s agit de Fioinageol fils, v. note
9i ni<;iiAUD oK rcffry
M. ('Iiardenoii [v. note A'2) y a l'ail let'luro dexoellents morceaux i-elatifs à l'art qu'il professait, qui annonçaient un esprit observateur, pénétrant et ami du vrai, sur les inconvénients dos travaux précoces, sur la question si les simples lois de la nature appliquées aux qualités sensibles ties remèdes peuvent sullirc pour en expliquer l'eUet. Il v lit aussi l'éloge de M. l'Vomayeol.
MM. Perret et Maret, reçus |)lus tard à l'Académie, ont lu dans les séances publiques des ouvrag-es qui dénotaient de l'esprit et des talents, le premier sur la politesse, et le second sur l'inoculation de la petite vérole ' . »
« M. Fromageol, originaire de Beaune, avant de s'adonner à la jurisprudence, avait été professeur dans l'Université de Paris. Il y avait pris cette morj^ue pédanfesque qui déprisait ses autres bonnes qualités. Il était bon littérateur et bon critique ; mais il jugeait en vrai Zoïle et avait le malheur tle n'être jamais content de rien. Son humeur sombre, chagrine et caustique le rendirent [sio peu propre à la société et lui tirent des ennemis. Sa critique, quoique savante et judicieuse, était amère. 11 criti<pui sans ménagement quelques ouvrages du président Bouhier (v. note ")) et s'écarta du respect qu'il devait à ce respectable magistral, qui le fit menacer de punir son insolence. Il répondit à cette menace qu'il ne craignait rien, ne sortant jamais la nuit -. »
<i M. Fournier, lils d'un maitre d'école de Languedoc, après avoir prali([ur' quelque temps la médecine à Montpellier, fut envoyé en Bour-
1. Siu' Maii't, \. note 81. — Perret (Claude), né à Verdua-s.-Doul)s eu 1.2(1, uioi'l n Dijon en 1788; avocat au Parlement (le Dijon, secrétaire de r Académie pour les Belles-Lettres (1772, F. Baudot 243, f. 37"), auteur iVOJjxrrrntions xur Ips iiSHgen des provinces de Bresse, liiu/ci/, Wilmurey et (ii'x (Dijon, 1771, in-'t , dont Voltaire le remercia (28 décembre 1771, éd. Beuchot, LXVIl, [>. 322), d'un éloge d'Alexis Piron (inipi'. I775\ d'un éloge de M. Kevrel de Fonletle, impr. dans le 4" vol. de liibliothh/tie hislori(/ti<' lie In Frnna', et do plusieurs discours [jronoucés à rAcailéniii» (le Dijon, sur les préjugés, la i)olitesse, les avantages et les efTels des passions, raccotil houi'^iiignon, la parfaite amitié, la servitude [V. Baudot 11, (ialerie J)niiri/., 11, [). 422-3). — Une faute dinipression dans les Notes et doe. de iVlilsand i|). 323) lui attribue la ([ualité de unnlecin et le l'ait débuter dans les fondions de secrétaire eu t(>64 ou a iéiiu|)riMié la ligne précédcjite, qui concerne Mareti.
2. Il reuii)orla le prix de morale de 1743 sur le sujet suivant : >i Si la loi naturelle peut porter la société \\ sa perfection sans le seiours des lois
NOTES POl'R SERVIR A l'hISTOIRE SECRÈTE 93
gogne pour traiter une maladie de M"^" de Tavannes, femme du commandant de la province, qui, pour le fixer à Dijon, lui fit avoir une pension de la ville, de deux mille francs, et quatre cents francs pour son logement. Sa qualité d'étranger, sa hardiesse, son effronterie, sa charlatanerie lui tinrent lieu d'esprit et de mérite, lui donnèrent de la réputation et le mirent à la mode. Il aimait le faste, la bonne chère et la dépense, et, pour pouvoir y fournir, était peu délicat sur les moyens d'acquérir. Sitôt qu'il fut reçu à l'.Académie, il songea à en tirer parti pour son intérêt. Par ses intrigues et ses manœuvres auprès des directeurs, il trouva moyen de faire adjuger le prix à des ouvrages qu'il envoyait sous le nom de ses amis, qui, se contentant de l'honneur, lui en remettaient la valeur réelle... » — [Détail des prix « escamotés » de cette façon de 1742 à 1753.] — « ...On découvrit pleinement sa fourberie en 1747. L'Académie, sur ses insinuations secrètes, avait donné pour sujet le même prix (sic) que l'Académie de Marseille avait précédemment donné sur les avantages que le mérite retire de l'envie. M. P^ournier fit copier par un commis de l'intendance la pièce imprimée qui avait remporté ce prix et l'envoya au concours à l'Académie de Dijon sous le nom du sieur de Saint-André, ingénieur de la Bresse... » Mais l'Académie reconnut la supercherie, et M. Fournier eût été chassé sans la protection de M. Vitte, dont il étail médecin et qui supprima les pièces à con\iclion '.
