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{(•fidémuiens .scnnc{nl{,sé!< pur le hruil el les dis/nilt'>> (/ne M. llitiii e.vcihut dans les Ms.scnihlées :
M"* (le (îliamhliiuc v. noie 531, d'Orgeux m. 5ôi el l.iircher. (AMui-L'i, « uMuil élé reçu à rAcadéniie. lui si scandalisé de liiidéceiiee de i-es disputes, arrivées aux deux séances où il assista, quil n'y a plus voulu retourner pendant plusieurs mois de séjour à Dijon ». Fils dun trésorier de France à Dijon, élevé par une mère dévole que dirigeaient les Jésuites, enfermé el réduit à sa légitime pour avoir composé contre eux une l'arce satirique, sitôt quil le put il vinl à Paris, où il se consola dans l'élutle de la littérature et de la philosophie. " Il y vécut dans la retraite, que son esprit naturellement mélancolique, aigri par la mauvaise fortune, préférait aux agréments de la société, et y acquit des connaissances qu'il résolut daller perfectionner en Angleterre. Pendant un séjour de plusieurs années, il s'appliqua à l'étude de la constitution politique, des mœurs et de la langue de ce pays. De retour à Paris, il enrichit la littérature par la traduction de
plusieurs ouvrages des meilleurs auteurs anglais Étant venu à
Dijon recueillir sa portion dans la succession de sa mère, il y vécut en philosophe et se concentraenlière'ment dans sa famille. M. de Rull'ey, (|ui connaissait depuis longtemps son mérite littéraire, l'engagea à grand'peine à s'associer à IWcadémie.
.M. Larcher avail de l'esprit el des talents, mais manquait entièrement de l'usage du monde, qu'il aurait pu acquérir dans la société, s'il n'eût poussé la misanthropie à l'excès. Il s'avisa indiscrètement d'écrire contre \'oltaire el de réfuter ses paradoxes historiques et théologiques dans un livre inliiulé >• Supplément à la philosophie de l'Histoire •>, imprimé eu 1767. \'oltaire dédaigna de lui répondre par des raisons, se contenta de le coidondre avec ses plus \ils ennemis et de l'accabler d'injures '. »
cadémic de Dijon ; donna à cède sociélé mu- ini[iii[sioii sficnlili(|ne touli' nouvelle ('lulcrip hoiir;/.. Il, |». 2()'>-20'.» \'. ihid., la liste de ses niénioires acad<;nu(|ues, publiés dans les Mrmoircs dp rAcKlrtnie de Dijon it. I-VI el de ses autirs ouvrages seienlili(|ues. Il a écrit aussi les éloges de Hameau 1766, in-8, v. Frniiri' lilfrrnin'. Il, |). iii , Legouz de Cu'rlaïul, Durey «le Noiiivillc. Son |)i()|)ic élo^i- par M. Mailly. .\. : ITTiC», P. : I76."t (Milsautl.
Nousaxoiis [>ailé dans noire Inlrodiic-lion p. xxx de son Uishtirp ih IWcnf/rvjije, pui)liér dans les Mrin. dr 1. [endémie, imi di'ux l'ois ,1761», p. i-xi.i, el 1774, |). i-vni . \'. la lislt' de so ii"-lnit's cl conimunit-alions ii rArailéniif, F. Baudot ;».
t. Pierre-lli'nii I, archer I72(1-I«I2, liU de lli-nii Laiilier, liésorier
NOTES FOUR SERVIR A i/fIISTOIRE SECRÈTE 139
« M. de Fontette, pendant les trois années de son exercice, n'avait pas même paru à l'Académie. » Aussi ne songea-l-on même pas à le continuer.
M. de Buffeij réélu vice-chancelier 1164).
« ... Les mécontents même étaient forcés de lui rendre la justice cju il méritait : on aurait toul détruit en ne le continuant pas dans les fonctions de la place de vice-chancelier. »
