V. notes 44 et
M. Laxof.. — Histoire secrète, 3
3i IN I lilihlilloN
(jiii v rl;iit'ul li'iiili's ! ([iicl |il;ii.sir il piciul à i.''crii'(.' (|uo « les progrès de celto société furt'iil le j^cnnc de rémulation (|ui excita l'Académio à vouloir 1 iiuilt'r >> ! 1{I du joui' où Malhcilx' \ ud . où RuIVov entra à rAcadémie. comme il sait faire valoir les services (ju il lui l'endit, ses Mies p;drioii(|ues. son /èle et son désintéressement !
• L Académie i\v Dijon lui dctil sa naissanci' et sa réforme : il Ta tirée du néant où li^noiMuci' I avait plong'ée et où elle serait éternellement demeurée sans lui. Les difficidtés (|u"il a éprouvées tant au dedans (|u au dehors de l'Académie aiu'aient rebuté une Ame moins ferme et un esprit moins j)atrioti(|ue ; elles sont la preuve (juil était seul cajiahle d'exécuter ce ii^lorieux projet... ' »
Nul doute (jue dans ses l'elations avec ses confrères il ne leur fît sentir de même le poids de ses bienfaits. Si, comme le disent les moralistes, la reconnaissance est pénible même à l'égard de (jui ne la sollicite |)oint. à i)lus foite raison doit-elle peser à ceux de ([ui on l'exige avec une t vranni([ue àpreté. On lira dans l'Histoire Secrète» le i-écit détaillé des <• conjurations » (jui se tramèrent contre lui ; on verra comment il déjoua les desseins j)erfides de Michault et de sa cabale '. P^n «[uels termes assez éclatants célébrer cette grande victoii-e? RulTev n'hésite pas : la conjui'ation de Gatilina, (|ui a fourni à Crébillon le sujet duiu^ tragédie et au président de Brosses celui de savants commentaires, hn paraît seule comparable m celle dont " Ui force de son courage et son esprit " ont triomphé, et, sans sourciller, il écrit :
« M. de liutfey sauva l'Académie de Dijon comme (licéron avait sauvé l»ome en découvrant la conjuration de Gatilina \ » Sa fatuité n'a vraiment d'égale (|ue le mépris (pie lui inspirent directeurs et pensionnaires : ci'ux-là inditférenis ou hostiles au progrès de l'Académie, superstitieusement attachés à la lettre de ses statuts, .ivares juscpi'à lui refuseï' le confort le plus néces-