« Le fameux Jean-Jacques Rousseau était inconnu quand il travailla pour le prix de l'Académie de Dijon, qu'il remporta en 1750. Ce prix fut l'époque de sa célébrité. Son esprit porté au singulier fut excité à se développer par la sing-ularité du sujet proposé. Il employa de mauvaise foi, à soutenir le mensonge, une plume qu'il aurait dû consacrer à la vérité. Ses brillants paradoxes ont séduit les esprits faux et amis du merveilleux. Sa conduite fut un tissu d'inconséquences volontaires : il se piqua d'imiter Diogène et de renchérir sur son modèle. Son orgueil méprisa les secours de la société et l'estime de ses semblables ; il trouva
politiques. » Son discours est conservé h la Bibl. de Dijon sous la cote 20.843 ' :. — H était, dit aussi Claude Micaull, .< connu par sou esprit et son pédantisuu' » [Merc. dij., éd. Dumay, p. 07j. — De son fils, avec qui on l'a parfois confondu v. noie "h, il sera (jueslioii [)lus loin (v. note 38i. 1. V. iiolt's 13 ri 23.
OC) HICIIAKLt Iti; Itri'l-'KY
(les channes à vivre malheureux et à se taire des ennemis; sa philosol)lii(> singulière le porta à l'uir le bonheur parce qu'il vil les autres hommes le désirer et s'occuper à le chercher. Proscril par arrêt du Parlement pour les maximes impies et danji^ereuses de ses ouvrages, il dédaigna de se soustraire à la rigueur des lois : il aurait été thitté de périr martyr de sa singularité. Le prince de Conti prit pitié de sa folie : il le lit enlever malgré lui pour le conduire hors du rovaume. »
28 {2Ô1) In esprit faux de l'Académie...
M. Gelot, né à Pouilly, près Seurre, dune famille rustico-bourgeoise. Education négligée : quekpies années clerc de procureur, épouse la tille d'une revendeuse qui lui a procuré de l'argent pour se faire recevoir avocat, u L'ne veuve, propriétaire de l'olfice de procureur du roi au bureau des tinances de Dijon, séduite par son bavardage, le choisit pour cuslodinos de cette charge, dont elle lui laissa le casuel pour la peine de l'exercer.
M. Gelot a de l'esprit et quelque apparence de talents et de sentiments, qui peuvent séduire ceux qui le voient rarement ou qui ne l'ont pas mis à l'épreuve. Mais il ne gagne pas à être connu à fond : on ne trouve plus en lui cju'un bavard insupportable, qui abuse de sa mémoire et encore plus de la vérité, un homme impérieux et grossier, qui manque de principes, ne respecte aucun rang et ne connaît aucun égard et d'autre loi que sa volonté. Il a toujours tout dit et tout fait, et veut se mêler de tout ; cependant il ne fait que du bruit et très peu de besogne... Il n'est bon que |)our un coup de main ou pour dresser un mémoire. Il est encore plus ennemi du silence. Après avoir beaucoup parlé sur une matière, il fut prié par quelqu'un de l'écouter enfin ; il lui répondit : '< Mais si je vous écoute, je ne parlerai pas ! »
M. Gelot avait déjà fait plusieurs sottises à l'.Vcadémie quand M. de Huirey entra dans ce corps, celle entre autres d'avoir proposé le sujet (lu prix de 1750, remporté par Rousseau. Mais lui voyant du zèle et lui croyant des talents et de la bonne volonté, M. de Rutley s'attacha à lui et le combla de politesses et d'amitié, à l'intention de s'en servir pour travailler à réformer l'.Académie '. »
I. On vt'iTii plus loin c'OiniiUMil colle eoiiliauce piuiil jusliliée d'jibord, el ensuite fui Irouipée. On lit dans une aulre noie de H. : >< M. Clelol étail lundi, bavard el brutal ; avec ces nuiuvaises (|ualités il en iui|)osail }\ i)eaue()U|) de j;-ens... Il avail souvent tenu lète à M. \itle, (|ui avait la siniplicilé de le craindre et de le croire l'auteur de toutes les révolutions arri-
NOTES POT R SERVIR A T.'niSTOlRE SECRÈTE 97
J.-J. Rousseau couronné p,ir l Académie de Dijon :
Ce jugement « révolta tous les gens de lettres de l'Europe. Une foule décrivains s'empressa de v'enger les Sciences prétendues outragées et de réfuter les paradoxes de leur redoutable ennemi. M. Le Cat, habile chirurgien de Rouen, fut un de ceux qui déclama {sic ] avec le plus de chaleur. Le roi Stanislas même entra en lice et crut devoir employer sa plume à défendre les Lettres, qu'il s'était toujours fait gloire de protéger ' ».
« ^L l'abbé Gouget (sic), chanoine de S' Jacques de l'Hôpital, auteur de la Bibliothèque française et de plusieurs autres ouvrages de
vées à l'Académie. Il le disait au moins par politesse à y[. de Ruffey, ((u'il en accusait quand il parlait à M. Gclot... » (N. 332.)
Claude Gelot (1717-1779). Procureur du l'oi au bureau des Finances, d'abord par commission, puis en titre après la mort de son prédécesseur Jean Delandre 1747, Armoriai de In dhamhre des Comptes, p. 490). Il était on 1757 secrétaire d'un petit concert bourgeois, d'où les g-ens de qualité étaient exclus (Merc. dij., p. 109-110 . V. F. Baudot 9, la liste complète de ses lectures à l'Académie (P. 1744, Milsandi; entre autres : un essai sur les difTérents génies du peuple français (1746); une i< exposition de l'ordonnance militaire de Charles le Guerrier» (1762' ; une dissertation sur les canaux proposés en Bourgogne (1763) ; une exposition de la Charte de commune de Dijon, etc. [Galerie bourg., I,p. 380-.390). Le l""' vol. des Mémoires de l'Acad. contient de lui un mémoire « sur les avantages que l'on peut retirer de la culture de la soyeuse » (p. 367 1.
