanda un peu de pain et d'eau. I-a pauvre femme répondit : « Je n'ai qu'un peu de farine dans une cruche et un peu d'huile dans une fiule ; je viens ici ramasser deux morceaux de bois afin d'apprêter une fois encore quelque nourriture pour mon tils et pour moi , et puis nous mourrons. » Ému de ces paroles, qui montraient tant de résignation au milieu de tant

de misère, le prophète lui dît : « Ne craignez point; car la farine qui est dans ce vase ne manquera pas , et l'huile qui est dans celte fiole ne diminuera pas, jusqu'au jour où le Seigneur kTa tumbcr sa pluie sur la terre. » l'.n effet, depuis ce jour la nourriture ne manqua pas chez la pauvre veuve, tant que dura la famine. Mais bientôt Sun en faut mourut. Elie, touché de compassion , implora le Seigneur, et se couchant trois fois sur le cadavre du jeune homme, il rappela l'âme dans le corps et rendit le mort à la vie.

Cependant trois armées de sécheresse et de famine s'étaient écoulées ; Élie sortitde sa retraite ; car le Seigneur lui avait dit : « Va trouver Achab et je ferai tomber la pluie sur la terre. - Le roi d'Israël, averti de sa venue, courut à sa rencontre, et lui dit avec colère : u N'es-tu pas celui qui trouble tout Israël ? — Ce n'est pas moi , répondit le saint homme, qui ai troublé tout Israël, c'est loi, c'est la maison de ton père, quand vous avez abandonné les commandements du Seigneur pour suivre Baal. Maintenant fais assembler tout le peuple sur le Carmcl, convoque les quatre cent cin- <ju;in!e prophètes de lîaal et les quatre cents prophéles que Jézabel nourrit k sa table. » Le roi y consentit, et le peuple, accouru en foule, se rassembla au pied du mont Carmel et sur le rivage de la mer. Alors s'adressant au roi, aux prêtres et au peuple : » Jusques à quand, dit le prophète, pencherez-vous ainsi tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ? Si l'Eternel est Dieu, adorez-le ; mais si Baal est Dieu, suivez-le. » Le peuple ne répondit rien. Elie reprit : « Je suis demeuré tout seul d'entre les prophètes de l'Élernel, au lieu que les prophètes de lïaal sont au nombre de quatre cent cinquante. Cependant qu'on nous donne deux victimes, nous les préparerons sans y mettre le feu, et le dieu qui consumera luimême son holocauste sera le vrai Dieu. »

Depuis le matin jusqu'au milieu du jour, les imposteurs invoquèrent leur idele ; plus elle restait insensible, plus ils redoublaient leurs cris, dansant alentour et se faisant, ep son bonneur, des incisions profondes, tandis qu'Éhe mêlait a leurs prières ses ironies sanglantes : " Criez donc a haute voix ; Baal, votre dieu, est sans doute en affaires ou eu

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