M. Fleiilelol de Béneuvre. directeur à ht place de M. Thomas.
"... Issu dune famille qui a fourni un maire à la \ ille de Dijon en lollJ... Il a fait voir qu'avec un esprit et un génie médiocre on peut devenir un grand magistrat... M. Fleutelot, né peu riche, ne trouva pas à se marier avantageusement ; quand sa fortune s augmenta, il était trop âgé pour v penser. Il avait vécu dans le monde, dont il avait goùlé les plaisirs, quoiqu'il v fût peu propre, ayant un air gauche et embarrassé, le ton pédant, la conversation peu amusante, l'esprit sans élévation et sans culture. La mort subite d'un de ses amis le détermina à se mettre dans la dévotion : il y porta son caractère petit et miiui-
«^énéral eu ITlii Armorinl de Ih (Jh. des Cuinph's, p. 478 . N. H. : 11 février 1763: H. N. R. : ['.\ iiov. 178J Milsandi. Savant helléniste, membre de l'Acad. des Inscriptions et Belles-Lettres :1778i; auteur de nombreu.\ ouvrages dont on Irouvera la liste dans la Galerie hourçj., II, p. 71-74. Cf. son Eloge par Dacier Mpin. de l'Acad. des Inscriptions, nouv. série, tome V). A notamment traduit de l'anglais : le Discours de Pope sur la pastorale : le Martinus Seriblerus de Pope et un discours de Swit'l (1755! ; les Observalions du médecin Pringle sur les maladies des ai-iuécs il755, réimpr. 1779) ; l'essai de Home sur le blanchiniLMit des toiles 1762 ; lessai de (Hiapuian sur le Sénat romain... Le Suppli'nienl à /:/ Philosophie de l'Histoire, dont parle Rulfey, est une réfutation (h- l;i Philosophie de l'Histoire de Voltaire ; paru en 17()5. Vollaii'e ri])osla [lar un pnuiplilct iuliluh'' : Défense de mon oncle : doù la Réponse h la défense de mon oncle i7(>7 . ^'. lii'n/r. univ., Michaud, tome XXIII, ci, pour les ■■ iiijurcs .. de N'oUaire, v. éd. lîeuchot, XV, 2: XXX. 70: XI. III, :!ll. .IIL ;{22, .j:!! : XLVII, :i62 cl suiv. : LXIV, 266, 271.
l il) lilCIlAlU» DK lu l'I'KV
tieiix h'-lait sujet à la prévention... 1mi parveiianl au doyi-niiL' du
Parleineiil il devint le chel" de IWcadémie : la suite de ces notes a|)[)i-ondra la condiiile qu'il y a tenue '. »
M. de HulVey axait écrit à M. lloin ■■ une lettre où il lui re|)n>cliait ses écarts et sa mauvaise l'onduite.... Que pouxait-on jn^er dans pareille all'aiie ? ou ne pij^e pas des laits, ou ne peut que les vérilier... >■.
87 {ii}4)
M. ili' I^ii/fei/ f'Hl prc.sciil ;< l'Acudéiuic d'un iiiéduillier.
« Il cultivait tlepuis longtemps la science des médailles. Il acheta en I732, à Paris, le médaillier du fameux Pont-Lucas, composé d'environ quinze cents médailles impériales de bron/e de tous les modules, qui lui coûta dix louis. 11 a depuis ce temps fait plusieurs acquisitions de médailles d'or et d'argent, d'une ct)llection de médailles des papes, provenant du cabinet de .M. le maréchal d'Estrées, de divers médaillons modernes en argent et eu bronze, d'une nombreuse collection de jetons, où la suite des maires de Dijon et celle des jetons de la province de Bourgogne est presque complète. M. de Hutley a joint à son médaillier une collection de monnaies de divers souverains de l'Europe. Ses médailles inq)éiiales en or proviennent en plus grande partie du cabinet (le M. de (^Jievaunes, fameux jurisconsulte de Bourgogne; M. Dislaii les lui vendit la somme de trois cents livres-. » Le médaillier oll'ei't à l'Académie est composé des médailles qu'il avait en double.
M M"'" la comtesse de Hochechouart joint la noblesse des sentiments aux axanlages d'une haute naissance... I']lle a nioutré ini goût dominant pour les arts et les sciences, qu'elle se plail à cullixer; elle s est principalement attachée à la physique et à l'histoire naturelle, dont
1. Cliiiidc l'iciilclnl ilf Méiu'uvie, coiisfillcr ;ni l'iultMiu-nl de Dijon en 17 IC, iiioil (loNcii cil i's:; Mi'ivun' (lij , j». I Td. Ci. iV-liloI, p. 214 . lue note inanuscrile de M. de .liiigiié Bihl. Dijon, l'. .Iiiigiié l',> ajoute qu'il lit [tartii- de la coiiiiiiission iiisliluéc en tTTI l'iulemcnl Miuipeou a\ee le titre de |)résitlciil ;i iioniu'l . l)iiiTlciir de lAcad. en 17112. I'. iiaiidol 2i3,
2. Il v('ii;i\jiil ciisii-oM l.tinii !•'. Hiiiitlol '.t, ;iit. niétlailles .
NOTES Pdl li Si:iiVIIi A LHISTOIRK SKCnÈTK 141
elle a formé à grands iVais un maguilique cabinet qui renferme des morceaux curieux dans lous les genres. Ayant fixé son séjour dans sa terre d'Agey, située à quatre lieues de Dijon, elle y a planté des jardins qui font l'admiration des connaisseurs '.