Comme il avait proposé à l'Académie le sujet du prix de 17;iO, ce fut lui aussi qui, le 23 août, fit l'analj'se du discours couronné (v. Mercure de France, novembre 1750, p. 82-97). Il essaya — un peu tard — de réparer son « erreur »> en lisant à l'Académie (1756) un mémoire intitulé : « La société vengée des attentats d'un misanthrope, ou réfutation du discours de M. Rousseau sur l'égalité des conditions » (F. Baudot 9).
1. On trouvera dans les Notes et documents... de Milsand p. 51-52, note) la liste des pièces imprimées à l'occasion du discours de Rousseau et réunies en 1756 sous ce titre : « Les avantages et désavantag-es des Sciences et des Arts, considérés [)ar rapport aux mœurs, où le pour et le contre de cette importante matière est débattu à fond. » (Londres, 2 vol. in-8.) V. aussi, Bibl. de Dijon 20.845 *, des Observations sur le désaveu de V Académie de Dijon publié par « le Mercure » d'août, p. 90, par l'auteur de la Réfutation du discours du citoyen de Genève (Le Cat, v. p. 13). Sur ces Observations, et sur le jugement de l'.Vcad. de Dijon, v. Maret, Histoire de l'Académie [Mém. de l'Acad. li. Sur le « duel littéraire » qui mil aux prises Rousseau et le roi Stanislas, v. Deberre, p. 2i3.
M. Langi:. — Histoire secrète. 7
98 iiiciiAith hi: lii FFi:^
lilli'Palurt', inséra dans le I )ic'li()niiair(' de Moréi-i, à larliele l)ijt>n, une san;4lanle satire contre IWcadéniie, remplie de laits faux on fanssenienl inlerprétés ' . »
311/7) Mcnioirc.s " peu fidèles » finiriiis ;) l.th/ié Ihnijel .
« Ces mémoires lui avaient été lournis par M"* .loly et Cocquard, qui, s'élanl retirés légèrement de l'Académie, furent bien aises de justifier leur retraite en rendant publics el en augmentant les ridicules de celte compagnie. Cette façon petite et basse de se venger ne fait pas l'éloge de leur cicur et de leur esj)ril.
L'abbé Jolv était un compilateur dénué de génie et d'esprit ; ou du moins le peu qu'il en avait était des plus mal faits. Ses sentiments et
1. Siu lahbé Goujel i t097-17tj7;, v. Bioyr. univers. Micliaud, t. XVII. Sa Bibliothèque Française fut entreprise en 1739 ; il en explique clairement r()l)jel dans la préface du l'''" volume : <• Conduire, en quelque sorte, comme par la main les lecieuis (|ue j'ai dessein dinsliuire, au milieu de nos richesses lilléraires, leui' iaire conuailre ci' que nous avons sur chaque science, sur chaque partie de la lillératurc, siii' chaque art, et leur indiquer ce qu'ils doivent ou choisir ou rejeter. » ;1, p. iv.) L'ouvrage a 18 vol. in-12 { t740-l7-iG). (i. a fait [jIus de deux mille corrections au Dictionnaire de Moréri léd. de 1732, (5 vol. in-lol. i el un Supplénienl au même 1 1735, i vol. in-fol.\ réimprimé deux fois dei)uis, mais toujours sous la même date, pour éviter, dil (i., de nouvelles chicanes (ce premiei' sujtidénuMil avait déplu aux .iésuilcs, ipii le trouvaient infecté de jansénisme . Un second supplémcul pnrui en 1749 (2 vol. in-fol.), dont les Jésuites furent plus satisfaits iGoujcl, Mrinnirea historir/ues el liliérairex, La Haye, 1707, p. 86,
99 129). On trouvera la lislc de ses autres ouvrages, divisét' eu six classes, dans les uu''mes Mémoires, p. 137-220.
C fsl dans le Supplémcul de 1749 (jue pariil larliele de l'Académie de Dijon. Il csl inléressani (rcnlrudrc Tahlié (ioiijel lui-im'Mue eu donner les raisons :
H Sur un mémoire manuscrit de M. (À)cipiard, tpii s'était retiré des assendjlécs de cette compagnie, dont il faisait un des plus beaux ornements, et d'après plusieurs lellres <pu^ quelques littérateurs de la même ville, coinuis et estiuu'>s, nravaicut adressées, je n\'élais explitpu' avec une liberté (pie je croyais permise. J'avais hli'uné, mais avec modération, (lueUuu's règlements de l'.\cadéniie, approuvé les motifs de la retraite de plusieurs de ceux ipii en avaient d'aljord été mend)res, et fait entendi'e cpie M. d«' Rull'on n'avait pas jugé ii |)ro|)os qu'on lui donnât dans la Hibliothè(pu' des auteurs de Houi'gogne le titre d'académicien de Dijon... .. : " lnq)Mtali()n, déclare Hniley, (lésa\onéi' par M. di' Bull'ou, pour l'inlentioii, et jiistilicc dans s;i réponse It l'Académie» sur un usage di' l'-Vcadémi»' des Sciences di' Paris, dont les iiiciidires n'ont coiilunn' de prendrt> que les titres d'académiciens (le Londres cl .le Iterlin. - \. ii).
