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voulu' se prêter à certains ;MTimj;enients ( >< la pi-obité n'est pas Ih vertu oriliiiitire des oTticiers des maîtrises »), cl M. de Marisy, j^raud niailre des eaux et lorèts en Bourgogne, " probablement de part avec lui dans toutes les friponneries qui se faisaient ». Interdit par ce derniei", il en appela au Parlement, cpii cassa l'ordonnance ; et M. de ( llianiprciiaul dut \cndre sa place '.
« Si le projet des conjurés a\ait pu réussir, l'Académie serait retombée dans le néant. Tous les gens de distinction l'auraient abandonnée pour n être pas présidés par un polisson... M. de KuU'ev sauva l'Académie comme Cicéron avait sauvé Home en découvrant la conjuration de Catilina. •■
« M. de /iu/fey alla roir... un des directeurs... »
]>'abbé Bureau de Livron, conseiller clerc au Barlemenl, directeur triennal de l'-Académie, > lionnèle homme et de bonnes uKuurs, mais d'un esprit des plus bornés, il était gri\'ois et gros plaisant et grand faiseur de mauvaises pointes dont il amusait la société, n'ayant rien de mieux à lui offrir.. . Il avait pris le |)arti de se conduire par les lumières de M. Fleutelot -... »
110 il>47)
f( Un des séducleurs de celui-ci. »
M. Bouillet (V. note 60 1.
1. Triilhud, .\ 1761; V. 177'.». Moil 1780 MUs-aïul, 1". Baudot 24:<. r. U)). Le t'"'' vol. (les Môni. de l'Acud. conlient de lui une « Disserlalion sur une nouvelle manière de faire les aimants artiticiels » (p. OG). M. Champrenaul (l'auteur du Mercure dijo/inais écrit ("haureiiaut) passa aux Iles vers 1777, devint procureur tlu roi dune sénéchaussée et de l'ainirauté de S'-I)oniiu^ue, et mourut vers 17S;i (Mercure dij., p. 107, uoleL
2. .Icau Léonard Bureau de Livrou, né eu 1705, chanoine di' l'église callu''(irah' de (ihalou-sur-Saône. Conseiller clerc I7V.'> l^es Marches, p. 64). MorI, sans doute, en I7r)!i et non l7i-">. comme l'impiime Des Marches^ : directeui- de l'.Xcad. eu 176."} F. Baudol Jl:!, 1'. ii'> ; et non I7()i, comme le dilMilsandi, remplacé eu I7f'>(i par (îaulliii-r Milsand, V'i/'->- <7 iliiriiinfiil.<. liste des dircdeurs).
NoiKs POUR SERVIR A I, HISTOIRE se<:ri:te 151
« [ n académicien donl il coii naissait la faiblesse. »
M. Chardeuoii. •■ M. Iloin I a\';iil sédiiil auLiiul par de beaux mensonges que par son ton important et impérieux. »
« f n (les plus zélés... « M. Gelot (v. acte 28).
c M. de Kull'ey... avait eu cpielque iles^ein de t'aireélire M. de Brosses chancelier, parce qu il avait reniarcpié (|u"il avait envie de lètre... Mais labsence de M. de IJrosses lohliijea de prendre un autre parti '... »
114 {/^Ô4) Quatre directeurs présents à l'assemblée :
M. Fleutelot, labbé de Livron, M. Colas et M. Rousselot.
M. Colas, avocat général, était " un homme troid, plat, l'ade et peu spirituel, qui passait une partie de sou temps à faire de la tapisserie et du tilet chez des bourgeoises... » Médiocre orateur, « il ne craint pas de piller M. Dag'uesseau et les autres écrits des grands maîtres ».
Assidu aux séances de l'Académie pendant la première année qu'il
y Fut directeur, « il s'ennuya de n y rien comprendre et cessa d'assister aux assemblées ordinaires ^ ».
M. Rousselot, maire de Dijon et en cette t|ualité cinquième directeur, avait succédé à M. Marlot. l'ils d un boui'geois gentilhomme, qu'on appelait le marquis Rousselot. et mari d'une lemnic chez, qui l'art gâtait les dons de la natui'e. " M. Rousselot tit peu parler de lui tant qu'il ne l'ut que maître des comptes ; mais le crédit de M. le
1. Le président rie Brosses deviendra vice-chancelier de l'Acad. en 1770. à la place <U' HuU'ey, cl chanceiiei' en 1772, à la [jUk-c de Poucrl ilc la Rivière.