... M. de Ruffev aurait désiré associer M""' de Rochechouart à l'Académie, où elle aurait i)rillé par son goût et ses talents, et encore plus par sa générosité ; mais M. lévêque île Troyes, qui n"a jamais su rien faire à propos, lit le titii à celte compagnie de s'opposer à la réception de cette dame, disant qu'il ne convenait pas que son nom parût sur la liste des académiciens avec celui d'une femme : ce qui fit dire avec raison qu'il ne craignait les femmes qu'à l'.Académie. Il avait l'exemple de l'évêque de Bé/iers, prélat de mœurs régulières, qui n'a pas eu les mêmes scrupules pour la réception de M""' J>e Haute à l'.Académie de Béziers -. »
89 (196) Personnes doni M. de Hiiffei/ sut exciter In (/énérosi/é...
Il obtint des Elus de Bourgogne l'.Armorial des g-entilshommes de cette province qui sont entrés aux Etats (imprimé à Dijon par Defay, gravé par Durand ; rédigé par M"* de Courtivron, de Thésut et de Tournay, avec une préface du président de Brosses). Critique sévère de cet ouvrage : il est mal exécuté ; les listes qu'il contient sont informes et peu fidèles...
lia été question ])kis haut de M"" de Courtivron (n. .35) et de Tournay (n. 53).
1. Marie-GabrielK' de Pons-Praslin, veuve de Henri-Anne de Fuligny- Danias-Rochechouaii. Elle avait rassemblé dans sa propriété d'Agey (diocèse de Dijon, bailliage d"Arnay-le-Duci, dont elle avait elle-même dessiné les jardins, un cabinet d'histoire naturelle, le plus riche de la province. Morte en 1779 Courlépée, éd. 1848, IV, p. 49-50; Mercure dij., p. 287). Sa libéralité à regard de l'Académie (environ 600 médaillesj fut célébrée par François de Neut'château, son jeune protégé, dans les vers lus à l'Acad. le 1.-) décembre 1765 iMém. de FAcad., I, p. 357).
2. Nicole-Reine La Brière Le Faute il723-88'), femme de ,Iean-André Le Paute (1707-89, iiorlofjer du roi h Paris et auteur du Traité dllorlofjerip iil^"), suppl . 17G0j. Lu France Littérnire cile d'elle en 1769 une Carte de léclipsc annulaire du 1'^'' Avril 1764, avec l'explication (lue a l'Acad. de Dijon le 20 mai 17(')4, Heg. II, f. 114 ; divers mémoires lus à l'Académie de Béziers, cl dont les extraits ont j)aru dans les Mercureg ; une Table des longueurs des pendilles, dans le Traité d'Jlortt)i/ei-ie de M. Le Paute (p. 61- et 314).
L'évêque de Béziers, incinhic de I Acadc-niic de celle ville, étail M. de Hoiiuef'orl ihi'l.. \>. 62 .
I il! ItHIlAlili DF, lU l'TKV
« M. (le TliésLil... a de l'es|)ril, de l;i politesse el de l'usage du inonde ; dans sa jeunesse son air et son ton élaienl un peu trop maïuérés, mais l'àj^e a corrij^é ce défaut. Il a cultivé les Lettres avec succès et l'ail plusieurs traductions d'ouM'ages anglais utiles et agréables ; on lui doit une trafluction de lettres anglaises sur la minéralogie el la métallurgie pratique, de Dicderic l'Eric, imprimées à Paris in-l'ichez Durand en l'b'2. M. de Thésut a été de la Société de M. de iiuU'ev, où il a lu quelques ouvrages. Fait poin- être de l'-Académie de Dijon, on s'empressa de l'admettre dans ce corps en qualité d'honoraire ; comme il l'ait son séjour ordinaire à la campagne, il a peu assisté aux séances académiques et n'a pas même cinoyé d ouvrages... Longtemps amoureux de M'"" de Clugny, chanoinesse d'Alix ', il a eu la constance de l'épouser, malgré de fréquentes infidélités et la perle de sa beauté; il a fallu l'aire casser les vœux qu'elle a prétendu avoir été forcée par ses parents de prononcer - »
M. de Ruil'ey obtint encore des Klus « la grande carie de la Bourgogne en quinze feuilles, faisant partie de la carte générale du royaume de France dressée par M. de (^assini et autres astronomes et géomètres
de r.Académie des Sciences », et des magistrats municipaux " le
nouveau plan de leur ville, dressé par et gravé à Paris par I.,atré »,
(ornements de M. Le .loli>et ; carte de Dijon dressée par De Noinville, gravée par Inselin •'.
« M. Le Goux avait les qualités les plus grandes et les plus essentielles : il était bon citoyen, bon ami, bon parent el bon maître. 11 avait de la vivacité el de Tagrément dans Tesprit et de la noblesse dans les sentiments ; son bon cœur, peut-être Tenvie de briller el de mieux faire que les autres, le rendait généreux jusqu'à la prodigalité... » Mais, " né naturellement gâté et volontaire, lecommerce des femmes avait ache\é de le gâter entièrement : accoutumé à les dominer avec tyrannie, il voulait étendre son empire sur tous ceux qui l'approchaient