NOTES POUR SERVIR A l'hISTOIRE SECRÈTE 90
ses propos se ressenlaieiiL de sa mauvaise écliicalion. Né contrariant et désobligeant, il ne rachetait par aucune bonne qualité le désagrément et l'ennui de sa société. Livré aux excès d'une sordide avarice, il ne cultiva les Lettres que pour les faire servir à son intérêt et les rendre pour lui un objet de commerce dont la probité n'était pas la base. Il ruina le sieur Marterel, son libraire, autant par sa mauvaise foi que par le mauvais débit de Touvraye qu il lui donna à imprimer. Cet ouvrage, qu'il intitula Critique de Bayle, était moins de lui que de l'abbé Papillon, dont il pilla les papiers qui étaient tombés entre ses mains.
L'abbé Joly trompa M. le chancelier Daguesseau en lui faisant entendre qu'il critiquerait Bayle dans la partie théologique comme il l'avait fait dans la partie littéraire, et en l'assurant qu'il était demandé à Rome par le cardinal Pallivaci pour être son bibliothécaire. Sous ces faux prétextes, il obtint une pension de 1 .'200 livres sur un bénéfice ' .
— M. Gocquard avait de la candeur et de la probité ; ses mœurs étaient douces et honnêtes, mais se ressentaient d'une éducation bourgeoise qui avait rétréci et rabaissé son esprit. Il eut quelque réputation au barreau, quoique ses plaidoyers fussent froids et verbeux. Il aima et cultiva les Lettres et surtout la poésie ; mais n'étant pas né poète, sa veine ne fut jamais animée que dune fausse chaleur ; il ne put passer que pour un versificateur exact, poli et délicat. Il travaillait difficilement et croyait pouvoir suppléer par un travail opiniâtre à la stérilité de son imagination. Son amour-propre blessé, et encore plus les conseils de l'abbé Joly, dont il ne se défiait pas assez, l'engagèrent à écrire et à fournir à labbé Gouget des mémoires contre l'Académie. Il \oulut depuis y rentrer après la réforme ; mais n'étant que simple
t. Joly I Philibert-Louis), chauoino de la Cha|)olle-;uix-Riches de Dijon 1712-82). Ses pi'iacipaux ouvrages : Eloge de Papillon (Mercure 1738, et en tête do la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne) ; Éloges de quelques auteurs frunrais, Dijon, 171-2 (neuf sont de lui, d'après la Galerie bourg., I, p. ;J66 ; sept seulement, d'après une noie manuscrite, signée Vallot, en tête de l'exemplau-e de la Bibl. de Dijon) ; Remarques critiques sur le Dictionnaire de Bayle, Paris (Dijon), 1748, 2 vol. in-fol. ; Traité de versification française, dans l'éd. du Dictionnaire de Richelet de 1751 ; Edition de la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne de l'abbé Papillon (Dijon, Desventes, 174."), 2 vol. in-fol.) ; Édilion des Poésies nouvelles de la Monnoye (Paris, Rriasson, 1745, in-8), etc. Cf. Deberre, p. 117-125. La Bibliolhè(|ue de Dijon possède de lui des « Matériaux pour la seconde édilion des auteurs de Bour<(oj^iie » (G7 feuillets, V. Baudol 204), et des « Observations d'histoire naturelle, avec quelques particularités historiques et litléraii-es » i50(J p., F. Baudot 222).
•^liOTH^^rA
100 nMFiAi!!) Dr: li^l'l•■l:^
avocal, ou ne |)iil le i\u'evoii- dans iiiu' plae-o dlioïKn-airt' (|iril s"(»l)sliiia à deiuander.
M. C-ocquard a joué un rôle dans les l'anienses querelles entre M. de la Marche el M. de Monlij;ny C.oniplaid auynienlcr sa l'orlune [)ar le crédit de ce dernier, il j)roslitua sa plume pour servir les passions de cet esprit violent el impérieux. In c\il de plusieui's mois à S' Ti'i\i('r fut le Iruil de celte imprudente démarche '. »
>' LWcadémie écrivit à lahhé (iou^et i)our se plaindre de son procédé et lui demanda satisl'action de cette injure. Il s'excusa d'abord sur les mémoires qui lui avaient été envoyés, fit des promesses de se rétracter dans quelque autre ouvrai;e ; mais n'en faisant rien et pressé plus vivement d'exécuter sa promesse, il refusa tout, abusa de la faiblesse de l'Académie et brava son impuissance, l'.lle fut réduite, pour tâcher de diminuer la mauvaise impression du public, de faire imprimer dans le Mercure de France l'état de sa situation actuelle, qui ne différait guère de son état primitif -. »
1. Coeciiiaid .Iac(nies-I^éni<^ne , né en 1700, mort en 1771 d'aijrès Milsand et la I^io<;i'. imiv. Mieliaud, en I7S1 d'après l'édileur ihi Mi'rcufi' dijonnuis, donl l'autenr le qiialiliail de ■' médiocre avocat et plus médiocre poète»
p. 292-3). .Vvocal au PaileinenI de Dijon, auteur de " nond)reuses bluelles sans intérêt aiijourd'luii » iah])é Michaud, Bioçjr. dea hommes illustrrs de la Côte-d'Or, Dijon, l.,amarche, 2 vol. 18;J8 et 1865, II, p. 311-3), dont une nomenclature détaillée est donnée parla (ialerie /marr/. VA. un long" article dans la Bihl. des auteurs de Iiour(/o(/ne, de Pa[)illon. Réunies sous le titre de Poésies diverses il7i)i, 2 vol. iu-t2 . L'al)l)é Goujel Bihl. Fr., II, ji. tOSllllilil (|u"()n lui alhihuc lui écrit peu connu el rare dès 1740, imprimé à la lin de \''-\'A, cl ipii consiste en •■ deux Icllics ou dissertations, où l'on l'ail \i)ir (|ii(' la |irol"ession d'avocat csl la plus belle di' toutes les professions, ci où l'on examine si les juges qni président aux audiences [)euvent légitimenu'nl inl(M ronipi'c les a\()cals lorscpi ils plaident ".
