‹ Histoire secrète de l'Académie de Dijon de (1741 à 1770), composé et annotée par le président Richard de RuffeyChapitre 40 sur 50 · V. note · texte numérisé non relu

V. note

2. Jean-Bernard Michault, né à Dijon c-ii 1707, niorl en 1770. P, : 1710: H. : 1760 iMilsand . Liste de ses ouvrages dans la (rulerie boiir(/., II, p. 2ti.i- 4; cf. Bioijr. Didol el France lilléraire, I, p. 337. Ce sont notamment : des pièces de vers insérées dans le Mercure de France ou dans les Nouceau.r amusements du cœur et de l'esprii; hi Disserlnlion sur le venf de tjalernc, Bàlc (Genève; 1740; des Mémoires historiques el philologif/ues, Paris, 17")4 (2 vol.i; deux notices (sur le médecin Dt-lescluinips ou Dalecluimps, el sur le chevalier de Méré dans les Eloges de quelques auteurs français [)ui)liés par l'abbé Joly Dijon 1742j, etc. Le l"' registre de la Soc. littéraire rend compte des lectures laites par lui de mai 1752 à avril ;j3 : notamment une dissertation sur l'élymologie des mots en « âge » et ditTérents articles de sa ' Vie du P. Oudin. V. d'autre part, sur les lectures faites par lui à l'Académie, K, Baudol 9. — Claude Micault Mercure dijonnais, p. 2l6i dil qu'il

121) IlICIIAllD \)i: lU'FFIiY

■< M. \ areime de Heosl élail corrcspoinlaiil de l'Académie des Sciences. Il avait montré une si ;^rande ardeur pour les sciences et les arts, el surtout l'histoire naturelle, pour les progrès de laquelle il avait l'ail lies dépenses extraordinaires par la collection d'un riche cabinet, qu il semblait devoir procurer de grands avantages à l'Académie, tant par ses correspondances que pai- son crédit au bureau des Elus de la province, on il était pourvu d'une place considérable. Les espérances de celle compagnie à son sujet auraient été pleinement remplies si le malheur des circonstances et la crainte de déplaire au Parlement, à qui son père était devenu odieux, n'avaient forcé, quelques années après, l'Académie à l'engager à donner sa démission '. »

i' M. lîouillet était un homme d'esprit et bon littérateur, qui, par sa place d'avocat général de la Chambre des Comptes, ses talents, ses alliances et ses bonnes connaissances, pouvait devenir utile à l'Académie et concourir à son rélablissement. »

Une note ultérieure dit qu'il était fds d'un receveur des tailles du Bugey, Alors qu'il était substitut du procureur général de la Chambre, à Dijon, M"'*" de Fontetle, femme d'un conseiller, le trouvant à son gré, lui ordonna de l'aimer, ce qu'il lit par faiblesse el par complaisance, quoiqu'elle l'ûl laide et méchante; par la suite il l'épousa. " II avait de l'esprit et du goût pour les Lettres; sa douceur le faisait aimer; mais cette douceur, qui dégénérait eu fadeur, dégoûtait bientôt de son commerce. II aimait à se faire valoir et se vantait de relations avec les ministres el les grands, dont il montrait avec aU'eclalion des lettres, qu'on a prélendu qu'il s'écrivait à lui-même...

On ne lui connaissait pas de caractère à lui : il en changeait pour chaque personne... M. deRuirey, qui était parent de sa femme, connaissant ses talents littéraires, l'avait choisi pour être membre de l;i Société qu il rassemblait chez lui, depuis l'avait fait nommer à une place d'académicien honoraire, et \ ivaii a\ ce lui avec assez d'intimité. " On

uiouiul le 17 so[)l. I TTO, laissant uiu' l)cllf et iu)inl)reuse l)il)lio(lu'(Hio, âgé de (i2 ou (■>.'( ans. c< Ilavail é[)ousé tlêpiiis ((iiehjues mois ilemoiselle X. Béi;'in, ([u'il avait entretenue depuis près de tieule années. >>

1. (;lau(le-Maic-.\.nloiiie Varenne de ReosI, secrétaire eu eliel" des États de Boui';()gue, II. : 1700 iMilsaud). Né en 1722 \M«>rcure dij., p. 140, fils (le Jaeipies \'arenne, ilont le mémoire i I 702) fui Toceasiou d'une (luerelle fameuse entre le Parlemeiil de Dijon et les î^Ius; H. eu parlera jilus loin. Lui-même prit à celle lutte une part active. Ciorrespondaut de l'AcHtléinie royale des Sciences. Auteur d'une Inslrurlion conccrnanf les mûriers bhincs, l7o!l {La l'runce littéraire, 11, j). 322). il fonda à l'Argenlière le premier jardin botanique ([u'il y ail eu h Dijon [Mercure (lij., p. 140).

NOTES POUR SERVIR A l'iI1ST0IRI<: SECKÈTK 121

verra plus loin que « malgré cela il se laissa séduire par les llatleries lies ennemis de M. de HulFev : l'honneur dèLre le chef dun parti de sols el de méchants lemporta dans son esprit sur celui d'être honnête homme et bon citoyen. » '

Commissaires qui Iravai lièrent acec M. de Ruffey aux nouveaux slatuts :

MM. Michaut, Gelot et Chardenon.

'( Maurais sujets académiques » :

Les sieurs Haudot, Fournier et Guyot.

[Sur P'ournier, v. note 26.]

Raudot, originaire d'Avallon, médecin à Dijon, où d'abord « une aventure comique manqua à le perdre : la nièce du fameux Uameau, dont il était médecin, l'accusa de lui avoir lait un enfant elle traduisit en justice pour le forcer à l'épouser... » Il s'en tira avec de l'argent et épousa la fille du chirurgien .Amiol. <' 11 était souple et adroit; il en imposait au\ femmes et aux personnes peu éclairées par un air mystérieux, un étalage de mots scientifiques et un faux désintéressement. Il cachait son insuffisance par un silence prudent devant ses confrères et les personnes capables de le juger et de l'apprécier. Le président Uouhier fut une des victimes de son ignorance...

La conduite qu'il tint à l'Académie mit en é\idence son peu de talent... On y aurait même supporté sa médiocrité s'il n'y eût pas joint des prétentions, de la morgue et de l'insolence -.

1 . Guillaume-Efisabetli-Béaigne Bouillel, seigiicur d'Aiseioy et de la Bourlière, procureiu'-général ;» la Cliani})re des Coniples en 17i7 (Armoriai de fa Ch. des Comptes, p. 39ol, moii h Dijon 177.3 [Galerie hourg., et Y . Baudo( 24.3). H. : 1750 (Mifsand), cfiancefier de t'Acad. 1775, mort ta même année et reinpfacé par f'inlendant Uiipleix de Ducquencourl (Mifs. Noies et duc., [). 321;. Discours et mémoires cités dans fa Galerie houry., f, p. fO'.)-l 10. f.e [cr registre de fa Soc. fitl. rentf couqjle de son mémoire sur f'iiucienne clievaierie (fu te 12 juiffel 17o2) et d'un autre mémoire sur fe Lu.\e el tes lois sompluaires (20 février 17rj3j; if fail mention d'une « Ode sur fa calomnie » (23 janvier 53). Le t''' vof. des Mémoires de f'Acad. rencf eomj)le de ses disserlalions sur l'héroïsme des femmes el sur la grotte de fa Balme. Pour la liste compfèle des feclures el comininiical ions l'iiiles |);ir lui ii f'Acad., V. I^ Baudot 'J.

Page 1