‹ Histoire Secrète de l'Académie de DijonChapitre 11 sur 52 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Gros de Boze (1680-1753), secrétaire perpétuel de l’Académie des [nscriptions dès 1706, successeur de Fénelon à l’Académie Française, garde du Cabinet des antiques en 1719.

bonnes dissertations (sur des sujets de médecine), quelques règlements utiles, l'effort qu’elle fait pour se créer une correspondance étrangère, voire pour introduire les Belles-Lettres dans le plan de ses études !, ne suffisent pas à remédier aux vices de sa constitution et, pour parler le langage du président de Ruffey, à briser toutes les « entraves qui l’'empêchaient de prendre l'essor ».

Elle n’a bientôt que trop lieu de s'en apercevoir. Voici que l'abbé Goujet, dans son Supplément au Moréri, révèle sans indulgence au public les imperfections des statuts de Pouffier, approuve la démission des rebelles, insinue que Buffon ne veut pas qu’on sache qu'il est académicien de Dijon, — et, pour comble de malheur, voici qu'elle-même fournit des armes à ses adversaires en couronnant les « paradoxes » de Rousseau.

Grâce à Ruffey, nous connaissons à présent le nom de l'académicien pensionnaire qui avait proposé le sujet du prix de 1750. Du portrait peu flatté qu'il trace de Gelot retenons seulement que celui-ci était de naissance modeste, avait eu des débuts pénibles, « manquait de principes, ne respectait aucun rang, ne connaissait aucun égard et d'autre loi que sa volonté * ». Au demeurant, un esprit faux *. Nous savons d’un autre côté, par Claude Micault, qu'il fonda à Dijon un petit concert bourgeois d'où les gens de qualité étaient exclus ‘. Enfin les discours qu'il lut à l’Académie en séance publique étaient, prétend Ruffev, « de véritables compilations, sans méthode, sans style et sans goût ».

Quant à la commission chargée d'examiner les manuscrits, elle comprenait trois honoraires : Lantin de Damerey, Derepas, et Léaulté, et quatre pensionnaires : Gelot, Fromageot, Guyot et Perret *. Or parmi ces membres de la classe de Morale un seul avait, semble-t-il, assez de perspicacité pour pouvoir mettre ses

confrères en garde contre un choix dangereux. Mais le portrait

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