V. Dehen-e, p. llO-lli. A la Société litlérair(> de Rnll'ey il lit de noml)icnses leclnres : on en lion\i' jns([u'à onze indiquéc's dans le registre de la première ainu'-e. 1/nn de ses nu-moires, sur ranohlissiMUeut par h'S femmes, lu le 28 mars I7."i3, est conseiNc'- dans les (Uùirri'S :ic;id. de la Société littéraire ('tN2 ', I'. 7;i-S3 .
2. Écoutons uuunlenant labhé (ionjet : « Ma simérité fut regardée par rAcadémie coninu- nn allentat ipii ne pouvait être soulTerl. Elle jeta les liants (lis. Le sieur Petit, son secrélairi-, m'en ('-criv il de sa part avec la plus f;rande anu-rlunu-; sa lellri' péchait dans le l'ontl, i-onune dans le slyle el roiihogiaphe... » (janvier t7."tO. Puis ce l'ut le fds de Petit (|ui, st> substituant .à son père, le |)ril s\ii' le Ion le plus haut, nuniaca, injuria, exi^i'ca inie léiractalion anilieni icpu-. 1 .e père renli-a tni scène, nu«isa\»*e
NUIKS ruLK SERVIR A l'iUSTDIRE SECRÈTE lOl
Di/J'àreiicc qu'il ij a enlre les pcnsionnitires des académies à Paris et en procince, siirlonl à Dijon.
l>à « le corps des pensionnaires est composé de yens qui soutiennent leur médiocre lortune par divers emplois lucratifs dans FEglise, dans le barreau et dans les arts ; en sorte qu'aucun d'eux n'a jamais pu taire son objet principal des travaux académiques, qui même, quand ils paraissent trop sV livrer, leur font tort dans l'esprit du vulgaire ij^norant relativement à l'exercice de leur profession
Ici '( presque tous ceux qui composent le corps des pensionnaires se ressentent plus ou moins de l'éducation négligée qu'ils ont reçue, n'ont ni élévation dans l'esprit, ni noblesse dans les sentiments. Ils manquent de politesse et de reconnaissance ; ceux qui se sentent quelques talents sont envieux, opiniâtres, inqiérieux, insolents et du plus mauvais commerce ; ils regardent avec humeur et envie la naissance, la fortune et le mérite des honoraires, et craignent toujours d'en être effacés et abaissés. Par ménagement pour eux il a fallu en restreindre et en lixer le nombre. Ils craignent l'élévation de l'Académie et tâchent de la maintenir au niveau de leur état... Abusant de la liberté qui doit régner dans une société littéraire, ils la font dégénérer en licence et en indépendance. Que de temps il faudra pour leur donner le vrai Ion académique, et pour leur apprendre à penser !
" lÀuslica progeuies nescit habere modum. "
«M. Fevret de Fontettc, conseiller au Parlement, succéda à M. Darlay dans la place de troisième directeur, où il fut nommé par ce corps en qualité de '2.5'' conseiller, suivant une clause du testament du fondateur. Ce magistrat était d'un esprit inquiet, remuant et tracassier. Il aimait.à se mêler de tout, à dominer, à donner des conseils, très souvent dan^^ereux et malhonnêtes ; enfin il \oulait se rendre
déceiict.', [)ai' une lettre du "i IV'\ litT. L;i dispulc s'en ;i11m vn t'uuu'c.j • ■ LAcadéiuic se conteiii:! ilc (InniuT (hins un di's Mci'ciii-cs de l;i même ;mnée ITilO (moùI, p. ()4i des éclaiicisseuu'ul s sur l";iiliele de mon Sup[)léineul (|ui l:i ((iiiceiiiiii I . .le les tr()uv;ii sai;es el iiiodi'sles ; je les adoptai voloiilaireiueul dans une des additions cpn' je lis (|uel(|ue teni[)S a[)rès ;i inoa ouvrage. " <M<'m. hisl. ri litl., |). I.{()-I.i .Sur cette (|uerelle, \. Deberre (appendice), p. 381-9.