2. Klienuc-Ilcnri (.olas 1 17;i2-179y;. .\vocaL général, 17.'».'{. t^iiiia dans les ordres en 1784 et devint doyen de Vézelay (Des Marches, [>. I7.'m. Il avail succédé, comme directeur, à Quarré de Quintin.
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comte rie \'icnne. amoureux de .sa femme, lui ayant procuré la place (le maire de Dijon, il cul lociasion de développer ses talents, d'avoir des vues utiles et de les remplir à la satisfaction du public ». Hstimé (lu prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, <■ il obtint la place utile de secrétaire des Etats de Hour^joene '».
Rcclnmatinn des directeurs conire les nnureaux statuts.
l/.Vcadémic s'en trouva bien. « En abolissant les nouveaux statuts, ils mirent lAcadémie dans l'heureuse nécessité d'en refaire d'autres, beaucoup plus avantag-eux à cette compagnie et |)resque destructifs de l'autorité des directeurs... »
Proposition partiale el captieuse décidée en fareur de la cabale.
Il s'agissait de diminuer le nombre des voix contraires à M. Michaut. C'est ainsi ipie tes voix de MM. Picardet frères-, et celles de MM. Maret. oncle et leveu, ne furent comptées que pour deux voix...
t. Nicolas-Claude Housselot, maître ordinaire à la Chambre des Comptes depuis 1745, vicomte-mayeur de 176."^ à 1770; secrétaire en chef des Etats de Bourgogne en 1770. .\fprcure dij., p. 170, note; cf. Arnwriat de h Ch. des Cunijites, p. 277.)
2. Claude PicardeC né à Is-sur-Tille en 1727, conseiller à la Table de marbre à Dijon ; .V. : I7.".<»; P. : 176t iMilsand). C'est lui (|ue Voltaire voulu! faire passer pour l'auteur du Droit du Seit/neur, cpiand il eut renoncé à faire endosser à Legouz la paternité de cette comédie v. les lettres à Daniilaville, 24 août 17G1, el à d'Argental, 7 septembre; il écrit dans celle dernière : <■ .l'ai demandé à M. de la Marche » (le président Kyol de la Marche, dont Legonz était parejiO <> le nom de <pielques académiciens (le Dijon mes confrères ; il m'a nommé un Picardet. Picardet me parail mon alTaire. .le veux (pie Picardel soit routeur du Droit du Seigneur. Picardet est mon homme ! Voici donc la préface de Picardet ; puisse-l-elle amuser mes anges! ■) (éd. Beuchol, LIX, |>. 5011. .V l'Académie de Dijon il lut nolamincnl un Poème géorgi(jue, en six chanis, sur les Fleurs, el un mémoire, imprimé dans les Mthn. dv l'Acad., l. Il, p. \'M : Considérations sur les f'ioti's où l'on enseii/ne l'urt ilu tlessin '.\0 jiùWvi 1707). Enfin en 1784 il fut nommé direcleiir du Jardin l)otaiii(|iie E. Haudol 24;<, f. lill.
Henri-Claude Picardel, né à Dijon en 1728, chanoine Ac l'église S;iiiil- .lean ; A. : 17:i0; P. : 1 7 »■..■] ; V. : 17H(i Milsandi. Écrivil piusifurs ouvrages sur l'éducation Dijon, I7f)tiel l7(i;V; snn llisloin- di-!< drii.r .\l>d;don(/nirs est un roman moral ilesliiic ;> i'instniclioii de !:i jciniessc. Avait cnlrepris /,•(
NOTKS POUR SERVIR A LMISTOIRK SPXRF.li; 1 o3
Un directeur, ami de M. Michaut :
M. RoLisselol.
Il 1/ eut six voi.r pour M. Michaut : MM. Rousselot, Bouillet, Hoin, (jiiyot, Raudot et Fournier.
" M. Michaut n'osa se montrer pendant plusieurs jours : son aventure... fit lamusenient de toute la ville : on ne l'appela plus que le président Michaut... On le chansonna malignement... » '^Suivent trois chansons, qui plurent, dit R.. par leur naïveté et leur vérité, et qu il commente avec complaisance : nous n'avons pas les mêmes raisons de leur être si indulgents.^ « Il parut une autre plaisanterie ingénieuse au sujet des troubles de l'Académie, qui caractérisait parfaitement ceux qui les avaient excités. Klle était intitulée : Extrait des observations météorolog'iques faites par l'Académie de Dijon en l'année 1764 : V'ents qui ont soufïlé contre l'Académie :