102 lUCIlAUU Di: RLFFEY
m'cessaire et jouer un nile, et plus dune l'ois n'a pas joué le meilleur. La liuesse cpiil s'est toujours piqué (le mettre dans sa conduite et toutes ses actions le rendait suspect aux honnêtes gens, qui évitaient d'avoir affaire à lui et se contentaient de le craindre et de le mépriser, il se plaisait dans le trouble, mettait le leu pour avoir le plaisir de le mal éteindre. Il a suscité les alîaires les plus fâcheuses au Parlement dans la vue de se faire députer à Paris pour les solliciter. Ses voyages iniVuclueux ont coûté à ce corps plus de quarante mille livres, dont il a essuyé sans rougir de sanglants reproches. Tel était le caractère de ce directeur de l'Académie, dont on aura occasion de parler plus amplement, étant devenu académicien après l'expiration de sa direction » (1757, v. note ."SS).
Plus loin (N. I 2 i\ : « Son génie petit et tracassier, la bassesse de ses sentiments, son esprit porté à la ruse et à l'intrigue le rendaient capable de tout sacrilier à son intérêt et peu propre à l'exécution des grandes choses. L'envie qu'il conçut des succès de AL de Huil'ey à relever lAcadémie le lit devenir l'ennemi secret de cette com[)agnie : il lui a donné les marques les plus évidentes de sa mauvaise volonté ...» ' .
1. Charles-Marie Fevret de Fontelle 1 1710-1772 , petit-fils de Charles Fevrel, lauleur tXu Traité de VAbua, et fils de Pierre Fevret, le fondateur (le la Bihliothè([ue pul)li({ue de Dijon. Conseiller au Parlement de Bour- <^ogne (1730 , directeur de l'Académie de Dijon (175.3), H. 1757; nienibre associé de l'Académie des Inscriptions t771). V. Des Marches, p. i7; Gnlerie hour;/., I, p. .138-9. Un catalogue des livres de son riche cal)iiicl d'Histoire de P'rance lut imprimé dans l'année (jui suivit sa mort (vente du 30 août 1773, Paris, Moutard; Bibl. Dijon 21.299). La Bibl. de Dijon possède aussi un inventaire alphab. des manuscrits et pièces non reliées de sa bibliothètiue F. Baudol 122i. Enfin sa riche colleclion d'estampes fait partie aujourd'iuii de la Bil)l. \at. (Fonds Fontette). Mais son principal titre est d'avoir revu, corrigé et considérablement augmenté \n liibliofhèfjui' hislori</uc de lu Franco du P. Lelong, contenant le Catalogue des ouvrages ini[)rimés et manuscrits ipii traitent de l'histoire de ce royaume (P éd., Osmonl, 1719;. II a (( |)res(pu> triplé » cet ouvrage (v. sa préface); il nonune d'ailleurs U's savants (ju'il a consulU-s, cl en premier lieu l'abbé tîoujet ; il parait avoir dû beaucoup aussi, cl [liiis ipi'il lu' dit, à la collaboration de l'abbé Boullcmier. Le |)reiiiicr vol. csl de 1708, le second de I7ti9, le troisième de 1772 : il aimoMci- la iiiorl di' M. de Fontette, survenue le 16 février; il est [)ublié par uu autre de ses collaborateurs. Barbeau de la Bruyère; le (pialrièine il77.")i contient deux éloges de M. de F., l'un par Perret, l'autre p;ir Dupuy (secrétaire de l'.Vcad. des Inscriptions) ; le cinquième, les Tables. La Bibl. de Dijon possède de lui une vaste correspondance relative à cet ouvrage, de 1758 à 1771 yl'. de .luigiu"' 62).
Il avait coni[)osé encore, dit Des Marches, plusieurs ouvrages ^numuscrils) cpû (le la bibliothèipie de M. Isnidiiin de Daiupierre passèrent dans celle (In inariniis de Panbn\ d'Arucnson.
.NOTES PUUK SERVIR A l'hiSTOIKE SECRÈTE 103
In inlrigunt de rAcadthnie.
M. Gelot (V. note 28).
Un (fenlilhoninie de Franche-Comté . . .
« M. du Champs d'Assaut, éj^oïste, menteur, el sans autre talent que celui d'ennuyer son monde, dont sa femme mourut '. "
« M. Barberet, docteur en médecine, avait les mœurs douces et honnêtes, de la probité, de la bonhomie el de la candeur. Une modestie trop timide, dénuée tlu ton incisif et imposant de la chariatanerie, lit tort à sa réputation dans sa patrie. (>e ])réjug-é contribua à sa fortune el len^ai^ea à la chercher hors de la Bourgogne. » Médecin à Bourg, puis en Corse, puis médecin de la marine à Toulon. « Il était grand physicien et a remporté cinq prix dans diverses académies de
Il esl intéressiiiil de rai)procher du portrait peutlatleur qu'a tracé de lui Ruiîey celui que lui a consacré M. de Brosses (Foisset, Le président de Brosses, p. t81, elle [)ar Des Marches, p. 46) : « D'un caractère actif, d'un esprit prompt, ardent et précis, bon jurisconsulte, méthodique, assidu, expédilif dans son travail, né avec le goût et le talenl des affaires, sachant se faire de ses occupations une espèce de plaisir, prompt à démêler le point de la dilTiculté, à l'exposer avec netteté, à le décider avec justesse, s'il ne cédait pas sans peine à l'avis d'autrui, s'il aimait à faire prévaloir le sien, c'est qu'il s'en était profondémenl pénétré d'avance. Il mettait plus de chaleur encore à prendre en mains les intérêts de sa compagnie : son empressement à la servir était extrême. Presque toujours choisi à cet effet par la grande confiance que lui méritaient ses lumières, il réussit plus d'une fois en des occasions majeures, sachant s'aviser des cx[)édients et conduire les ressorts, mêler l'adresse à la [patience et diriger sa marche sans la mettre à découvert. >■
Délégué par le Parlement à Paris, à l'occasion de l'affaire Varenne (1762, V. Mercure dij., p. 144), il l'ut l'année suivante un des trois conseillerscommissaires chargés de rendre compte au Parlement de la doctrine des Jésuites et de leurs établissements [Mercure diJ., p. 173; Foisset, p. 233-. Maintenu par le chancelier Maupeou dans la commission de 1771, il ne survécut que de quelques mois à la réprobation presque unanime (|ui accueillit, à Dijon, ce « faux Parlement •>. (Des Marches, p. 114.
l. Diiciiamp d'.Vssaut, à Dôle, II. 1730 i Milsand).
lUCllAlU) UK UUFFEV
la France" iHordeaux ITâO, Besançon 17r>0, I.you l'Iil. l{i)ucn I7(V2, Socit'lé (raf;ricullure de Paris ITOi").
Jalousie de ses confrères : ils pnl)lienl ([u'il né-iliyc la médecine pour cnlliver la physique cl Ihisloirc nalurelle '.
38 1.9/) Froiuncjeol [ils.
" 11 clail lils du professeur en droit donl il a clé l'ail mention. (V. note -Jô). Destiné à la profession d'avocat, il aurait pu briller au barreau. . . ; mais il montra peu de yoùt pour cet état. . . et préféra celui de philosophe el d'homme de lettres, où il se serait fait un nom si la mort n'eut terminé trop promptemenl une carrière à peine commencée.
Il cachait ses talents sous l'extérieur le plus négligé. . . L'n air -gauche el singulier, fruit d'une éducation pédantesque, était fait pour éloigner de lui tous ceux qui ne s'attachent qu'à l'écorce. Son génie ardent, qui le portait au singulier et à l'extrême, lui lit adopter avec trop de chaleur les sentiments des jansénistes. Il les défendait en
I. liaihcic'l Denis), 1714-1780, né à CluuKlenay-k'-Cliàleaii (Ijailliage d'.Vrnay-le-Duc. v. abl)é Micluuul, Bioijr. des hoinine^ illusfrea do la (^ôle-crOr, I, p. 38j. A : 1745. u Docteur delà Faculté de Monl[)ellicr, agrégé au collège des médecins de Dijon, ancien preuiicr médecin des armées, pensionné de la ville de Bourg-cn-Brcsse... Dissertation sur le rapport qu'il y a entre les i)liénomènes du tonnerre et ceux de l'électricité, couronnée cà Bordeaux en 1750, imprimée la même année. Un mémoire, auquel l'-Vcadéniiede Lyon a adjugé le i)iix en 1761 sur ce sujet : Quelles sont les causes (pii font jjousser le vin ? quels sont les moyens de [)révi'nir cet iiccident cl d'v remédier sans que la qualité du vin devienne nuisible à la santé? La mèiuc année 17G1 il remporta le prix des Arts de l'Académie de Besançon sui' la meilleure manière de cultiver la vigne et de l'aire le vin... Il a |)artagé en Miï.i avec M. (^arro, curé (U- Charmentré, le piix double de la Société d agriculture de Bouen, sur la meilleure manière d'amendei- les terres relativenuMil à lem-s ditrérentes qualités. Il a renq)orté en 1705 le prix de la Société d'Agriculture de Paris, sur les maladies épidéiuiques des bestiaux, inq)i-inu'' en ITtlH. il a aussi travaillé à la Colleelioii acacléiiiiiiue (|ui s'imprnne ii Dijon, a l'ail les Tables raisounées (lc>s trois premiers volumes, et Iraduit plusieurs feuilles des Kphéniérides des tauieux (li> la nature d'Alleniagiu'. » {La France Utlôruirc, 17()'.l, 1, p. l72-;5.)
Le ms. des OEuvres acad. de la Soc. lit. ( 4S2 ') conlienl de lui une « Réponse aux observations de M. I, ardillon sur les elTels de la grêle » (Il avril et '1 mai I75;{| el un uu'moire inlilulé : « Conuuenl Taii-, suivant ses diiréi-enles (jualités, agit sur le coips humain ■> Il mai I75;r. Autres dissert;itions dans les Mémoires de l'.Vcadémit'.
.NOTi:S Pl.tUR SlillVIIl A l/lIlSTOlRE SECRÈTE 1 Oo
raiialique et, malgré les ordres du roi qui prescrivaient le silence sur ces matières peu propres et peu convenables à occuper un séculier, il eut la fureur de dogmatiser et de vouloir faire des prosélytes, ce qui le lit regarder comme un homme dangereux par rarchevèque de Besançon, qui était sur le point d'obtenir contre lui une lettre de cachet quand il mourut de la petite vérole dans cette ville. . . ' »
« M. Hoin, maître en chirurgie, fils d'un chirurgien de Dijon qui fut auparavant laquais. . ., a de l'esprit et des connaissances; il est laborieux et bon académicien. Ses succès dans la théorie de son art lui ont procuré une place à l'Académie de chirurgie de Paris, qui a trouvé ses ouvrages écrits avec goût, précision et méthode. Il passe pour n'avoir pas le même avantage dans la pratique.» [MM. Léauté et Devosge ont été victimes de sa maladresse.] « L'ne vanité mal entendue et un amour-propre excessif dégradent ses bonnes qualités : on verra dans la suite de ces notes la conduite peu régulière qu'il a tenue à l'Académie, qu'il a voulu sacrifier à sa vengeance et à son amour-propre prétendu blessé- ».
1. .I.-B. Froniagcol 1724-1753), souvent confontlu avec son père (Milsand, Biogr. iiniven>elle. Galerie hoartj.), avocat, associé de la classe de physique le 10 janvier 1741 (à 17 ans) et, trois jours après, de la classe do morale; pensionnaire en 1744. La Galerie bourg, le fait couronner par lAcad. de Mont[)eIlier en 17.52 : double erreur, puisqu'il fut couronné par l'Acad. de Montauhan,et deux années de suite (1752 et 53). 11 a laissé, outre plusieurs dissertations, un ouvrage intitulé : Les lois ecclésiastiques Urées des seuls Livres saints (1753, in-12). V. son éloge, par Chardenon (lu le 14 déc. 1753) dans les Mémoires de l'Acad., t. I''"", p. cxiii-cxxix.
V. Deberrc, p. 235-241. Il renvoie (p. 237) à un article de Léonce Pnigaud : Vn avocat dijonnais à Besançon de 174(3 à 1748 (Bulletin de l'Acad. de Besançon, séance publ. du 29 janvier 1879).
» M. Fromageot, écrit Claude Micault, avait de l'esprit et de réiudition; il venait de remporter deux fois de suite le prix de morale de l'Académie de Montauban. 11 plaidait aussi assez bien; mais il n'avait pas fait fortune au barreau, quoiqu'il fût bon orateur... » (Mercure dijonnais, p. 07.)
2. Hoin ( Jean-Jacques-Louisj, né à Dijon 1722, mort en 1772. A: 1740; P : 1748 (Milsand). «Chirurgien-gradué, lieutenant de M. le {)remier chirurgien du Roi il Dijon, chirurgien externe du grand Hôpital, de l'Académie de la même ville et associé de l'Acad. royale de cliirui'gie de Paris... Discours sur l'utilité des passions par rapport à la santé, avec un éloge historique de M. Petit, médecin, 1752, in-H... iLa France littéraire, 1709, I, p. 294; H, p. 212i. La Galerie hour;/. (\, p. .50i{-4) nuMitionne (piehpiesuns di's ouvrages ([u'il a publiés dans les Mémoires de r Académie sur les iieruies, la taille, la cataracte, la vitalité des enfants. V. la liste
101) lUtllAKD Dl. Kll'FKV
Le prenuer rcf/islrc de l' AcHctciniv, de J740 à I7.)i) :
" ...Moiiumciil (le désorclre, de paresse cl (ri};iioraiice ; les mois y soiil la pluparl estropiés; il est écrit de toutes sortes de mains et de toutes sortes de styles. »
Fil fonction de secrétaire :
.l.-B. l'"romaj;eol, mort eu 17.53 (v. note 38).
42 (97) Son confrère...
M. Chardenon. — " Il avait de l'honneur, de la probité et de la bonhomie joints à de l'esprit, des talents et de la science. Il exerça la c-hirur^ie avec succès dans les hôpitaux de Paris; il s'appliqua en même temps a\ec ardeur à la chimie...; mais quelques opérations chimiques opérées sans les précautions que sa vivacité lui lit néglij^er dérangèrent sa santé..., ce qui le détermina à se faire médecin et à revenir exercer cet art dans sa patrie.
Sa pénétration, lui faisant entrevoir le dan';er de ne douter de rien, le lit (pielquefois tomber dans l'excès contraii-e. ...Son désintéressement... lui lit dé(laij;ner les petites manicuvres île la charlalancrie poui- s attirer des prati(plc^ : il trouva plus de i^loire à secourir les
(■()in|)l('lc (Ir ses li-cliues ci roiiuiuuiiralioiis ii l'Aciulémic. 1'". iJiiudot '••. I ne épigrjiiniiic composée à roccasioii (le sa iikmI coiifiiiuc (pic le |iraticicn était innins estimé ([ue le savant :
() Mort, (piaiid lu rra[i|ias le suppol de Saiiit-dosmc,
Nétait-ce pasaf,^ir contre tes intérêts?
Ce prompt exécuteur de tes cruels arrêts
De luoris |)cii|)lail si ])icii Ion immense l'oyaumc !
La Molli
De lui je uavais point atl'aiic Pour exécuter les arrêts Que Dieu dicte dans sa colère :
Il me sullit des trois Maiels.
(Recueil (raiiccdoli-s, etc. BihI. Dijon, I'". Maiidol -JliK. p. 5S. )